Retraite et Démographie : L’augmentation de la longévité devient un problème financier.

Publié le 8 Juillet 2012

Lupus La Meute

 

Retraite et Démographie :  L’augmentation de la longévité devient un problème financier L’OCDE recommande une prévoyance privée obligatoire pour combler les lacunes des revenus sous forme de pensions. L’augmentation de l’espérance de vie implique une nouvelle attitude face au travail et à l’épargne pour les vieux jours. 

Dans sa dernière étude sur la question, l’OCDE recommande une prévoyance privée obligatoire pour combler les lacunes que les revenus sous forme de pensions risquent fort de faire apparaître.

La crise qui persiste sur les marchés financiers et le difficile assainissement des comptes publics compliquent aussi la sécurisation financière des générations plus anciennes. L’OCDE estime pour sa part qu’en raison de l’allongement constant de l’espérance de vie, il faut que les autorités et les assurés repensent leurs plans s’ils veulent être capables de garantir des revenus adéquats aux futures générations de retraités.

Après analyse, les experts du Château de la Muette à Paris estiment que les conditions pour réussir cette nouvelle équation ne sont de loin pas réunies dans tous les pays. Ils sont persuadés au demeurant que les pays développés ne pourront pas faire l’économie d’un relèvement de l’âge de la retraite. Au lieu de le baisser comme le fait actuellement le gouvernement français, il faudrait à plus long terme le fixer à au moins 67 ans. Car croire que pour éviter le chômage des jeunes des travailleurs plus âgés devraient être remplacés par des plus jeunes conduit tout droit à une impasse.

Comme la population active n’augmente que lentement et même diminue, on pourrait s’attendre à d’importantes impulsions de l’allongement de la durée de travail. Idéalement, les réformes des retraites devraient s’articuler avec l’accroissement de l’espérance de vie. En effet, si l’on extrapole les tendances démographiques jusqu’en 2050, les personnes âgées de 65 ans bénéficieront alors encore d’une espérance de vie restante d’au moins vingt ans.

Pour l’OCDE, il est clair que les bénéficiaires d’une pension de base accordée par un régime «obligatoire» devront augmenter celle-ci, soit grâce à une élévation du taux de cotisation auprès de l’institution de retraite «obligatoire» de base d’une caisse de retraite, soit grâce au bénéfice d’un contrat de retraite complémentaire auprès d’une compagnie d’assurance.

L’OCDE se prononce clairement en faveur d’un système obligatoire tel que le deuxième pilier suisse. Là où le complément n’existe pas encore, les politiques se voient confrontés à une sérieuse difficulté: empêcher que les populations ne considèrent pas que les décisions allant dans ce sens se traduisent par des impôts supplémentaires.

On a calculé qu’en moyenne, dans les 34 pays membres de l’OCDE, ceux qui accèdent au marché du travail peuvent s’attendre à des pensions nettes d’environ la moitié de leurs revenus en tant qu’actifs. Dans de nombreux pays, cette proportion est loin d’être atteinte. Pour bien faire, il faudrait d’ailleurs viser 60%. Les pays qui seraient en mesure de garantir ce niveau d’obligation auraient tous fait un grand pas vers une prévoyance-vieillesse complémentaire privée.

L’OCDE en a profité pour préciser aussi son point de vue en ce qui concerne la lutte contre la pauvreté des personnes âgées. Celle-ci se situe aujourd’hui, il est vrai, à un niveau inférieur à ce qu’il était pendant les années soixante dix et quatre-vingt. C’est du reste la raison pour laquelle on parle tant actuellement de l’âge d’or des retraités. Mais, en l’absence de mesures appropriées, on risque de voir s’aggraver à nouveau la pauvreté des personnes âgées.

Pour combattre cette tendance, l’OCDE recommande le recours à des incitations fiscales comme le Royaume-Uni, l’Irlande et l’Australie en ont pris l’initiative. Souvent de telles incitations bénéficieraient toutefois davantage à ceux dont les revenus sont plus confortables. Vues sous l’angle de la lutte contre la pauvreté, les mesures encourageant une épargne privée plus importante devraient par conséquent se concentrer sur des personnes aux revenus plus modestes.

Henri schwamm /Université de Genève/ agefi juil12

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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Epicure 08/07/2012 16:33


qui peut economiser de façon financiellement sûre pour dans 50 ans s'assurer 25 ans de retriate? PERSONNE !


Sauf 1à 2% de la population (richissime).


 Il n'y a que la Répartition ou la famine rapide.


Tout le reste est bla bla

germaine 08/07/2012 13:34


Un complément de retraite privé, pourquoi pas. Avec un minimum obligatoire, ensuite possibilité de ou non de "mettre de côté" (à l'ancienne) pour sa retraite. Ce qui me gène c'est que c'est
ENCORE LES "ASSUREURS" (BANQUASSURANCREDIT) qui profiteraient du gâteau ? Quand on connait leur gestion actuelle.... c'est ENCORE une arnaque... il faut trouver autre chose....qui soit
TOTALEMENT TRANSPARENT et çà s'est illusoire.

mfh 08/07/2012 13:24


EUTHANASIE:ATTENTION DANGER:mf

Claude Germain V 08/07/2012 12:47


C'est FAUX et c'est en meme temps une grosse excuse .L'immigration coute dix fois , 100 fois , mille  fois plus cher que la retraite des personnes agées .Tout simplement parce que les
personnes agées SOUCHIENNES consomment leur argent retraite et autres economies EN FRANCE. L'immigré illegal ou légal renvoie la plus grosse partie de ce qu'il vient ponctionner en France dans
son pays .....Un des moyens de provoquer un reflux serait d'obliger le profiteur a consommer INTEGRALEMENT jusqu'au dernier centime son argent en France .


Dans le meilleur des cas ,c'est 4 a 5 millions de retours forcés au pays ,ça c'est faisable en supprimant toutes les
aides ,et d'augmenter legerement le temps de travail du souchien ,de remettre egalement le souchien au travail par une gigantesque enquete nationale de remise a zero de l'ANPE et
autres organismes de distribution laxiste d'aides diverses .Ce que voulait tout simplement faire Marine le Pen .......Comme des milliers et milliers de français j'ai cotisé 45 ans réels et ne
m'en porte pas plus mal ......donc ?


Pour conclure les retraités français coutent mille fois moins que tout le cout qui resulte de l'immigration en france .Donc le
pays detient la solution pour regler le probleme qui n'en est pas un .....