Rappeurs: le député Michel "Raison" des Hauts de Saöne se ridiculise en rase campagne.

Publié le 1 Août 2011

Dans la rubrique des faux-culs, le Député des Hautes de Saône, Michel Raison fait fort. Il met sur le dos de son attaché parlementaire des propos considérés par lui comme une connerie.

Bref, d'un commentaire intelligent et de bon sens de ce député, il le transforme en défaite et en courbette devant la pression des chiens de garde de la bien pensance. Lamentable comportement.

Ce député qui "ne se souvient plus de cette question" se sent obligé de dire "qu'il est anti raciste né" sans se demander pourquoi les rappeurs peuvent eux, être racistes de naissance ou non d'ailleurs. Il va même plus loin dans la déchéance en affirmant qu'il n'est pas de la "Droite Populaire" qui sent mauvais depuis que le MRAP s'en est pris à celle-ci j'imagine.

Droite molle/Gauche/Bien pensance, même combat. Voilà donc un exemplaire type de ces  députés qui me font honte.  Je met en lien  (ICI) des exemplaires des douceurs que nous abreuvent les artistes-poétes rappeurs.

Je vous communique également pour l'équité, l'article jouissif de Rue 89 (Le MONDE) qui nous relate cette pauvre histoire affligeante pour tous ceux qui ont une autre idée des représentants de la nation.

Gérard Brazon

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Rue 89

Mardi, Michel Raison, député UMP de Haute-Saône, appelait le ministère de la Culture et de la Communication, à censurer « certains groupes de rap issus de l'immigration ».

Les réactions n'ont pas tardé. « Je suis un peu vexé », proteste Michel Raison. « Moi qui suis un antiraciste né… »

Contacté au téléphone, il fait machine arrière : il s'agissait d'une « mauvaise formulation » et même d'une « connerie ».

« C'est mon assistante de Paris qui l'a remise en forme »

Quand les appels se sont mis à pleuvoir, dans son bureau de Luxeuil, ville de 9 000 habitants dont il est maire depuis 2008, l'agriculteur dit avoir été surpris :

« Je ne me souvenais même plus de la question. Elle sort aujourd'hui mais j'ai donné mon feu vert en juin. C'est mon assistante de Paris qui l'a remise en forme. Je lui avais dit que lorsque des paroles de chansons excessives venaient d'un groupe issu de l'immigration, ça n'avait pas le même impact que lorsqu'il s'agissait de Français très marqués à droite qui proféraient des propos racistes. Au final, j'ai relu la question trop vite. La formulation est mauvaise.

J'assume et je comprends qu'elle soit mal comprise. Mais je maintiens ma question sur le fond : ce sont les paroles que je vise. »

 

Les mots « rap » et « groupes issus de l'immigration » disparaîtront

Dans sa nouvelle question à venir au Bulletin officiel, les mots « censure », « rap » et « groupes issus de l'immigration » disparaîtront :

« J'enlève le mot “ censure ”, parce qu'il est impossible d'interdire. Pour le reste, je sais qu'il y a certains groupes qui ne font pas de rap et qui tiennent aussi des propos excessifs. »

 

Aucun nom de groupe ne sera donc cité :

« Je ne suis pas trop spécialiste des musiques actuelles. Je ne connais pas le nom des groupes. »

 

Une vidéo postée par le riverain Autist Reading rappelle qu'en 1980, le chanteur Renaud faisait rimer « Où est-ce que j'ai mis mon flingue ? » avec « Et votre république, moi, j'la tringle ». Le député « désapprouve » : « C'est quand même grave. »

Dans la vie de tous les jours, Michel Raison « écoute assez peu de musique » :

« J'aime bien le classique. A Luxeuil, on a eu des Hollandais qui nous ont donné des concerts magnifiques. C'était de la musique un peu religieuse, des pro qui tournent dans des campings. On a aussi un festival de musique baroque. Le rap en lui-même ne me dérange pas. »

 

Le maire a accueilli des rappeurs, « des gens très corrects »

Ses enfants n'écoutent pas de rap, « ils ne sont pas très musique non plus ». De fait, le rap « ne hante pas [les] nuits » du député : « Mes sujets de prédilection sont plutôt l'économie, l'aménagement du territoire, l'emploi. »

Pourquoi le député s'est-il aventuré sur ce terrain ?

« On est représentant des citoyens. Il y en a un certain nombre agacés par ces paroles excessives. Ils viennent nous voir, nous envoient des mails. Quand on finit par en avoir un certain nombre, on pose une question écrite. C'est comme ça que c'est venu. »

 

Le fait d'avoir reçu « quand même bien 40 ou 50 mails » n'empêche pas le maire d'avoir accueilli des rappeurs à Luxeuil-les-Bains l'année dernière, « des gens très corrects » :

« On n'a eu aucun problème, hormis des problèmes de bruit. Mais cette année, on a fait venir Nolwenn [Leroy], c'était le clou du festival, et on a eu des problèmes de bruit aussi. »

 

Du rap à Luxeuil-les-Bains

Il raconte le festival de hip-hop Urban Liberties :

« Au concert de rap, j'y suis allé, moi [il lit le programme du festival et énumère péniblement les noms des rappeurs, ndlr]. Je suis même monté les voir sur scène. C'était pas que pour les saluer, c'est parce qu'on donne des accords pour des horaires et […] j'étais aller les voir sur scène pour leur dire : “Quand même, les gars, tachez de pas trop dépasser.” » (Ecouter le son 

 

Mohamed Benchagra est employé par la mairie pour diriger la MJC de Luxeuil. Il est l'organisateur du festival de hip-hop :

« En Haute-Saône, il n'y a pas vraiment de scène hip-hop. Il faut aller dans les départements limitrophes, en Lorraine ou dans le Doubs. »

 

« Surpris » par la question de son député, il préfère y voir « une faute d'inattention » :

« A Luxeuil, il y a une population immigrée qui est venue travailler dans des entreprises de fabrication de meubles. Aujourd'hui, certains jeunes issus de l'immigration ressentent parfois une discrimination à l'embauche. »

 

Citant l'affaire du député Grosdidier (qui a porté plainte avec 201 parlementaires contre neuf groupes de rap en 2005), le directeur de la radio Générations, Bruno Laforestrie, rappelle que « des groupes d'extrême droite font souvent pression sur leur député au niveau local » et entrent dans le débat en utilisant le rap.

Michel Raison admet :

« Il est sûr que les gens qui nous envoient ces mails ne sont pas des gens d'extrême gauche. 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

Commenter cet article

saluki 01/08/2011 18:13



Jusqu'où nos politiques vont-ils descendre ????


Voici le mail que je viens d'envoyer à ce député. si vous voulez en faire autant, voici son adresse : mraison@assemblee-nationale.fr


 


Monsieur le Député,

Votre reculade est lamentable...
Oui, bien sûr, il faut censurer les groupes de rap qui chantent la haine des "faces de craie",  "baisent les céfrancs", appellent à tuer les flics, ou encore "niquent la France"...

Etre "antiraciste" autorise-t-il à accepter ces insultes contre notre nation, ces menaces contre les "blancs" qui la peuplent,  ces appels aux meurtres des
policiers  ?

Puisque vous appréciez ce type de discours, vous trouverez quelques morceaux choisis en suivant le lien suivant :
http://puteaux-libre.over-blog.com/pages/Racisme_antiblancs_des_Rappeurs_Ou_sont_le_MRAP_SOSRacisme-3469192.html


Je ne vous salue pas, Monsieur le Député.
Pour que je le fasse, il faudrait que vous ayez  le courage d'assumer vos opinions et que vous ne pratiquiez pas la démagogie (synonyme = le politiquement correct) à outrance
!


 



Francis CLAUDE 01/08/2011 16:27



merci Gérard vous avez fouillé sue ce bon député leche/babouches que je vous avait signalé il y a quelques jours c'est comme je l'ai deja dire un futur a........tonre



island girl 01/08/2011 15:51



Je dirais HYPOCRITE ...



Marie-Claire Muller 01/08/2011 14:52



Ou c'est de la connerie ou c'est de la lâcheté et de la démission j'opterai pour les deux derniers qualificatifs!!