Reconquête républicaine : depuis 1968 une contre-révolution nous a fait sortir de la République. Par Pascal Olivier

Publié le 2 Décembre 2013

Cette association ne se veut pas contre mais pour des idéaux. Elle se veut en lutte contre l'islam mais pas seulement. Il y a des luttes que l'on ne peut pas éviter comme l'abandon de nos valeurs venant du tréfond de la France. Cette France ne commence pas en 1945, pas plus qu'en 1789. Cette France nous vient de nos Rois, de nos Empereurs et autres Républiques. Cette association souhaite défendre notre civilisation sur tous les plans. L'islam est notre ennemi certes, mais aussi tous ceux qui, au nom de l'Europe, du mondialisme, cherchent à anéantir 1500 ans d'Histoire.

Gérard Brazon

Pour toute infos adressez-vous à : reconquete-républicaine@orange.fr 

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Naissance ou renaissance ? Les fondateurs de Reconquête républicaine réunis il y quelques jours en Assemblée générale constitutive se sont donnés pour objectif de promouvoir et de défendre l’héritage républicain français.

Par Pascal Olivier (cofondateur de Reconquête-Républicaine)

«Reconquête» parce que la République n’est plus. Il y a 45 ans (1968) une contre-révolution réussie déguisée en révolution nous en faisait sortir, en même temps qu’elle nous faisait sortir de l’Histoire et nous pressait de goûter aux délices de Capoue sociétaux venus d’outre-Atlantique. Exit Michelet et le roman national, bonjour Frisco et sa Gay Pride ! L’instruction civique est supprimée des programmes scolaires dès 1969 par Edgar Faure.

Sujets du Saint-Empire néo-libéral, il n’était plus guère utile de préparer les futurs citoyens à exercer leur pouvoir souverain. La démocratie sera suspendue un certain 4 février 2008 à Versailles. « Ce que l’individu gagnait en liberté, le citoyen n’allait-il pas bientôt le perdre en fraternité ? Et les citadins, en égalité ? Derrière une Love Parade ouverte à tous les exclus, des free parties sans interdits, se faufilaient, sans mot dire, le trader, l’insatiable show-biz et le tout-à-l’ego.» (Régis Debray). Les barricadiers allaient fournir le personnel de la cléricature gaucho-libéralo-anomiste, un goupillon sans dieu prescripteur spirituel de l’inversion des valeurs vertueuses.

Mais à tout goupillon son glaive. C’est l’islam qui en fera office. La mondialisation sous égide américaine commence en 1945. Le 14 février de la même année est scellé sur le Quincy un Yalta américano-salafiste. Le leadership régional de l’Arabie séoudite devient  «intérêt vital» des Etats-Unis. L’Oncle Sam a sacrifié les chrétiens d’Orient sur l’autel de ses intérêts et réserve aux Européens un sort similaire. Le retour du califat n’est plus de l’ordre de la fiction.

Barack Obama dans son discours du Caire et par deux fois le département d’Etat nous ont fait des remontrances nous reprochant nos lois contre le voile islamique. Les Etats-Unis qui cherchent par tous les moyens à nous imposer la Turquie ont contribué à la création d’un Etat musulman au cœur de l’Europe, la Bosnie, plaque tournante du jihad et ont favorisé une influence islamique et turque jusque sur les rives de l’Adriatique. Il s’agit de recréer une séparation entre le protectorat ouest-européen et le monde orthodoxe slave pour empêcher le continent européen libéré du mur de Berlin de devenir un acteur stratégique indépendant.

«La République, notre Royaume de France» écrivait Charles Péguy, cette quatrième dynastie de France (qui se confond avec le peuple) a réussi ce qu’aucune autre avant elle n’avait réussi, même durant les croisades.

Avec le cri de Valmy, « Vive la nation ! » elle a éclairé le monde. Elle a indirectement mis fin au califat (632-1924) et contribué, beaucoup plus directement, à l’établissement d’Etats-nations, véritables hérésies au regard de l’islam. Auparavant seuls les Mongols, pas encore islamisés, avaient pu suspendre le califat durant deux petites années par la prise de Bagdad en 1258.

La magnifique bataille de Lépante (en Grèce, aux confins des golfes de Corinthe et de Patras), au cours de laquelle nous avons brillé par notre absence, occupés que nous étions à nous lier d’amitié avec la Porte et à nous entre-tuer en France dans d’interminables guerres de religion, n’a même pas permis la libération de la Grèce. On ne l’a même pas envisagée ou imaginée alors que la défaite ottomane permettait de pousser jusqu’en Orient et de délivrer Constantinople, Antioche, Jérusalem et Alexandrie !

Il a fallu attendre que le souffle de la Révolution nous donne la victoire au Pont d’Arcole et à Rivoli (Première République) et que les sept îles ioniennes, possession de Venise,  deviennent trois départements français de Grèce pour donner le la à ce qui permit de mettre fin à cinq siècles de souillure ottomane en Grèce.

L’islam est un messianisme politique guerrier à prétention universelle (cf. E.M Gallez) qui ne ne peut être combattu que par un autre messianisme à vocation universelle. Seule l’idée de nation (à la mode française, donc républicaine et révolutionnaire) a pu en avoir raison. Le christianisme (qui nous est cher) ne joue pas dans la même cour avec «Mon royaume n’est pas de ce monde» ou «Il faut rendre à César….». Le Père Lelong n’avait-il pas déclaré à Jean-Pierre Péroncel-Hugoz : «Je préférerais voir les chrétiens du Liban morts plutôt que de savoir qu’ils on dû tuer leur prochain pour survivre»  !

La laïcité (loi de 1905) n’est pas non plus très efficace parce qu’inadaptée à une «religion» plutôt séculière et sans grande spiritualité. En revanche l’islam est un danger mortel pour la laïcité. C’est ce qu’ont compris nos amis René Marchand et Pascal Hilout, «L’islam n’est pas un culte ou une Eglise au sens où nous l’entendons» (RM), «Face à la question islamique, la laïcité n’est d’aucun secours» (PH). Le mariage musulman par exemple n’est pas autre chose qu’un mariage civil concurrent.

Il convient ici de dénoncer les pseudo-républicains qui facilitent le travail de sape de l’islam en prétendant que la laïcité est la séparation du sacré et du profane alors qu’elle n’est que séparation des Eglises et de l’Etat. Ces scélérats  dénient ainsi à la République toute dimension sacrée et transcendante, ce qui revient à la délester de toute valeur ordonnatrice et de communion.

«Si l’égalité des citoyens existait dans la cité grecque ou dans la République romaine, elle laissait de côté les métèques et les esclaves. C’est le christianisme qui a donné à l’idée de l’égalité cette force propulsive universelle qui existe aussi dans l’Islam, mais l’égalité des musulmans ne vaut que dans « l’Oumma » alors que c’est la Révolution française qui a laïcisé l’idée chrétienne en disposant que tous les Hommes, partout, naissent libres et égaux en droit.» (Jean-Pierre Chevènement).

Cette oumma a vocation à se confondre avec la terre entière. La souveraineté appartient à un dieu législateur et non pas au peuple. Voilà qui tranche singulièrement avec l’article III de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 : «Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.» Il n’est pas étonnant que par la Déclaration du Caire de 1990 l’OCI (ONU confessionnelle dans l’ONU composée de 57 Etats islamiques) ait au nom de la charia, répudié la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 constitutive de l’ONU.

Contre l’ordre impérial mondialisé américano-salafiste, il nous faut défendre la France et au delà l’ancien monde grec et romain avec son prolongement orthodoxe et catholique ainsi que les Lumières qui sont à la fois prolongement-dépassement du christianisme et retour aux sources antiques. On a accusé les auteurs des Lumières de semi-pélagisme comme on a jadis accusé les moines provençaux de la même hérésie, preuve s’il en fallait qu’il s’agit du même corpus civilisationnel. Car si l’Europe n’est pas un peuple et pas une nation, elle est une civilisation, merveilleuse alchimie de Rome, d’Athènes et du christianisme. Sous la soutane il y a la toge aime à rappeler l’ami Gérard Couvert. Lorsque Gramsci affirme que la France est plus l’héritière de Rome que l’Italie, il ne fait pas autre chose que de laïciser l’idée que la France est la fille ainée de l’Eglise. «Fille de sainte Geneviève et de Diderot» écrit Régis Debray. «Un peuple qui égale l’humanité et une nation à laquelle on peut s’attacher par l’esprit et par le cœur aussi fortement que par les racines» écrit Emmanuel Lévinas.

Au printemps dernier le magnifique peuple français a manifesté son intention d’entrer à nouveau dans l’histoire. Un anti-68, une contre-révolution a-t-on claironné sans percevoir qu’une contre-contre-révolution est une révolution. Par une ruse de l’histoire nous sommes entrés en période révolutionnaire par le truchement de l’opposition à une loi «sociétale» (passée en force), chère à la cléricature du Saint-Empire néo-libéral. Le peuple français révolutionnaire et anticlérical est de retour !

Ceux qui se parent des atours de la République pour mieux nous aliéner sont des «républicains de papier», usurpateurs et rentiers de la République. La mystique républicaine, disait Péguy, c’était quand on mourait pour la République. La politique républicaine, c’est quand on en vit.

Laissons un moment la parole à François Furet et à Mona Ozouf qui, bien que disant la Révolution finie, discréditée et vaincue, écrivaient : «Il arrive pourtant à nouveau qu’on use du mot République comme d’un mot-programme, d’un mot combat supposé réveiller et galvaniser les énergies. Se dire républicain, c’est alors bien plus que donner son assentiment au régime (…) C’est dans un monde hédoniste, individualiste, menacé d’engourdissement civique et de platitude, manifester son attachement à un modèle de participation politique et d’intégrité morale (…) C’est célébrer la communion sociale et poursuivre la critique du libéralisme si centrale dans la politique française».

La France est soumise, humiliée, martyrisée, sacrifiée, remplacée. Il faut la libérer, la décoloniser, reconquérir les places de sûreté islamiques, notre souveraineté culturelle, monétaire, budgétaire, la démocratie, bref la République. La reconquête est en marche, le peuple s’est levé et va bientôt annoncer au monde le retour de la France !

Pascal Olivier  http://blog.pascalolivier.fr/

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Pour toute infos adressez-vous à : reconquete-républicaine@orange.fr

Pour infos, les fondateurs sont:

Josyane Solari, Marie Françoise H, Louise Monnier, Micky Looz, Pascal olivier, Gérard Couvert, Henry Afonso, Thomas L, Gérard Brazon, Franck Bernard

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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ESSYLU 04/12/2013 08:45


Force est de constater que la république,  qui s'oppose à la royauté,  reconstitue au fil du temps les déviances de cette dernière


Actuellement notre république n'est pas démocratique puisque les islamo-marxistes la transforme en régime totalitaire avec une démocratie parlementaire manipulée comme au plus beau temps de
l'URSS, le démocratie directe  Suisse me paraît relever du simple  bon sens paysan et fonctionne


je n'ai pas encore lu le dernier ouvrage de Ch. TASIN sur la république mais connaissant l'esprit de la dame  je crains d'être une fois de plus en opposition avec cette dernière comme quand
j'ai relevé son incohérence entre théorie du genre/ mariage pour tous

L'EN SAIGNANT 02/12/2013 16:24


Les ricains sont de fieffés salauds qui en 39/45 ont attendu le parachèvzement de notre mise à plat par Hitler activement accélérée par leurs bombardiers pour venir "nous sauver" .!. C'est ce qui
leur a permis d'usurper le titre de libérateurs pour abreuver leurs industries de "reconstruction" .... Ce "petit commerce" recommencerait-il  avec  le Chancelier Turque .?