Robert Badinter ou l’ami qui pardonne tout - Enquêtes et débats

Publié le 4 Octobre 2011

Puisque nous “fêtons” les 30 ans de l’abolition de la peine de mort, et que Robert Badinter est “l’abolitionniste”, rappelons qu’il était aussi ministre de la justice et grand ami de François Mitterrand, et qu’il est devenu un emblème de la gauche caviar (il est multi-millionnaire) et de la gauche morale. En fait, tout comme son grand ami, il est d’extrême-droite, une extrême-droite camouflée derrière l’appellation de “gauche” qui ne veut rien dire quand on est multi-millionnaire et qu’on garde sa fortune pour soi (comme les Fabius, Lang et autres DSK). Voici la retranscription d’un échange qu’il avait eu avec Bernard Pivot sur le plateau de Bouillon de Culture, le 11 avril 1997, et qui démontre que Môsieur Badinter n’a décidément aucune morale.

Pivot : Ses relations douteuses avec René Bousquet n’ont jamais altéré l’image que vous aviez, que vous avez de lui ?
Badinter : Vous savez, là-dessus je l’ai dit et je le redirai toujours, Mitterrand était mon ami. Moi j’étais son ami, un ami je l’ai dit très chaleureux, je l’aimais beaucoup. Et nous nous sommes parlés sur cette affaire, et ça ne regarde personne. C’était lui, et c’est moi. Maintenant c’est un rapport à un ami mort. Qu’on ne compte pas sur moi pour me lancer dans cette direction-là. (Badinter est juif, il connaît les oeuvres de Bousquet, le Vel-d'Hiv. C'est écoeurant d'éluder la question. Ndr - Gérard Brazon)

Pivot : Mais par exemple un homme comme Elie Wiesel qui on peut le dire posthumement s’est brouillé avec Mitterrand ?

Badinter : Chacun suit sa pente. Moi j’ai aimé Mitterrand pour les raisons que j’ai évoquées, et par conséquent ce n’est pas à moi, ici, de parler de cela.

Pivot (qui ne lâche rien) : Mais alors votre amitié, et vous en parlez avec beaucoup d’émotion, vous fait considérer comme pas grand chose par exemple qu’il ait menti pendant 14 ans aux Français sur sa santé, ou surtout, on en parle beaucoup aujourd’hui, ces écoutes téléphoniques qu’il a diligentées auprès de personnes, auprès de citoyens français comme le journaliste Edwy Plenel, ou bien un écrivain comme Jean-Edern Hallier, ou bien une comédienne Carole Bouquet, là, comment réagissez-vous, ce sont quand même des atteintes à la liberté des individus !

Badinter : Sur ce que vous évoquez à la fin, moi je souhaite que toute la lumière se fasse. Cette histoire de secret-défense vous savez, il y a encore des progrès dans l’État de droit à réaliser à cet égard. Maintenant, en ce qui concerne le principe d’écoutes illégitimes ou illégales, il est évident que je suis absolument contre. Mais vous savez, quand on a aimé quelqu’un, un homme, une femme, vraiment, et moi j’ai beaucoup aimé comme je vous le disais Mitterrand, c’était mon ami, c’est pas à vous de jouer les procureurs de vertu.(A ce niveau, ce n'est plus de l'amour, c'est quasiment de la pornographie. Une insulte aux libertés, à la morale, à la dignité - Ndr de Gérard Brazon)

Pivot : Oui mais d’accord…

Badinter : Il n’y a pas de mais, il est mort, je vous ai dit…

Pivot Votre amitié est si forte que vous considérez finalement que c’est tout à fait négligeable, que vous ne voulez pas considérer le fait qu’il ait attenté aux libertés quand même !

Badinter : Ce que je viens de vous dire est exactement le contraire. J’ai commencé par vous marquer que quand il s’agit d’écoutes illégales ou illégitimes, par définition, par raison, et quand même tel que je suis, je suis absolument contre. La déclaration est faite. Elle est dite. Je vous ai dit qu’à cet égard je souhaitais que tout soit mis en lumière. Et j’ai ajouté et je le répète, une fois que ceci est fait, et quand il s’agit d’un ami, ne soyez pas là à jouer les procureurs de vertu. Le reste c’est en vous que ça se passe, il n’est plus là pour que nous en parlions, en ce qui me concerne c’est tout.”

De toute cette défense pitoyable et immorale, cette phrase de Badinter est je crois la pire : “Mais vous savez, quand on a aimé quelqu’un, un homme, une femme, vraiment, et moi j’ai beaucoup aimé comme je vous le disais Mitterrand, c’était mon ami, c’est pas à vous de jouer les procureurs de vertu.” On ne sait d’ailleurs pas s’il dit à Pivot de ne pas jouer les procureurs de vertu, ou s’il parle de lui-même, la formule syntaxique permettant les deux sens. Pivot aurait également pu lui parler d’autres faits d’armes de ce cher Mitterrand : la francisque, l’attentat de l’Observatoire, la torture justifiée en Algérie, les décès prématurés et problématiques de François de Grossouvre, Roger-Patrice Pelat, Pierre Bérégovoy, etc.

On peut constater chaque jour qu’aucune de ces questions ne sont posées aux dirigeants socialistes, qui n’ont pourtant de cesse de faire la leçon à la terre entière, en commençant par la droite et l’extrême-droite, ce qui en dit long sur la complicité des médias avec ce bilan de Mitterrand.

Enquête et Débat

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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mika 04/10/2011 17:29




« …On peut constater chaque jour qu’aucune de ces questions ne sont posées aux dirigeants socialistes… »
Il semble que Marine Le Pen déroge au constat que déplore l’auteur de ce billet sur l'insupportable BADinter. http://www.youtube.com/watch?v=lBKLqAYAyko&feature=related



Epicure 04/10/2011 16:53



Un Juif qui fait Honte aux Juifs, il n'en manque pas...: comme des Français qui font Honte aux Français, il n'en a jamais manqué non plus: ouvrez les livres d'Histoire.


Hé bien voilà: un amour, psychanalytiquement parlant homosexuel et passionnel.. entre Badinter et son Ami François, ne se discute pas...!


Badinter a perdu son père en déportation..... et le voilà qui "Transfère" sur le Pire Père qu'il eût pu trouver au monde..??? Assez sidérant comme psychopathologie...


J'ajoute que sa diatribe d'une violence quasi inouïe face aux insulteurs de Miterrand au mémorial de la Shoa m'a montré sa violence pathologique passionnelle intérieure d'une incroyable force
haineuse qui, heureusement, ne s'est qu'inversée dans un abolitionnisme quasi délirant également. Abolitionnisme qui va jusqu'à disculper son impardonnable Ami...


Je pense que pas mal de Juifs préféreraient qu'il fût un bon Goy!?