Religion: La fête de l'aïd est une manifestation de la barbarie.

Publié le 23 Novembre 2010

               Voici un texte que je trouve joliment écrit et qui raconte la fête de l'aïd vu d'une famille musulmane et en l'occurrence kabyle. Un récit tout cru, sincère qui prend en compte les réalités, la compassion, la bêtise humaine, la jalousie, l'ignorance, les croyances, bref, toutes ces choses dont l'homme d'ici et d'ailleurs, au plus profond de lui-même, est pétries. C'est par un travail sur lui-même, une connaissance de l'autre, une libération nécessaire du joug exercé par les religieux, le milieu social, la famille et sur soi-même que l'homme évoluer. Mais le peut-il finalement si l'homme est avant tout un animal social obéissant aux groupes et aux meneurs de troupeaux qui souvent les ont porté a se faire égorger eux-mêmes. Nos sociétés occidentales n'ont pas échappé à cette damnation originelle. Ce que le marquis de Rivarol, philosophe du 17 ème) avait résumé en une phrase: Les peuples les plus civilisés sont aussi voisins de la barbarie que le fer le plus poli l’est de la rouille.

           Alors oui cette fête à certainement des racines culturelles profondes dans l'âme de ces peuples du Moyens Orient et au delà. Mais doit-elle s'étendre sur notre territoire aux coutumes différentes mais au moins aussi anciennes. Doit-on faire de la place à une coutume jugé barbare par tous les occidentaux, répugnante par sa monstruosité, par l'énormité du massacre par milliers si ce n'est par millions d'un animal qui a juste le tort d'avoir été impliquer dans une vieille histoire venant du fin fond des âges. Une histoire, une parabole  racontant qu'un viel homme, Abraham, voulant obéir à un Dieu, failli égorger son propre enfant. Ce Dieu joueur, manipulateur, sadique au fond, voulait s'assurer que le vieil imbécile avait la foi.

Cette histoire, ce conte pour d'autres, cette croyance pour un milliard de musulmans abouti à un vrai massacre indigne de l'humanité. Nous devrions nous, occidentaux, informer, proposer, interdire, accompagner, expliquer, au moins chez nous, que cette coutume EST barbare. Que nous avons su abondonner et transformer d'autres coutumes violentes retraduites sous formes de fêtes comme dans certains carnavals. Si des hommes, des citoyens pensent que non, il faudra bien qu'il nous explique pourquoi et certainement pas au nom d'un Dieu dans notre république laïque.

Gérard Brazon

 

par Daamghar | de Kabyle.net

L’Aïd-el-Adha, le bien nommé pour certains ou le mal nommé pour d’autres, vient de se clôturer et repart pour un autre cycle d’une année. Certains lui souhaitent un bon départ avec un heureux retour et l’espoir qu’il les trouvera parmi les vivants et d’autres lui souhaitent aussi un départ mais sans retour.

Fête musulmane par excellence, elle est censée représenter un accomplissement d’une foi de ses disciples par les retrouvailles conviviales, les pardons, les recueillements dans les joies et parfois dans les tristesses de n’avoir pas pu satisfaire aux obligations qu’elle impose. Ces obligations sont multiples et anodines pour les aisés mais astreignantes et ruineuses pour les défavorisés. Entre autres obligations des habits neufs pour toute la progéniture et un mouton.

Aux temps d’aujourd’hui différentes lectures peuvent se faire sur ces fêtes de l’homme venues des nuits des temps ténébreux.

Egorger ou saigner un animal restera toujours une pratique qui n’honorera jamais l’homme.

Les bien-pensants s’évertueront à crier et à dénoncer ces rites barbares mais supplieront, dans un dernier et pathétique abandon, pour que les animaux qui garniront leurs banquets soient tués gentiment !

Le mouton de jadis, en Kabylie, était bien accueilli. Il permettait de la viande à profusion pour des gens démunis de cette denrée durant presque toute l’année. Et aussi saler une bonne partie de ce mouton-providence. Cette salaison permettait à toutes les familles kabyles de faire face aux invités en leur offrant un plat de couscous garni de viande. Et comme il faut préserver dans la durée cette rare et onéreuse denrée, on l’économisait au maximum en mettant dans la marmite juste le nombre de morceaux égal aux invités sans oublier le père. Les enfants et les femmes mangeront en derniers les bouts de viande que le père et les invités laisseront dans le plat en arguant, sans duper personne, qu’ils n’ont plus faim.

Du sang qui coule après un égorgement, il y en avait et nous, les enfants, nous assistions à ce rite sans aucun état d’âme.

Nous suivions les étapes de dépeçage de l’animal en trépignant d’impatience et en salivant aussi. Le père arrivait aux moments tant attendus qui étaient de sortir du ventre du mouton les tripes, le foie, le cœur et les intestins. La maman ou la sœur ainée préparait le kanoun et veillait à ce que des braises tapissent sa surface. Et le foie encore chaud était jeté sur ces braises.

Mettre un morceau de foie dans la bouche d’un enfant faisait oublier la mort qu’il avait fallu donner pour que s’accomplisse ce plaisir. Les parents veillaient, impartiaux, à ce que chacun ait son morceau en triturant entre les doigts un bout de foie pour le dernier né. Leurs regards s’emplissaient de fierté et d’attendrissement en constatant que toute leur progéniture se gavait du foie d’un mouton égorgé et dont le sang avait coulé dans des rigoles qui ne finissaient pas de s’étirer en rougeoyant la terre.

Ceux qui n’ont pas eu les moyens d’en égorger un, se tapissaient dans leurs coins en évitant les regards des enfants qui revenaient en courant et en annonçant innocemment que tel a suspendu dans la cour de sa maison un énorme mouton. Alors l’homme ordonnait à la mère de jeter dans le kanoun des morceaux de viande achetés la veille au marché. Il insistait pour qu’elle en mette beaucoup jusqu’à l’extinction des braises. C’était pour satisfaire ses enfants disait-il mais en réalité c’était surtout pour enfumer tout le voisinage.

Cette nuit, les enfants se coucheront tôt. Ils auront le ventre bien rond, baveront et ronfleront un peu plus que d’habitude. Le père, le portefeuille vide, se rapprochera de sa femme qui repoussera le dernier bébé plus loin de la couche parentale. Ils s’enlaceront, la conscience tranquille, feront l’amour et la femme sera engrossée d’un bébé qui naîtra à la prochaine grillade du foie d’un mouton que la mère triturera entre les doigts et qu’elle mettra dans la bouche angélique dans un geste initiatique à la chair animale.

L’être, humain par excellence, grand prédateur sur terre, pourra tuer même les dieux qu’il a su si bien créer pour justifier ses prédations mais ne pourra jamais tuer la déesse de la faim.

Egorger, assommer puis égorger, ouvrir la veine, tirer une balle et bien d’autre méthodes… tendent tous vers la satisfaction animale de l’homme qui est de tuer et de se repaître de ces chairs de vivant.

Tuer pour manger suit l’homme depuis qu’il existe sur cette bonne terre.
Et, parait-il, cet homme fut cannibale avant de se rabattre sur les chairs des animaux…

Daamghar

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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