Jean Luc Mélenchon: remettre des pendules à l'heure... par Gérard Brazon

Publié le 15 Avril 2011

Monsieur Jean Luc Mélenchon homme politique «à gauche toute» mérite d’être regardé de plus près : il se pourrait qu'il ne soit pas le meilleur représentant des "prolos" peut-on entendre de ci de là. 

 

Qu'en dit Wikipédia?

        Jean-Luc Mélenchon, né le 19 août 1951 à Tanger au Maroc, est un homme politique françaisdéputé européen et co-président du Parti de gauche. Élu local de Massy puis du département de l'Essonne à partir de 1983, il est élu sénateur de l'Essonne en1986 et réélu en 1995 et 2004. Il est ensuite élu député européen dans la circonscription Sud-Ouest en 2009.

          Jean-Luc Mélenchon est ministre de l'Enseignement professionnel de 2000 à 2002, sous le gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin. Au Parti socialiste, il fait partie de l'aile gauche jusqu'au congrès de Reims de novembre 2008, date à laquelle il quitte ce parti pour fonder le Parti de gauche (PG). Au départ président du bureau national du Parti de gauche, il en est actuellement le co-président, aux côtés de Martine Billard. Le 21 janvier 2011, il annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2012.

          Ses revenus sont loin d'être du même niveau de ceux qu'il prétend défendre. Pour autant, serait-il impossible d'être insensible à un environnement social parce que vous avez de bons revenus? Jean Jaurès n'était pas un ouvrier non plus que je sache!  Ni même un pauvre.  Même s'il était issu d'une famille modeste. C'est surtout une affaire de sensibilité et du sentiment que l'on se fait de la justice sociale et la justice tout court d'ailleurs.

      Je me méfie toujours de ces raccourcis qui vous classent en fonction de votre situation sociale. Mais il n'empêche que lorsque l'on vit très à l'aise, il doit être difficile de véritablement réaliser la situation pécuniaire de l'autre. Ce qui est gênant c'est de prendre la posture du chevalier blanc, du politique qui lave plus blanc que blanc. C'est en cela que Jean Luc Mélenchon est dérangeant. 

                 Aujourd'hui, il est Député européen depuis 2009 comme représentant du Sud Ouest : Indemnité parlementaire 7665 euros + indemnité de frais 4202 euros + indemnité de «subsistance » 298 euros par jour + frais divers téléphone , avion , SNCF,  etc.

Total mensuel estimé: 20 000 euros.

que dirait-il, s'il ne gagnait que le SMIC même si tous les frais de représentation étaient pris en charge. (Costumes, transport, restauration).

                 Il a été Sénateur et non comme je le lis sur des mail qui passent en même temps Député européen. On ne peut être représentant national et européen fort heureusement.

                En tant que Sénateur, il gagnait un petit peu moins. Comme quoi, l'Europe a du bon même pour les élus qui ne l'aime pas. Indemnité parlementaire7065 euros + indemnité de frais de mandat 6100 euros + indemnité de frais de subsistance100 euros par jour + frais divers telephone , avion , sncf  etc.

Total mensuel estimé:  17 000 euros.

           Pas de quoi non plus pleurer. Plus de 100 fois ce que gagne un Smicard. Ce qui ne lui interdit pas bien sûr de taper sur l'épaule du "camarade". 

            Bien entendu, tout cela ne prend pas en compte les rentrée diverses et variées comme les droits d'auteur. Cela dit, pour les toucher ses droits, il faut éditer. La question que pourrait se poser un camarade lambda est : comment ce représentant très occupé, peut-il écrire des livres et être partout alors qu'il est un élu surchargé de travail et de dossiers au service du peuple ? 

          Pourquoi cet article, pourquoi j'écris cela? Simplement parce que si l'on souhaite être crédible, il ne faut pas diffuser des écrits excessifs comme de celui que je reçois régulièrement sur Jean Luc Mélénchon. A à savoir qu'il serait à la fois Député ET Sénateur.

         Pour ma part, je considère que Jean Luc Melenchon est dans la posture. Je ne crois pas du tout à sa sincérité de prolétaire. C'est un homme d'appareil qui, bloqué dans ses ambitions au Parti Socialiste, essaye d'émerger ailleurs. Il crache sur l'argent des riches mais vit très bien du système politique et capitaliste. Il est inutile d'en rajouter.

        Tout ce qui est excessif est contre productif. Les français ne sont pas totalement idiots. Ils voient la qualité du tissu de ses costumes, de ses chaussures. Il est une caricature et ne ressemble pas au peuple qui souffre. Qu'il aille vivre dans les cités ouvrières, se lève tôt le matin, descende des étages parce qu'il n' y a plus d'ascenseur. Celui-ci étant détruit par les jeunes du quartier. Qu'il prenne le bus en rasant les murs, puis le métro. Qu'il se fasse brûler sa voiture payée à crédit. Il ne suffit pas de faire semblant un peu comme Maurice Thorez (Patron du PC ) qui mettait une tenue d'ouvrier avant d'aller haranguer la foule ouvrière aux portes des usines. Cela au moins, Mélenchon ne le fait pas.

       Il ne suffit pas d'injurier, parler comme un vulgaire pour faire peuple. Le peuple n'est pas vulgaire.

Gérard Brazon


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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berger_sophie 15/04/2011 21:53



Mélenchon est un charlot, un guignol de l'extreme gauche.


Qui dit n'importe quoi pour faire parler de lui


Au fait, pourquoi, d'après la bien-penseance de gooooche, l'extrême gauche est-elle plus fréquentable que l'extrême droite?



island girl 15/04/2011 17:59



Bien dit Gérard !



gertrude 15/04/2011 15:14



Oui Bon article !


C'est pas comme çi l'UMP était représenté par des avocats d'affaire et que le FN par une fille de millionnaire...


 



Gérard Brazon 15/04/2011 16:08



Vous avez raison! C'est un fait. Nicolas Sarkozy est avocat et Marine Le Pen n'est pas fille d'ouvrière non plus. Mais une fois dis celà... Font-ils dans l'outrance comme le fait Mélenchon? Après
c'est le jeu politique! Vous les élisez ou non. Vous les croyez ou non. Pour ma part, je fais plutôt confiance à un chasseur, un cultivateur pour manger plutôt qu'à un lièvre qui se prend pour un
chasseur ou un poireau qui se prend pour le jardinier.



royil 15/04/2011 13:22



Bon article Gérard. Mais combien empoche-t-il réellement par mois ? Il serait bon que les SMICARD le sachent






Gérard Brazon 15/04/2011 14:58



I. – L’INDEMNITÉ PARLEMENTAIRE


1. Les différentes composantes de l'indemnité


L’indemnité comprend trois éléments : l’indemnité parlementaire de base, l’indemnité de résidence et l’indemnité de fonction. L’indemnité parlementaire de base est
fixée par référence au traitement des fonctionnaires occupant les emplois les plus élevés de l’État. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus haut des
fonctionnaires de la catégorie « hors échelle ».


En outre, les parlementaires reçoivent, par analogie avec le mode de rémunération des fonctionnaires, une indemnité de résidence. Celle-ci représente 3 % du montant
brut mensuel de l’indemnité parlementaire de base.


À ces indemnités vient s’ajouter une indemnité de fonction égale au quart de leur montant.


Depuis le 1er juillet 2010, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :


- Indemnité de base 5 514,68 €


- Indemnité de résidence (3 %) 165,44 €


- Indemnité de fonction (25 % du total) 1 420,03 €


Soit brut mensuel 7 100,15 €


Sur le plan fiscal, l’indemnité parlementaire de base majorée de l’indemnité de résidence, à l’exclusion de l’indemnité de fonction, est imposée suivant les règles
applicables aux traitements et salaires.


2. - Les retenues sur indemnités


Il s’agit, pour l’essentiel, de prélèvements obligatoires liés aux assurances sociales.


Doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues :


- cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 218 €


- contribution exceptionnelle de solidarité : 56,80 €


- contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 550,97 €


- cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,57 €


Soit net mensuel, 5 246,81 € .


1. – Les frais de mandat et de secrétariat


Les députés bénéficient d’une indemnité représentative de frais de mandat dont le montant est revalorisé comme les
traitements de la fonction publique. Depuis le 1er juillet 2010, le montant mensuel de cette indemnité est de 6 412 €
brut.


Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Au 1er juillet 2010, le montant
mensuel du crédit est de 9 138 €.


En cas de non emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe
politique pour la rémunération d’employés de ce groupe.


2. – Les facilités de circulation


- Pour les déplacements sur l’ensemble du territoire national par voie ferroviaire, l’Assemblée nationale délivre à tous les députés qui
en font la demande une carte nominative qui permet l’accès gratuit :


. À l’ensemble du réseau SNCF en 1ère classe ;


. Aux prestations de couchage (couchettes et voitures-lits), liées aux déplacements à l’intérieur des frontières de la métropole.


- S’agissant des déplacements à Paris et dans la région parisienne, l’Assemblée dispose d’un parc d’une vingtaine de voitures avec
chauffeur que les députés peuvent utiliser, dans la mesure de leur disponibilité, pour leurs déplacements liés à leur mandat parlementaire et effectués à partir du Palais-Bourbon dans Paris ou à
destination des aéroports. Ces véhicules sont également employés pour les déplacements des délégations officielles et les déplacements imposés par les travaux législatifs. En outre, l’Assemblée
nationale fait appel aux taxis parisiens lorsque le parc n’est pas en mesure de répondre à toutes les demandes des députés. Les frais afférents aux déplacements en taxis effectués par les députés
dans Paris ou à destination des aéroports parisiens et directement nécessités par l’exercice de leur mandat parlementaire sont remboursés dans la limite d’un plafond annuel, sur présentation des justificatifs de dépenses. Enfin, sur demande du député, l’Assemblée
nationale fournit une carte nominative lui donnant l’accès gratuit au réseau de transport parisien de la RATP.


- S’agissant des déplacements aériens, l’Assemblée nationale prend en charge chaque année :


. pour les députés métropolitains :


- 80 passages entre Paris et la circonscription lorsqu’elle est desservie par une ligne aérienne régulière ;


- 12 passages pour toute destination hors circonscription, en France métropolitaine.


. pour les députés d’outre-mer :


- un crédit annuel égal, pour les députés des départements d’outre-mer et de Mayotte, au coût de 26 passages en classe « club-affaires » entre Paris et la
circonscription et, pour les députés d’outre-mer élus dans une collectivité du Pacifique, au coût de 16 passages en première classe entre Paris et la circonscription ;


- 8 passages pour toute destination en France métropolitaine.


 


2. - Les retenues sur indemnités


Il s’agit, pour l’essentiel, de prélèvements obligatoires liés aux assurances sociales.


Doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues :


- cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 218 €


- contribution exceptionnelle de solidarité : 56,80 €


- contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 550,97 €


- cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,57 €


Soit net mensuel, 5 246,81 € .


Sommes toutes en brut:


7 100,15 brut + 6 412  brut + 9 138 € = 22650,15€.


Pour les députés mis au chômage !


L'allocation d'aide au retour à l'emploi (AARE), est un dispositif spécifique d'assurance chômage à l'instar de
ce qui existe pour les salariés du secteur privé, les députés ne relevant pas, en effet, du régime des Assedic.


Ce dispositif d'allocation comporte cinq caractéristiques :


Cette allocation peut être versée aux députés non
réélus à la recherche d’un emploi, ce qui exclut les fonctionnaires et tous ceux qui ont retrouvé un emploi. De plus, ne peuvent en bénéficier que les personnes
âgées de moins de 60 ans.


La durée de versement est limitée à 6 semestres (3 ans) au maximum.


L’allocation est dégressive : montant maximum égal à 100 % de l’indemnité parlementaire le
1er semestre (5.514,68 euros), puis 70 % (3.860,28
euros) le 2ème semestre, 50 % (2.757,34 euros) le 3ème semestre, 40 %
(2.205,87 euros) le 4ème semestre, 30 % (1.654,40 euros) le
5ème semestre et 20 % (1.102,94 euros) le 6ème semestre.


L’allocation est différentielle : sont déduits de son montant tous les revenus que peut percevoir l’ancien député (mandats
locaux, revenus du patrimoine, etc.).


L’allocation est financée uniquement par les cotisations versées chaque mois par les députés en exercice (27,57 euros), donc sans recours à un financement public.


L’allocation servie aux députés
est en outre moins avantageuse que celle versée aux cadres chômeurs, puisqu’elle est dégressive et différentielle.


À la suite des élections de juin 2007, une trentaine d’anciens députés ont bénéficié du dispositif durant le 1er semestre d’application du régime, à
l’issue des élections de juin 2007 (de juillet à décembre 2007) ; 15 en ont bénéficié durant le 2ème semestre (de janvier à juin 2008) ; 9 durant le
3ème semestre (de juillet à décembre 2008) ; 4 durant le 4ème semestre (de janvier à juin 2009) ; 2 durant le
5ème semestre (de juillet à décembre 2009) et plus aucun député n'en bénéficiait au 1er juillet 2010.


 


Source Assemblée Nationale