Retraites: C'est un jeu de caisses. Plus égal moins, allez comprendre!

Publié le 29 Mai 2010

             drapeau_012.gifJ’écrivais dans un précédent article que l’exemple vient d'en haut lorsque l’on veut donner des leçons ou réformer un système. Que ce soit en entreprises pour les salaires, les primes ou les caisses de retraites comme celles des élus du peuple.  

 Dans le POINT, on peut lire que l’Europe offre des retraites exceptionnelles à ces hauts fonctionnaires qui décident de tout y compris de la taille des poireaux et des courgettes dans vos étals.

              L'avenir des retraites en France mais ailleurs dans d’autres pays est gravement compromis par la violence de la crise économique et la brutalité du choc démographique.

 

              Ce fameux choc démographique dont il fallait nous prémunir nous disait-on il y a trente ans en ouvrant grande les portes de l’immigration. Pourquoi ? Tout simplement parce que tous ces immigrants par leur cotisation, devaient rendre pérenne les caisses de retraites et garantir les pensions. Qu’en est-il aujourd’hui ? Gens-Franchouillard1.gif

               Nous avons le pays qui fait le plus d’enfants. Cocorico... Ce qui sous entends que nous avons un certain nombre de femmes et d’hommes pour les engendrer. Nous sommes donc le pays ou la natalité est la plus forte d’Europe et qui en plus, devra aussi faire la réforme des retraites. re Cocorico? Non pas vraiment. Cherchez l’erreur surtout.

              Comment peut-on être plus nombreux sans avoir plus de cotisants ? Une erreur d’expert ? Encore une, cela devient un peu lourd!

             Faut-il nous rendre à l’évidence : il y a plus de travailleurs potentiels mais moins de travailleur cotisants.

                             Je ne suis pas expert alors, j’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne comprends toujours pas! S’il y a plus de travailleurs, il devrait y avoir plus de cotisants !

               Les bonnes âmes me diront

          - c’est parce qu’il n’y a plus de travail ? C’est pourquoi il y a plus de chômeurs et donc moins de cotisants.

               - Ah bon, tout s'explique! Certes, mais alors pourquoi y a-t-il encore autant d’immigration ? Pourquoi tous ces clandestins qui défilent (en toute légalité) dans nos rues de France et de Navarre ?  Sans compter tous ces emplois qui ne trouvent pas preneur parmi la foule de ces chômeurs et autres Rmistes ou RSA ?

            - C’est parce que ce n’est pas les même caisses et que tu es de mauvaise foi! Si tu avais tout suivi depuis le début, tu aurais compris une bonne fois pour toutes, que l’immigration est une richesse pour la France !

            - Oui mais alors, pourquoi on m’annonce que les caisses sont vide ?

            -Tu ne serais pas un peu beaucoup  fâcho, voire xénophobe sinon raciste toi?

            - heu.. pardon monsieur! Je rectifie mon interrogation. Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi ce grand pays, si riche de cet apport en hommes et en femmes, venus se faire exploiter pour un salaire de misère dans nos chantiers, nos restaurants, nos usines auquel on alloue, quasi gratuitement, des vilains logements de cinq voire sept pièces dans d'horribles cités insécuritaires ainsi que, des allocations diverses et variés pour les enfants afin qu’ils veuillent bien rester, n’ait pas pu empêcher que nos caisses de retraites ne soient pas en capacité de remplir correctement leur devoir : verser des pensions aux retraités.

            - Ben voilà, c'est mieux!

            - Peut-être faudrait-il revoir la mécanique financière du système ! Faire payer les riches et les nantis !

            - Là c'est parfait!

            - Merci monsieur

 

         drapeau-Europe-copie-1.gifDans tous les cas, il y en a qui n’ont pas ce genre de difficultés. Les fonctionnaires européens bénéficient, à nos frais, de pensions de 12 500 à 14 000 € / mois, après seulement 15 ans de carrière et sans même cotiser... C'est une pure  provocation pour les syndicalistes! Un vrai chiffon rouge. Mieux que les caisses de retraites des députés et des sénateurs français. Je me demande ce que diraient les citoyens des Etats membres de l'Union Européenne.  Nos technocrates européens jouissent de belles et juteuses retraites. Pas question d’évaluer la pénibilité, les horaires décalées, les repas avalés sur le pouce dans les restaurants 4 étoiles.

Voici un extrait d’un article paru dans le POINT qui devrait vous éclairer sur l’égalité de traitement d’un fonctionnaire à un autre suivant qu’il est en France ou travaille pour l’Europe. Bien entendu, j’évite de faire un parallèle avec le travailleur lambda d’une usine. Ce serait offensant pour eux.

 

(...) D'accord, rien de comparable avec les retraites en or des PDG, mais les 129 - très - hauts fonctionnaires de l'Union européenne (commissaires, juges, greffiers...) n'ont vraiment pas à se plaindre. Aucun régime de retraite de la fonction publique dans les 27 États membres n'est aussi favorable. Et pour cause, un commissaire européen, un juge, un avocat général de la Cour de justice... n'acquittent aucune cotisation, contrairement au fonctionnaire européen lambda qui, lui, verse 10,90 % de son traitement de base.

Mais pour ce tarif zéro, les hauts fonctionnaires de l'Union bénéficient de prestations luxueuses détaillées dans un rapport que s'apprête à publier Sauvegarde Retraites, association connue pour son obstination à traquer les abus. Ainsi, quand ils abandonnent leurs fonctions, les maîtres de l'Union peuvent toucher jusqu'à 70 % d'un dernier traitement très confortable. Les émoluments de ces "super fonctionnaires" s'élèvent, en moyenne, à 21.260 euros mensuels. Au bas de l'échelle, le greffier du Tribunal de la fonction publique touche 16.327 euros. En haut, le président de la Cour des comptes perçoit 23.405 euros et celui de la Cour de justice 26.651 euros, et cela, sans indemnités et autres suppléments familiaux (par exemple, plus de 2.000 euros par mois pour 3 enfants à charge !).

Pour obtenir les 70 % de leur dernier salaire pour leurs retraites, les hauts fonctionnaires de l'Union n'ont pas besoin de trimer 40,5 ans, comme dans le privé, en France. Il suffit de "tenir" 16 ans. La vérité oblige à dire qu'il est assez rare de parvenir à ce seuil fatidique compte tenu de la durée des mandats, mais même un court passage reste avantageux. Ainsi, Jacques Barrot, vice-président de la commission chargée des transports, au terme de seulement 5 ans de mandat, aura droit, en octobre, à une pension de 4.728,20 euros.

http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-19/revelations-les-retraites-en-or-des-hauts-fonctionnaires-europeens/916/0/344867>.>   
Ce même Jacques Barrot qui fût ancien élu, ancien ministre, ancien tout et qui, à ces titres, touchera finalement des substantielles retraites quand il aura enfin décidé de ne plus mener la vie confortable de notable et de haut fonctionnaire. Bien entendu, c’est valable pour toute cette nouvelle aristocratie européenne et autres responsables politiques des pays de l’Union Européenne !

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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