Rétablir la vérité historique - Stéphane Courtois. Préface Gérard Brazon

Publié le 29 Juin 2012

Si tous les cons pouvaient voler, certains à l'UMP pourraient suivre aisément la plupart des députés de gauche sur les sommets.

 

On peut entendre un certain nombre de bêtises? On peut se tromper aussi! On peut ne pas savoir également mais il y a une règle non écrite qui sous tend cette évidence: lorsque l'on ne sait pas, on se tait.

Lorsque des députés UMP disent des énormités historiques, on devrait les virer et les mettre devant des livres d'Histoire pour qu'ils apprennent que la France qu'ils sont censés servir a eu des hauts et des bas et qu'il est inutile d'inventer des bas ou de répéter comme des perroquets les petites saloperies historiques d'une gauche autrefois dominée par des communistes qui avaient bien des raisons de se faire oublier. Particulièrement sa collaboration avec les allemands jusqu'en juin 1941, ses premiers "actes" de résistance qui ont consisté à abattre un aspirant officier allemand dans le dos (Colonel Fabien) et qui coûta la vie à des dizaines d'otages!

Non la gauche n'était pas résistante et la droite collabo. C'est le parlement du Front Populaire qui vota les pleins pouvoirs à Pétain, Pierre Laval n'était pas de droite, pas plus René Bousquet ou Jacques Doriot (ancien communiste)! Par contre, François Mitterrand était de droite (Action française) et décoré de la Francisque!

Il faut le répéter sans cesse jusqu'à ce que les Français réalisent qu'ils ont été manipulés et intoxiqués par les  socialo-communistes aprés la guerre.

     Gérard Brazon


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lu sur: Les libéraux Conservateurs Français )

 

J'en ai marre d'entendre des mensonges répétés par les politiques et les médias, comme des perroquets . Voici un article paru dans Atlantico qui rétablit la vérité. "Comment peut-on être assez ignorant pour croire encore que les "collabos" venaient tous de l'extrême-droite et les résistants de la gauche ?

 

« L'extrême gauche en France était dans la résistance. L'extrême droite française était à l'époque dans la collaboration », c'est ainsi que Thierry Solère, député de l'UMP, a voulu distinguer l'extrême-droite de l'extrême gauche.

 

Stéphane COURTOIS: lui rappelle donc quelques petits faits historiques...

 

"Je ne fais pas de politique et ne tiens pas à interférer dans les débats internes de l'UMP, mais je ne peux pas laisser sans réagir la déclaration de M. Thierry Solère, député de l'UMP qui vient de déclarer : « L'extrême gauche en France était dans la résistance. L'extrême droite française était à l'époque dans la collaboration. » Déclaration qui laisse pantois l'historien spécialiste de la période de la Deuxième Guerre mondiale, surtout venant d'un député appartenant à un parti réputé « gaulliste » et donc, en principe, concerné par l'histoire de l'occupation, du régime de Vichy et de la Résistance.

 

M. Solère semble ignorer qu'en 1939, l'extrême gauche alors représentée par le Parti communiste fut interdite dès le 26 septembre 1939 par le gouvernement de la République dirigé par un chef du Front populaire — M. Daladier — pour avoir approuvé l'alliance entre Hitler et Staline, conclue le 23 août 1939 et qui aboutit, le 1er septembre, à l'attaque allemande contre la Pologne et surtout, le 17 septembre, à l'invasion de la Pologne par l'URSS.

 

M. Solère semble ignorer que le 1er octobre 1939, Jacques Duclos, dirigeant du PCF, diffusa une lettre ouverte invitant le gouvernement à engager d'urgence des négociations de paix avec l'Allemagne nazie, avec qui la France était en guerre depuis le 2 septembre, ce qui entraina la condamnation de 44 députés communistes en mars 1940.

 

M. Solère semble ignorer que dans la nuit du 3 au 4 octobre 1939, Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, fut enlevé à son régiment par un commando de l'Internationale communiste et, sous passeport soviétique, passa en URSS où il demeura de 1939 à 1944. Pour cette désertion en temps de guerre il fut condamné par contumace et déchu de la nationalité française.

 

M. Solère semble ignorer que le 18 juin 1940 — au moment même où le général de Gaulle lançait son premier appel à la résistance —, un dirigeant du PCF, sur ordre de Moscou et sous l'autorité de Jacques Duclos, prenait contact avec les services allemands, installés place de l'Opéra à Paris depuis deux jours, et engageait avec Otto Abetz, le représentant de Hitler à Paris, une négociation politique qui dura jusqu'à la mi-août 1940.

 

M. Solère semble ignorer que si le PCF critiqua violemment le régime de Vichy, il n'est entré dans la résistance active à l'occupant qu'en juin 1941. Tout ceci n'enlève rien aux sacrifices des militants communistes entre 1941 et 1944, mais l'extrême gauche communiste a été largement absente du combat contre l'Allemagne nazie entre septembre 1939 et juin 1941.

 

M. Solère semble ignorer que de très nombreux hommes politiques de gauche — radicaux, socialistes — ont voté les pleins pouvoirs à Pétain et ont participé à son Conseil national, quand ils n'ont pas été des collaborationnistes actifs, en particuliers ceux qu'on appelait les néo-socialistes (Déat, etc.).

 

Enfin, M. Solère utilise une expression — « l'extrême droite » — qui ne signifie rien. Que dire de tous ces premiers résistants qui étaient des monarchistes de l'Action française — Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, De Vawrin le chef du BCRA (le service secret gaulliste), le fameux colonel Rémy premier agent du général de Gaulle en France occupée —, voire issus de la mouvance de la Cagoule — Guillain de Bénouville, chef du mouvement Combat, François Mitterrand ?

 

Avec la défaite et l'occupation, « l'extrême droite » a éclaté en plusieurs courants, les uns allant vers la révolution totalitaire nazie (Doriot et son PPF), les autres vers le régime réactionnaire et autoritaire de Vichy bientôt engagé dans la collaboration, et les troisièmes entrant tête baissée dans la Résistance par nationalisme et détestation de l'Allemagne pangermanique. Le général de Gaulle lui-même était un conservateur catholique et nationaliste, violemment critiqué pour cela, encore en juin 1941, par les communistes français : c'est pourtant lui qui a lancé le cri de ralliement initial et a dirigé de main de maître le combat pour que la France retrouve sa place de nation indépendante à la Libération.

 

De grâce, Monsieur le Député, faites preuve d'un peu plus de culture historique avant de lancer des anathèmes.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire de France

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mika 29/06/2012 14:50


Si tous les cons pouvaient voler...Pour paraphraser le même Audiard, je confirme qu'ils sont cons comme des pigeons... et même capables de "voler" !

Epicure 29/06/2012 14:06


Monsieur Solère est un con doublé d'un ignorant crasse qui a dû passer un Bac Surprise...!


Voilà Qui représente les Français au parlement .....et à droite de surcroît?????????


 

Marie-claire Muller 29/06/2012 13:36


La haine de l'extrême droite c'est de la lacheté pour cacher les failles véritables de ces politiques.Il fallait trouver des boucs émissaires, pour cacher l'incompétence de l'umps;  pour
preuve l'attitude de Copé envers Marion:(Bien sûr personne pour la défendre)


La petite fée de l’Assemblée et le « caillera » de Meaux


Chronique hebdomadaire de Philippe Randa


(28 juin 2012)


 


Les paroles s’envolent, les écrits restent, a-t-on coutume de dire, mais on oublie les images
qui, assurément, sont peut-être plus dangereuses encore.


Que n’a-t-on entendu de commentaires scandalisés, ces derniers jours, sur les comportements des joueurs de l’équipe de France de football :
insultes, doigts d’honneur, mépris, soit toute la panoplie complète et habituelle des « cailleras » (racaille en verlan), tous bouffis, en ce qui concerne ceux-là, de monstrueuses et ô combien
imméritées rémunérations qui ne font que renforcer le dégoût bien naturel qu’ils inspirent, non seulement à leur supporters, mais sans doute désormais à l’ensemble de leurs
concitoyens…


Mais les « cailleras » ne hantent pas seulement les stades de football ou les cités de non-droit… Certains, qu’on peut estimer pires,
hantent les palais dorés de la République : ils n’en sont ni moins riches, ni moins arrogants que leurs simiesques cousins sportifs ou dealers et inspirent plus encore la
nausée.


Ainsi Jean-François Copé, secrétaire national de l’UMP, dont une vidéo que l’on peut visionner sur internet(1) permet de découvrir le
comportement : le moins qu’on puisse dire est que cet « Homoncule »(2) ne peut que soulever le cœur
de tout honnête homme ou de toute femme qui se respecte.


Le jour de l’élection du président de l’Assemblée nationale, Marion Maréchal-Le Pen, jeune et jolie élue du Front National-Rassemblement
Bleu Marine de 22 ans, fait partie, comme le veut le protocole, du Bureau d’âge et assiste le doyen François Scellier, avec les cinq autres benjamins de l’Assemblée Nationale.


Les députés venant déposer leur bulletin dans l’urne la salue, parfois d’un simple hochement de tête, souvent d’une courtoise poignée de
main… Lorsqu’arrive son tour, Jean-François Copé la toise avec mépris, puis pivote pour la croiser et aller déposer son bulletin dans une seconde urne dans son dos.


Si « l’événement » a été rapporté par quelques journalistes, il n’a guère eu d’échos… et on n’a entendu aucune « chienne de garde » du
féminisme, généralement si prompte à réagir contre toute atteinte à l’honneur féminin, dénoncer cette pitoyable attitude où la haine le dispute à la grossièreté, la morgue à la goujaterie,
surtout vis-à-vis d’une toute jeune femme sans doute alors quelque peu impressionnée par sa fonction.


Nul sourcilleux démocrate, nul auto-proclamé républicain n’a crû bon de fustiger cette intolérable attitude vis-à-vis d’une élue du suffrage
universel.


En visionnant l’attitude d’une rare bassesse humaine du secrétaire national de l’UMP, on ne peut qu’être certain que le même personnage ne
doit pas non plus hésiter à entrer lorsqu’il se trouve « face à la porte de gauche au fond du couloir » ! Celle sur laquelle est indiqué pourtant : « Gentlemen only
» !


 


Notes


(1) http://www.dailymotion.com/video/xrtgcl_l-elegance-de-j-f-cope-marion-marechal-le-pen_news


(2) En alchimie, l’homoncule est une réplique d’un être humain.