Repentance pourquoi? XIXe-XXe siècle, l’Algérie française par François Préval

Publié le 2 Novembre 2012

La meilleure façon de déconstruire les culpabilités que la gauche et les faux-culs de la droite molle ont mis en place, pour les uns et laissé faire pour les autres, c'est notre Histoire.

La bien pensance aime se battre la coulpe, aime se revêtir des habits des bourgeois de Calais. Les tenants de cette bien pensance remettent chaque jour les clefs de notre civilisation à l'islam. Le plus souvent, c'est par habitude, par lâcheté, par bêtise. Les plus nombreux, par ignorance et inculture. Et puis il y a cette frange gauchiste qui déteste la France et vomit tout ce qui touche à la Nation. Les mêmes qui portaient les valises du FLN servant à acheter des armes pour tuer nos soldats de France. Les mêmes qui protestaient contre les tortures de poseurs de bombes mais ne disaient mots sur les victimes des bombes. Ils étaient du PC mais aussi de cette gauche bien pensante écoeurante. Alors entre les masos, les imbéciles et les salauds il y a l'histoire de cette Algérie. Merci à François Préval.

Gérard Brazon

XIXe-XXe siècle, l’Algérie française

D’abord limitée à Alger et à ses environs immédiats, la conquête française va se prolonger dans l’arrière-pays. Les années 1830-1837 voient la conquête du littoral et de Constantine, tandis que la période 1839-1847 est caractérisée par les campagnes contre l’émir Abd-El-Kader et sa soumission finale. Une ultime campagne en 1854-57 permet la soumission des tribus kabyles de Lalla Fatma N’Soumer. Dès lors, les principales campagnes militaires françaises en Algérie seront essentiellement des pacifications, comme celle réprimant la révolte des Mokranis en 1870-71. Le Sud du Sahara ne sera complètement pacifié qu’en 1902 avec la capitulation des derniers chefs rebelles. Mais les Français ne se contentent pas de conquérir l’Algérie, ils tâchent également de l’administrer. Ce sont d’abord les militaires qui se chargent de cette tâche, par le biais des Bureaux Arabes créés en 1844. Le statut de l’Algérie change en 1848 : de colonie, elle devient territoire français et est découpée en départements. C’est également à partir de cette période qu’elle devient une colonie de peuplement, avec notamment l’arrivée des révolutionnaires de 1848 et des opposants au coup de force de Napoléon III en 1852, tous déportés en Algérie. Ils seront rejoints après 1870 par des Alsaciens et des Lorrains désireux d’échapper à la tutelle allemande. On verra également venir des colons originaires d’Espagne, d’Italie et de Malte. Sous la IIIe République, le pouvoir est transféré aux fonctionnaires civils et une vraie politique de francisation est entreprise. C’est surtout sur le plan du développement économique et des infrastructures que la France va réaliser son œuvre la plus remarquable. Un grand soin est apporté au développement de l’artisanat, des industries agro-alimentaires, des industries chimiques et de la métallurgie. Le travail continu apporté à ces différents domaines a donné des chiffres impressionnants : ainsi, dans les années qui précédaient la guerre d’indépendance, l’Algérie produisait plus de 27 000 tonnes d’acier, plus de 480 000 tonnes de ciment et plus de 280 000 tonnes de briques. Pour ce qui concerne les voies ferrées, la construction du réseau démarra en 1859 avec la ligne Alger-Blida pour s’étendre sur 1 365 kilomètres. En 1940, le réseau était passé à 5 015 kilomètres. Le réseau routier avait atteint 54 000 kilomètres, dont 31 routes nationales, à son apogée, avec un parc automobile de 100 000 véhicules. Le symbole de cet enrichissement de l’Algérie par l’action de la France demeure la plaine de la Mitidja à Boufarik (photo), qui servira de cadre aux célébrations du centenaire de l’Algérie française en 1930. Déserte, cette région fut entièrement irriguée et cultivée par les Français pour devenir l’un des plus grands terrains agricoles du pays, produisant notamment le quart du vin algérois en 1930 ! Face à un tel investissement de la France métropolitaine, la question se pose alors de savoir si l’Algérie a rapporté financièrement à la France. Jacques Marseille a parfaitement démontré l’inanité du cliché de la métropole exploitant jusqu’à la sève sa colonie, calculant qu’entre 1830 et 1900, la France investissait près de 5 milliards de francs pour seulement 12 milliards de chiffres d’affaire de commerce extérieur alors que l’étranger pouvait en obtenir 6 milliards sans frais. De même, il démontre que l’extraction du pétrole saharien à partir du milieu des années 1950 risquait de coûter d’avantage que de rapporter, y compris dans circonstances optimales. Il apparaît donc évident que, loin d’être une bonne affaire, l’Algérie a coûté beaucoup à la France et qu’en aucun cas, elle ne fut pillée par cette dernière. De manière attendue, les centres urbains s’étendent et la population augmente. Après une stagnation autour de trois millions jusque dans les années 1890, la population arabo-musulmane augmente rapidement, passant environ sept millions à la veille de la guerre, tandis que la population européenne, après une forte croissance entre les années 1860 et 1880 (de 200 000 à 800 000), se stabilise à un peu plus d’un million jusqu’en 1954. On peut donc difficilement parler de génocide, sauf à faire preuve d’ignorance ou de malhonnêteté, concernant les populations arabo-musulmanes d’Algérie durant la période coloniale française.

 

1954-1962 : la réalité de la Guerre d’Algérie 

Lorsque le 1er novembre 1954, les dirigeants du Front de libération nationale (FLN) lancent l’insurrection, ils ne sont qu’une poignée (moins d’une centaine) et ont face à eux une nation et une armée bien décidées à les réprimer. La classe politique française est alors unanime : le président du Conseil, Pierre Mendès France, déclare à l’Assemblée nationale : « Il n’y aura aucun ménagement contre la sédition, aucun compromis avec elle, chacun ici et là-bas doit le savoir. À la volonté criminelle de quelques hommes doit répondre une répression sans faiblesse car elle est sans injustice. On ne transige pas lorsqu’il s’agit de défendre la paix intérieure de la Nation, l’unité, l’intégrité de la République »François Mitterrand, alors ministre de la Justice affirme, quant à lui, que « l’Algérie, c’est la France ». L’armée verra ses effectifs passer de 56 000 à 83 000 en 1955 avant de voire le contingent rappelé en février 1956. La France restera toujours dominante sur terrain, mais du fait de l’internationalisation du conflit (la question est portée à l’ONU en 1956), des ambitions européennes de la France peu compatibles avec le maintien de l’empire colonial et de l’opposition à la présence française des deux supergrands américain et soviétique, il apparaît évident qu’elle ne peut gérer ce conflit.

Sur le terrain, l’armée française se bat contre les maquisards et les poseurs de bombes du FLN, que ce soit dans les djebbels ou durant la bataille d’Alger de 1957. Bien sûr, des méthodes d’interrogatoire poussé et même des actes de torture sont commis en vue d’obtenir des informations, des populations sont déplacées et internées arbitrairement, des bavures de soldats ont lieu, mais ces actes n’étaient pas généralisés ni encouragés par la hiérarchie militaire et, surtout, n’avaient pas vocation à faire souffrir sciemment les prisonniers fellaghas. Parallèlement à son action de répression, l’armée française pratique une œuvre sociale, ouvrant de nouvelles routes, relogeant des populations, organisant des écoles et des hôpitaux, à l’instar de l’action du général Maurice Faivre et de ses harkas. De leur côté, les dirigeants du FLN pratiquent également les exactions et sur une toute autre échelle. Les massacres du Constantinois d’août 1955 provoquent la mort de 120 civils européens, celui de Melouza en mai 1957 de 300 habitants arabo-musulmans. Les prisonniers tombés aux mains du FLN subissent de nombreuses tortures et mutilations et ne reviennent pas souvent vivants. Dans ses propres rangs, le FLN pratique la terreur, éliminant physiquement tout suspect de trahison, de sympathie pro-française ou de déviationisme idéologique. Les purges internes d’Amirouche seront ainsi meurtrières. Une véritable guerre civile se déroule entre FLN et MNA de Messali Hadj provoquant quelques 10 000 morts, aussi bien en France qu’en Algérie. Des règlements de compte politiques ont également lieu, coûtant notamment la vie à Abane Ramdane, un des grands chefs du FLN. Parmi les soutiens français du FLN, on trouvera les membres du réseau Jeanson, les fameux « porteurs de valise », instituteurs trotsko-communistes en rupture de ban et autres prêtres rouges, ainsi que la fine fleur des intellectuels de l’époque dont l’inévitable Jean-Paul Sartre (qui faisait applaudir ses pièces par les Allemands sous l’occupation), mais aussi des trafiquants d’arme des pays de l’Est (Tchécoslovaquie et Yougoslavie notamment) et allemands. On trouvera aussi, chose moins connue, des militants néo-nazis ou affiliés comme le suisse François Genoud ou l’ancien officier SS Hans Rechenberg. Tous avaient en commun la haine de l’Occident et une certaine fascination pour le tiers-monde (caractéristique que l’on retrouve aujourd’hui encore chez les héritiers des nationalistes-révolutionnaires, croisement entre extrême-gauche tiermondiste et extrême-droite néo-paienne). Enfin, souvenons-nous, puisque l’on parle d’exactions, des terribles massacres qui ont ponctué la dernière année de la Guerre d’Algérie : entre le 1er juillet (date de la proclamation de l’indépendance) et le 5 juillet, des hordes d’arabo-musulmans déferlant dans les rues d’Oran et téléguidés par les chefs FLN se livrèrent à des razzias d’Européens, des massacres de masse, des mutilations sur les hommes, les femmes, les enfants, les vieillards. On estime que plus de 2 000 furent ainsi tués et plus de 5 000 disparurent, sans compter les morts et disparus qui eurent lieu entre le 26 mars (signature des accords d’Évian) et le 1er juillet. Sans oublier aussi les harkis massacrés (les chiffres sont incertains mais ils seraient de l’ordre d’environ 100 000 individus) dans des circonstances atroces, éventrés, mutilés, le plus souvent sans procès cela va sans dire. En ce qui concerne la fameuse répression de la manifestation du 17 octobre 1961 à l’origine de cette mise au point, il convient de rappeler que la France était en guerre, le FLN était un ennemi impitoyable qui avait attaqué la France sur son propre sol, causant des pertes humaines (plusieurs dizaines de policiers et gendarmes seront tués ou blessés) et d’importants dégâts matériels. De plus, cette manifestation avait été organisée en violation d’un couvre-feu décrété auparavant, donc de manière parfaitement illégale, et le FLN avait contraint la population algérienne de Paris à manifester sous peine de représailles allant jusqu’à la mort. Concernant le nombre de victimes, les médias de gauche parle souvent de plusieurs centaines, se basant surtout sur les recherches de Jean-Luc Einaudi qui estime à plus de 200 le nombre de morts provoqué par la police. Mais ce chiffre est loin de faire l’unanimité car cet homme (par ailleurs membre notoire du Parti communiste marxiste-léniniste de France) est notamment contredit par Jean-Paul Brunet, un historien sérieux, qui estime, quant à lui, le nombre des victimes de la répression entre 30 et 50, les autres morts algériens découverts ce jour-là et les suivants étant l’œuvre du FLN qui pratiquait aisément les règlement de compte sanglant et les exécutions sommaires. Quant à l’africaniste et essayiste Bernard Lugan, il a évalué le nombre de victimes directes de cette répression à trois seulement, se basant sur le graphique des entrées de corps à l’Institut médico-légal de paris. Si le nombre exact n’est toujours pas officiellement déterminé par les historiens, il semble cependant être bien inférieur à ceux, fantaisistes, qui nous sont régulièrement avancés.

En résumé, l’acte de repentance de François Hollande pour ce soi-disant massacre du 17 octobre 1961 n’est pas seulement un acte de pure démagogie politique anachronique, c’est aussi un acquiescement à un mensonge idéologique pur et simple.

*François Préval est docteur en Histoire.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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detente 03/11/2012 11:02


bonjour


superbe cet article et surtout une réhabilitation de la vérité

LA GAULOISE 03/11/2012 08:31


De toute façon , les Français ne sont pas arrivés sans rien en Algerie. Nous leur avons apporté nos medecins, nos instituteurs et beaucoup d'autres choses essentielles encore. Et, comment les
Français sont ils repartis d Algerie? Comme ils le disent eux meme : une main devant, une main derriere et encore quand ils n'ont pas été lachement assassinés! Et, je ne parle pas de tous nos
jeunes , morts POUR RIEN ! De là ou ils sont , ils ont du apprecier cette trahison.