Retraites: Immigration comme paramètre d'ajustement des comptes?

Publié le 1 Juillet 2010

Les retraites, l’immigration comme seule paramètre économique ?

Quelques chiffres trouvés chez Olivier Pastré professeur à Paris VIII dans le Figaro de Jeudi 24 Juin.

-       Les femmes en Europe font 1,4 enfant au lieu des 2,1 enfants nécessaires à la reconduction naturelle des générations.

-       L’âge médian de la population européenne est de 34,8 ans et en 2050 il sera à 48,5 ans.

-       L’Europe du sud plombe la natalité.

-       Même avec un taux de 2,1 et un doublement de l’immigration, le ratio Jeune/vieux qui est de 4 aujourd’hui serait à 2,4 en 2050.

-       La politique de natalité a été abandonnée par les pays européens depuis plus de dix ans.

-       La proportion des plus de 65 ans dépasse celle des moins de 15 ans.

-       Des goulots d’étranglement dans des métiers et des secteurs que l’éducation nationale à elle seule ne peut résoudre.

-       L’exemple des Etats-Unis nous démontre que l’Europe peut avoir une politique de l’immigration gérable.

Ce professeur conclu qu’il faut favoriser l’immigration.

 

Je ne suis pas un professeur à l’université. Je n’ai pas fait de longues études me permettant de mieux comprendre les tenants et les aboutissants de la société d’aujourd’hui et de demain. Pourtant, je m’interroge sur ces postulats.

 

Certes les femmes ne font plus assez d’enfants mais quelle en est la raison ? Plus clairement, quelle intérêt la française aurait-elle à faire des enfants aujourd’hui et pourquoi en ferait-elle ?

- Parce que ce serait son rôle naturel de faire des enfants ?

- Que ce serait son devoir ?

Alors, il faudra  passer outre aux droits des femmes de choisir entre la maternité et la carrière ? C’est une autre société loin de la mixité, de la parité et de l’égalité des sexes.

 

Mais si une française souhaite entamer une carrière de femme au foyer ? Une fois devenue mère, elle se rendra vite compte que rien n’est véritablement fait en vu de la réintégrer (réinsérée?) dans le monde du travail par la suite.

Dans le cas d'une "réinsération" réussit ou d'un retour sur son poste suite à un congé parental. Chacun sait, dans le monde syndical et celui des ressources humaines, qu’une femme aura été pénalisée sur sa carrière et donc, aura été défavorisée en termes de salaires. (Absence pour grossesse, maladies liées, congés enfants malade, etc.)  

 

 

Tout cela mis sur la table ne donne pas envie à la française de faire plus de 2,1 enfants. Et pour cause et à qui la faute ? Le monde merveilleux de la femme au foyer n’est merveilleux que dans la tête des hommes.

 

Ancien syndicaliste, je connais les débats auxquels j’ai assisté sur les déroulements de carrières des femmes pénalisées par les absences, les congés inhérents aux maternités. C’est aussi une évidence qu’une femme voulant faire la même carrière qu’un homme dans une catégorie donnée aura tendance à sacrifier sa maternité quant ce n’est pas, bien souvent, sa vie de femme.

Doit-on regretter que ces femmes fassent le choix du travail qui apporte de la richesse au pays également ? Peut-on aussi se demander si ce choix ne correspond pas à un besoin ? Financier probablement mais aussi d’enrichissement personnel. Nous sommes loin de la démographie.

 

Oui en France comme en Europe, il y a eu un abandon de la politique de la natalité. C’est regrettable ! Mais ne l’a-t-on pas fait volontairement ? N’est-ce pas moins coûteux finalement de faire venir des familles d’ailleurs ?

 

Alors en échange, on nous propose l’immigration comme solution ? Pourquoi pas la polygamie aussi comme moyen de repeuplement. Plus rapide forcèment tout en espérant que cette nouvelle jeunesse cotisera pour subvenir aux retraites. A condition qu’elle soit formée ce qui reste encore à démontrer dans sa grande majorité comme d'ailleurs le coût réel de l’immigration qu’on se garde bien de nous annoncer.

N’est-ce pas un peu facile de dire que c'est la femme française, si je suis le raisonnement, qui  est coupable de cette immigration. Puisqu’elle ne fait pas plus de 2,1 enfants.

 

L’exemple des Etats-Unis est là pour nous montrer qu’il est parfaitement possible de gérer ces problèmes (de l’immigration) écrit Olivier Pastré.

L’exemple des Etats-Unis n’est véritablement pas un exemple en matière d’immigration. Particulièrement en matière sociale. Il n’y a pas aux Etats-Unis, de système d’allocations pour les naissances, d’allocations familiales, d’aides à la femme seule au foyer, de CMU, etc. Il n’y a pas d’homme qui pourrait vivre uniquement des allocations de ces femmes. Sauf si c’est un proxénète, un truand.

 

Est-ce cet exemple qu’il faut suivre ? L’Europe aurait « tout faux ». Ce professeur dit que c’est les pays du Sud qui plombent les chiffres de la natalité. Il faut savoir que ces pays n’ont pas les mêmes systèmes d’aides à la natalité que les françaises. Qu’ils n’ont pas non plus les mêmes taux d’immigration que les pays du nord qui, on le sait, aident beaucoup à la natalité.

Ils n’ont pas non plus, comme en France, plus de 20 000 foyers polygames. Je me souviens encore de ce cri d’alarme d’une conseillère municipale de Mantes la jolie qui, en 2005, alertait les autorités concernées sur le fait qu’il n’y avait que 80 familles pour les 2000 enfants qui occupaient les écoles primaires. Outre le niveau des classes, on peut s’interroger sur le niveau d’intégration de cette population enfantine. Les Etats-Unis ne connaissent pas ce phénomène de repeuplement finançé par les contribuables. Alors tout faux? C'est ce que je pense pour ce type d'immigration. 

 

Pourtant, je suis en phase avec ce professeur quand il dénonce:

-         Trop d’immigration clandestine.

-         Une folle politique de Schengen qui consiste à la libre circulation dans l’espace européen sans frontière européenne.

-         Une lutte contre l’immigration clandestine y compris en utilisant des moyens de rétorsions contre les pays qui refusent de jouer le jeu du retour de leurs concitoyens.

-         Une banque de données européennes des visas accordés et des retours.

-         Une véritable police des frontières européennes. (Sic)

-         Une immigration autorisée qui s’accompagnerait d’une aide au retour qui permette à l’immigrant de devenir un créateur d’entreprise et in fine un futur consommateur.

 

Il est vrai qu'aujourd’hui, malgré les discours, l’immigrant entre en toute illégalité dans un pays européen et s’installe en France facilement. Des employeurs indélicats le font travailler pour une misère. Il loge dans des taudis, fait des enfants à des femmes venues avec un visa touristique et autres. Comme ses enfants naissent en France, ils sont scolarisés et deviennent français par le sol. L'immigrant clandestin paie des impôts, des charges, ses loyers, etc.  Cette situation n’est pas tenable. Mais les pouvoirs publiques, au-delà de la posture, laissent faire et font du cas par cas. Ce n'est pas aux Etats-Unis que l'on verrait des manifestations de clandestins dans les rues de Los Angeles ou de New-York. Et pour cause... Ce serait le retour assuré.

 

Pour ma part, je pense qu'il ne faut pas régulariser les clandestins (les sans papiers comme ils disent) comme le fait Eric Besson. Il ne faut surtout pas naturaliser non plus ceux qui ont été régularisé. La tache originelle c’est d’avoir franchi la frontière illégalement. Rappelons que c’est plus de 100 000 naturalisations chaque année et 15 000 régularisés en 2009. En trois ans, c'est plus de 310 000 naturalisations. Vouloir immigrer en France, en Europe, reste payant in fine. 

Il faut les raccompagner aux frontières. Certes, dignement mais fermement. Favoriser le départ de la famille particulièrement si celle-ci est polygame. On ne peut pas séparer la famille du clandestin n'est-ce pas. On ne peut pas régulariser des familles qui ont enfreint la loi. Celle de l’entrée dans le pays et celle de la polygamie. Cela va faire hurler les associations "droits de l'hommiste" et toutes celles qui estiment que la France est responsable de la misère du monde.

Des sanctions doivent être prise contre les employeurs qui, en utilisant une main d’œuvre clandestine, provoquent des freins sur le marché de l’emploi, interdisent l’accès au travailleurs immigrés en situation régulière.

 

Je suis loin  de l’exemple américain. Eux ne s’embarrassent pas. La loi c'est la loi. Tous les immigrés aux USA le savent et acceptent ces règles du jeu. Mais il est vrai que les américains n’ont pas de caisses de retraites avec répartition.

On ne peut pas sans arrêt prendre l’exemple américain quand cela arrange et tirer à vue sur les USA le reste du temps.

 

De même, il est choquant de considérer l’immigration comme une mesure d’ajustement pour les retraites futures sans tenir compte des conséquences culturelles sur les pays concernés. Nos valeurs, nos us et coutumes, nos lois, notre vivre ensemble chez nous. Faire de la place pour les retraites? Abdiquer nos règles de vie? Accepter des préceptes religieux qui ne sont pas compatibles avec notre histoire?

 

Si l’avenir des retraites doit dépendre en partie, des immigrés illégaux, de la polygamie, des enfants inhérents, des jeunes dans les cités, les mêmes qui n’aiment pas le pays ou ils sont nés, ceux aux qui ont un fort déficit de formations et de culture générale, alors il y a vraiment des soucis à ce faire pour notre futur de retraité. 

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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richa83 01/07/2010 18:08



Ily a encore des gens qui croient que l'immigration sauvera nos retraites???