Restaurant du coeur: à qui la faute ? Depuis combien d'années et pourquoi ?

Publié le 25 Novembre 2013

Gérard-France   Chaque année, nos médias nous ressortent les mêmes articles, les mêmes complaintes, les mêmes demandes. Nous reverrons les copié-collé des reportages des années passées, les gens dans la rue, le froid, les éternelles interviews du Samu, des médecins, des infirmières, du bénévole des restaus, etc.

 

Chaque année ils nous refont le même discours et d'ailleurs, ce seront les mêmes, ceux qui encensent le football et ses joueurs millionnaires, les mêmes artistes friqués, les mêmes sempiternelles pleureuses habituelles du monde artistique et médiatique qui tous les ans, se succèdent sur nos radios et autres télévisions vous appelant à donner, comme autant de pansement inutiles si ce n'est de soporifiques donnés à haute dose.

 

Tous ces gens-là, habillés en peuple le plus souvent, (c'est la mode) si ce n'est en pauvre, (jean déchiré, c'est aussi la mode) se font plaisir ou soulage quelque peu leur conscience entre deux voyages au soleil, dans des hôtels de luxe ou résidences secondaires, à Los Angeles, au soleil américain ou celui des Antilles ou n'importe où, loin du froid parisien, des bouches de métro, des sous-sols de la Défense, des caves ou des halls d'entrées des magasins.

 

Chaque année, je vois dans les rues de ma ville, les mêmes visages burinés par la fatigue ou l'alcool seul réchauffant efficace, qui permet à la fois de tenir et d'oublier. Il y a d'autres visages désormais, des femmes également. Que sont devenus ceux d'hier qui hantaient les portes d'accès au centre commercial.

 

Dans ma ville, le maire dépense 70 millions d'euros pour un conservatoire de chant lyrique et de danse classique. Promesse électorale tenue. A la bonne heure.

 

Il n'y a probablement pas de moyens pour assurer les repas des plus indigents y compris ceux de la ville qui le plus souvent restent discrets par abattement, par un restant d'orgueil. Des habitants d'HLM ont été sauvés par le gong. Ils ne sont plus expulsables pour le moment.

 

La seule grande tente qui soit chauffée et disponible est celle de la Mosquée offerte contre un loyer ridicule en attendant la construction d'une Mosquée de plusieurs étages. A chacun ses priorités.

 

Certes, ce n'est pas à ma ville de réduire toute la misère de France, au même titre que ce n'est pas à la France d'accueillir toute la misère du monde, mais un peu de mesure et d'équilibre feraient du bien à tous.

 

En attendant, voici un hiver qui s'annonce dévastateur et des millions d'euros vont-être dépensés pour des activités qui ne sont pas essentielles. A commencer par les dépenses des maires de petites ou de grandes villes, de droite comme de gauche, qui vont distribuer la manne des contribuables pour s'assurer un électorat en vue des élections prochaines avec justement, la complicité de ces artistes et autres médias qui en assurent la publicité.

 

 

L'expérience politique de cette droite m'a donné tort et j'aimerai bien que ceux qui comme moi, ont cru aux belles paroles de cette droite comme d'ailleurs celles de cette gauche, comprennent que les promesses n'engagent que les électeurs, les gogos qui les écoutent et ne tirent aucune leçon. Les dernières 40 années sont là pour nous le prouver. Il serait temps de sortir de cet enfer idéologique et d'espérer en un changement radical.

Voici ce que j'écrivais en 1998 à une époque où je croyais sincèrement que mon engagement politique à droite, à l'UMP avait un sens.

Tu vas crever

Je vous ai vu ce matin. Accoudé.

Vous étiez là, déjà vieux, fatigué

J'ai vu ce regard. Votre regard vous savez !

Si loin, profondément absent, comme étranger.

Encore, une de plus ! Une incontournable journée.

Péniblement, vous disiez: Une autre journée.

Longue, interminable, vide et sans intérêt.

A regarder l'inaccessible.

A imaginer l'impossible.

Il y a longtemps. Une vie, perdue à jamais.

Si longtemps et pourtant, vous aussi vous étiez

Comme ceux qui passent et vous ignorent désormais.

Qui défilent peureux, honteux, le regard baissé.


Ils vous évitent comme on évite un danger.

Pour ne pas être touché ou contaminé.

Misère de la vie, étron d’une société.

Et pourtant, vous aussi vous avez existé.

 

Elle est partie l'insouciance. Crevé un matin.

Partie dans un rêve. Dans un verre de chagrin.

Un chagrin ou un drame impossible à noyer.

Une peine sans nom au plus profond enfermée.

Dans les vapeurs d'alcool. En volutes de fumée.

Dans les centaines de cigarettes oubliées.

 

S.D.F, un nouveau nom pour vous dénommer !

Clochard, vagabond. Misérable identité...

Perdu votre nom. Et nul ne vous reconnaît.

Ombre sur un trottoir. Honte de la société.

 

La parole engluait déjà, vous vacillez.

Incompréhensible monologue abreuvé.

 

Quel avenir ? Vous la voulez la vérité?

S.D.F. Sans domicile fixe. Tu vas crever !

Un soir d'hiver. Au soleil, un beau jour d'été.

Une froide nuit d'hiver. La "Une" de la Télé.

Discours habituels et regards apitoyés.

Le grand classique d'hiver et de nos soirées.

Pitoyable, minable écoeurant à gerber.

Tu vas crever. Tout le monde t'auras ignorer.

Salut à toi mon frère. Mon ami, l'étranger.

Gérard Brazon 

 

Publication autorisée sous réserve de citer l'auteur

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La solitude d'Alberto Pancorbo

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Walker 25/11/2013 10:10


Rien à ajouter . Comme d' habitude les riches au pouvoir dépensent des sommes faramineuses pour des choses qui ne flattent que leur égo... mais demande au peuple de soigner le peuple.
Personnellement je ne donne plus un centime à quelque organisation que ce soit : cancer, coeur, téléthon, sida, aveugles, etc...
Le gouvernement n' a qu' à financer tout cela au lieu de se donner bonne conscience en finançant des instituts de la culture ou des mosquées.

Pour avoir été bénévole aux restaus du coeur je sais où passent les dons. Et ne parlons pas de la distribution c' est pire !

Ah si je donne des étrennes aux pompiers et au facteur qui passent en fin d' année à la maison.

C' est malheureux à dire mais "ils" nous ont rendu méchant.