Rencontre historique entre Oskar Freysinger et Geert Wilders à La Haye.

Publié le 21 Juin 2011

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C’est la première fois que les deux leaders se rencontraient. Pourtant, très peu de médias étaient présents pour couvrir la rencontre, et pour cause. Les menaces qui pèsent sur les deux hommes, et surtout sur Wilders, avaient empêché la tenue de cette rencontre en Suisse. Grande nouveauté : les deux responsables politiques n’ont pas principalement parlé d’islam, mais de démocratie directe, de liberté d’expression, d’Union européenne et d’Europe des patries. Le début d’une coalition européenne ? 

Nous arrivons à la Haye un peu en avance sur l’horaire, afin d’avoir la meilleure place possible parmi les journalistes présents. Nous nous dirigeons de la gare au Binnenhof, le Parlement hollandais, et arrivons finalement un peu tard, les meilleures places sont déjà prises par de nombreux journalistes armés d’appareils photo et de caméras ! Je demande à la dame qui s’occupe de l’organisation où nous pouvons nous installer, mais elle me dit que la presse française n’est pas accréditée… Je lui réponds que c’est impossible, nous avons eu toutes les confirmations possibles, mais elle insiste, alors qu’elle ne connaît même pas le nom de notre média. En fait, il s’agit de la réception du Président de Hongrie, nous sommes donc au mauvais endroit ! Elle nous indique la 2ème chambre du Binnenhof, plus moderne, où la rencontre entre les deux hommes doit avoir lieu. Nous demandons à une personne à l’accueil d’un autre bâtiment s’il s’agit de l’immeuble que nous recherchons. Quand nous prononçons le nom de Wilders, il lâche son stylo et nous dit “Geert Wilders ? Mais c’est l’homme le plus protégé du pays ! Il est impossible qu’il vienne ici cet après-midi, je serai au courant!”. Nous continuons donc notre chemin, et tombons enfin sur la 2ème Chambre du Binnenhof.
Là, nous passons sous les rayons X, puis nous sommes pris en charge par plusieurs agents de sécurité, qui nous demandent de laisser un maximum d’affaires dans un coffre-fort. Nous patientons dans le hall, mais à notre grande surprise nous ne sommes que quelques journalistes et quelques photographes. Où est la grande presse ? Où sont les télévisions d’Europe ?
En fait, nous l’apprendrons pendant la conférence de presse, Wilders et Freysinger ont délibérément privilégié les médias indépendants, les deux seuls à filmer sont Politically Incorrect, un site indépendant allemand, et Enquête & Débat ! Quant aux journalistes radio, il n’y en a aucun, et la presse est représentée par un correspondant du Temps, Richard Werly (qui mentira effrontément en écrivant dans son article qu’il n’y avait “aucune caméra” dans la salle), un autre du Telegraaf, et un journaliste de Zürich. Paradoxal, pour une rencontre de cette importance, et le sentiment d’avoir fait partie des rares témoins d’une scène mémorable.
Richard Werly joue les donneurs de leçon avant la conférence, en expliquant doctement à ses confrères présents que la maison d’Oskar a été incendiée il y a 2 ans (alors que c’était en 2002), puis en expliquant que la démocratie directe n’est pas importante en terme de pouvoir. Comme il n’y avait pas de caméra dans la salle selon M. Werly, il ne verra pas d’inconvénient à ce que nous diffusions ce petit échange avant l’arrivée des deux hommes politiques :

Les deux hommes ne s’étaient encore jamais rencontrés publiquement, mais ils incarnent tous deux la pointe avancée de la lutte contre l’islamisation de leur pays, d’une part, et pour une démocratie plus directe et moins oligarchique. Il en sera d’ailleurs beaucoup question lors de la conférence de presse, et l’on peut dores et déjà constater l’influence d’Oskar Freysinger sur Geert Wilders. Les deux hommes se sont fait connaître à l’international par leur combat contre l’islamisation, mais Freysinger défend surtout son modèle de démocratie directe, qu’il souhaiterait voir s’étendre à toute l’Europe. Wilders est donc amené sur ce terrain par le Suisse, mais on constate une grande proximité des deux responsables politiques sur des thèmes majeurs :
liberté d’expression : ils sont tous deux favorables à l’instauration de l’équivalent du 1er amendement américain sur le sol européen
Union Européenne : ils sont tous deux favorables à sa chute, et soit son remplacement par une Union limitée comme en 1957 (Wilders a parlé d’un seul commissaire et des politiques nationales totalement indépendantes), soit carrément sa suppression
démocratie directe : plus de référendums, voire quand c’est possible mise en place de la démocratie directe
islam : stopper l’islamisation de l’Europe, tout en respectant les musulmans en tant que personnes
médias : grand espoir dans Internet, qui permet de contourner les grands médias établis qui les diabolisent et déforment systématiquement leurs propos (comme ce journaliste du Temps en a une fois encore fait la démonstration).

La différence de style évidente entre les deux hommes masque en réalité une proximité forte sur le fond, qui se traduira sans doute à l’avenir par la création d’un projet commun plus large et ambitieux, dont nous venons certainement de voir la naissance. Des rendez-vous ont déjà été fixés : en septembre, où Freysinger recevra Wilders en Suisse cette fois, en Allemagne le 3 septembre, pour un meeting des différents partis amis en Europe, et en octobre pour l’élection des conseillers nationaux suisses (dont Oskar Freysinger).

 

La Haye ce 9 juin 2011.

Texte de l’intervention d’Oskar Freysinger lors de sa rencontre avec Geert Wilders en Hollande à la Haye le 9 juin 2011

Cher Geert Wilders, mesdames et messieurs des médias,

D’abord, je voudrais exprimer toute mon admiration pour le courage exemplaire dont fait preuve Geert Wilders dans son combat contre l’intégrisme islamique.

Je voudrais également dire mes regrets de n’avoir pas pu organiser la conférence prévue dans ma commune à cause d’un président socialiste qui a cédé à la peur devant une simple demande de quelques islamistes d’organiser une manifestation pacifique et qui, en annulant le contrat de location de la salle, a violé le droit à la liberté d’expression et de réunion inscrit dans la Constitution suisse.

Je suis donc venu ce jour à La Haye pour démontrer que l’on peut bien nous priver, Geert et moi, de salles et d’un d’auditoire, mais que personne ne pourra nous empêcher de nous rencontrer, de partager nos points de vue et d’unir nos forces pour combattre la doctrine liberticide de l’islam.

Puisque Geert Wilders n’a pas pu venir à la montagne, c’est la montagne qui aujourd’hui vient à lui.

Ce que les autorités nous disent de plus en plus souvent se résume dans la phrase : « Taisez-vous, ce sera plus sûr pour tout le monde ».

Ainsi, les esprits critiques, anticorps essentiels d’une société, sont neutralisés. La menace et la violence triomphent. L’Etat de droit n’étant plus en mesure de défendre ses principes fondamentaux, la situation rappelle de plus en plus celle de la République de Weimar. Faut-il vraiment que l’histoire se répète et que par la lâcheté de nos autorités nous fassions le lit d’un nouveau totalitarisme ?

Quoi qu’il en soit : Je puis vous assurer que Geert Wilders viendra un jour en Suisse. Et je sais déjà comment m’y prendre pour que ça ne puisse pas être évité.

Si j’accepte d’apparaître aux côtés de cet homme  accusé en justice de délit de vérité et condamné à mort par les intégristes musulmans qui le salissent, c’est qu’au contraire des médias qui le salissent pour brouiller son message, j’ai attentivement écouté et lu ce qu’il explique depuis des années :

Jamais il n’attaque les musulmans en tant que personnes. Son unique cible est le dogme islamique, dont les musulmans sont les premières victimes.

Il s’inquiète de voir la société hollandaise être prise en otage par une idéologie qui, peu à peu, remet en question les fondements du siècle des lumières et de l’Etat de droit.

Il condamne l’augmentation des actes de violence contre les femmes, les juifs, les homosexuels et les musulmans se convertissant à une autre religion ou se laïcisant.

Ses inquiétudes sont les miennes. Ses critiques aussi. Ne pas s’ériger contre ces dérives, c’est faire preuve de lâcheté et d’hypocrisie, deux attitudes qui invitent la barbarie à se réinstaller en Europe.

Un troisième volet qui me tient à cœur est le désir d’esquisser, pour l’Europe, un modèle de gouvernance appelé à remplacer l’UE actuelle, dont les jours sont comptés.

A ce système dépassé, bureaucratique, centralisateur et anti-démocratique, nous opposons une confédération d’Etats européens, une Europe des nations libres et souveraines, construite depuis la base de la société par des citoyens responsables. Dans une Europe de ce type, les citoyens seront directement impliqués dans la gestion des affaires publiques par la démocratie directe.

Voilà pourquoi je sillonne l’Europe. Voilà pourquoi je viens aujourd’hui en Hollande discuter avec Geert Wilders. J’espère que notre échange qui suivra cette CP nous permettra d’avancer dans ce domaine.

Oskar Freysinger
Conseiller national

 

 

 


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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