Rappel des ravages de la polygamie en France et de son coût exorbitant...

Publié le 7 Août 2013

1 homme, 4 femmes, 46 enfants

A Bobigny, Fanta Sangaré accompagne des familles polygames dans leurs démarches, longues et ardues, de "cohabitation". Une volte-face culturelle et matérielle.

Par le JDD

Avec ses quatre femmes et ses 46 enfants, Adama (1) était un homme heureux. Ce quinquagénaire, capable de réciter dans l’ordre les prénoms de sa descendance, régnait sur son pavillon de banlieue. Entre les cinq chambres de la maison, "la vie s’organisait comme elle pouvait", confie-t-il au téléphone. D’abord agent d’entretien, il a cessé de travailler quand le montant des allocations familiales est devenu suffisant pour nourrir son monde (2). Dans le village du nord du Mali où il a grandi, on parle de sa réussite avec admiration. Il voudrait que ça continue. Il n’a donc pas donné d’écho particulier au bouleversement qu’il vient de connaître : deux de ses femmes ont déménagé, une troisième songe à les imiter. Elles sont engagées dans une "décohabitation", le terme administratif qui désigne la sortie de la polygamie.

"Il nous a fallu dix ans pour en arriver là", raconte Fanta Sangaré, énergique présidente de l’Association des femmes relais de Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Sa première rencontre avec Adama a eu lieu à la demande des services sociaux. Avec les autres ménages polygames qu’elle accompagne, le point de départ fut comparable: des enfants attirent l’attention d’une assistante sociale ou d’un enseignant ; mais leurs parents fuient les institutions et ont toutes les peines du monde à parler français. Difficile de les aider.

Il se trouve que tous sont originaires du Mali. Fanta Sangaré aussi. L’ancienne institutrice de brousse comprend les digressions en soninké, les confidences en bambara. Elle discute, apprivoise. Entend la fierté du mari, les disputes des coépouses, la fatigue des enfants. Les réveils à pas d’heure pour prendre une douche avant l’école. Le ballon d’eau chaude toujours vide. La queue devant la porte des WC. Les repas pris chacun son tour. Les devoirs faits dans la cage d’escalier. Les lits partagés. Le bruit permanent. L’absence d’intimité. Fanta Sangaré écoute ces histoires qui se ressemblent toutes. Puis elle rappelle la règle de la République : la nécessité de rompre avec la polygamie pour obtenir un renouvellement des titres de séjour. Effroyable perspective pour ceux auxquels on a toujours enseigné que cette tradition était un idéal d’organisation sociale doublé d’une exigence divine. Il s’agit de mariages traditionnels arrangés, célébrés un été "au pays", où l’amour ne s’est pas toujours installé, mais tout de même: "Quitter son mari est impur", rabâchent les femmes. "Dieu n’a pas demandé que vos enfants soient entassés à vingt dans une même chambre", réplique alors Fanta Sangaré.

Semaine après semaine, l’idée fait son chemin. Jusqu’au jour où les femmes s’approprient le désir d’avoir leur propre logement. En signe de bonne foi, elles doivent le chercher dans une autre commune. Les mains retenant son voile noir et violet, Aminata raconte les trois années de démarches qui lui ont été nécessaires pour régulariser sa situation. Elle a quitté La Courneuve pour Bobigny avec ses quatre plus jeunes enfants. Lorsqu’une épouse part, la honte s’abat sur son mari. "Sa femme a volé son pantalon, maintenant il porte le pagne!", entend-il dans son dos. Adama préfère ne pas y penser. Il prend désormais le RER pour honorer les mères de ses enfants. Une décohabitation hypocrite? "Bien sûr, admet Fanta Sangaré. On nous reproche aussi de créer des familles monoparentales. Mais si ça aide les enfants à s’épanouir et les femmes à devenir autonomes, ça vaut le coup."

Ces femmes, en effet, n’ont jamais vécu seules, n’ont jamais eu d’emploi ni géré de budget. Elles ne savent pas se servir d’une carte bancaire ni remplir un chèque. C’est leur mari qui touchait les allocations familiales, payait les factures et faisait les courses. "Elles ont toujours été infantilisées", insiste Fanta Sangaré. "C’était très compliqué au début de vivre chez moi", confirme Salli, jeune maman de huit enfants. Elle a laissé son mari à sa coépouse et est devenue femme de ménage. Pour être tout à fait "comme les autres", elle essaye de perfectionner sa maîtrise du français. Les mystérieux "couvre-lit", "hippocampe" et "igloo" qu’elle découvre au cours d’alphabétisation lui donnent l’impression d’être encore loin du but. Mais ses amies lui connaissent un nouveau sourire.

(1) Les prénoms ont été modifiés.
(2) La Caisse d’allocations familiales verse 441,48 € par mois pour quatre enfants de moins de 20 ans, plus 158,78 € pour chaque enfant supplémentaire. Soit 1.394 € pour 10 enfants, 2.981 € pour 20 enfants, 4.569 € pour 30 enfants, 6.157 € pour 40 enfants. Sans compter d’éventuelles aides au logement.

Mathieu Deslandes

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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lombard 08/08/2013 10:21


bonjour


HONTE A GISCARD DESTAING QUI A PERMIT TOUT CELA.....ON DEVRAIT LE CONDAMNER....

ange 07/08/2013 22:49


BRAVO  POUR HENRI


UNE HONTE !!!


DANS MA VILLE CHAQUE JOUR JE ME CROIS EN AFRIQUE


ILS NIQUENT ET ENGROSSENT LEURS NEGRESSES  PUISQU'ILS NE BOSSENT PAS, ILS ONT DU TEMPS LES MAMADOUS!!!!

FAIVRE G. 07/08/2013 18:33


Aider ces femmes à devenir autonomes ? Encore une fois, elles deviennent indépendantes mais avec l'argent que nous devons leur donner... La présidente nous indique, q'une des 4 femmes travaille.
Et les deux autres qui elles aussi ont obtenus un logement indépendant, travaillent-elles ? Moi, ce que je vois c'est qu'il va falloir  financer 4 logements au lieu d'un. La polygamie est
interdite, donc ces femmes devraient être renvoyées dans leur pays.La sur-population est une énorme menace pour la terre, et ce mec a 48 enfants... En France, à ce rythme là, nous allons être
submergés par les musulmans... Le plus triste, c'est que ce qui nous gouvernent, tous les associations des droits de l'homme, nous obligent à les prendre en charge, alors que nos droits sont de
plus en plus restreints...

DURADUPIF 07/08/2013 15:20


Ce qui se passe à Mayotte...ahurissant. le boubekeur qui y va encore de sa sornette sur la pseudo stigmatisation (encore) des imbéciles voilées dans les Universités de France...jusqu'à quand ?

henri 07/08/2013 12:03


1° solution : supprimer les allocs !


2° solution : ablation des cocougnettes !


Pas d'accord le momo ? 


RETOUR AU BLED !


Les vieux qui ont travaillé toute leur vie ne touchent pas autant !

@ 07/08/2013 11:35


Ce ne sont pas les Socialistes qui ont gouverné à peine plus de 7 ans en 50 ans.. qui sont responsables de cette gabegie française, gabegie inconnue chez les autres peuples d'Europe et surtout
ceux qui ont réussi mieux que nous...( mais perdu les guerres par l'intervention des Nations extra européennes...qui nous ont sauvé la mise deux fois...)


Les Français sont des nuls. ils se sont biren battus quelques fois; (70,14-16 et mai 40) mais comme des brouillons désordonnés et brasses-bouillon incurables...la masse s'étant planqué derrière
Maginot...
Cela continue. Et la Droite est responsable de la situation. Les socialistes sont simplement ENCORE plus crétins...et ça n'est pas peu dire...! 

L'EN SAIGNANT 07/08/2013 11:12


Il y en a MARRE de cette COLLABORATION RUINEUSE et de PAYER CES DÉSOEUVRÉS QUI PASSENT LEUR TEMPS À NIQUER LEURS FATMAS .... pour ALIMENTER le PARC des VOYOUS DÉSOEUVRÉS QUI, À LEUR TOUR ..... !
! Pourquoi l'état français nous oblige-t-il à FINANCER cela .? NUL, DEPUIS De GAULLE N'A JAMAIS VOULU VOIR CELA ET PRIS LES MESURES EN CONSÉQUENCE POUR ÉVITER CETTE "INVASION QUÉQUETTE" .!