Rotterdam gagne sa cause contre un musulman qui refuse de serrer des mains

Publié le 24 Avril 2012

Écrit par Point de Bascule.ca

serrer main - bote

La cour a tranché que le refus de serrer la main des femmes de la part d'un candidat en poste dans la fonction publique  était «inacceptable» et qu’il nuirait aux relations que le conseil de ville cherche à établir avec ses clients.

Le conseil de la ville de Rotterdam a eu raison de ne pas offrir le poste de gérant du service à la clientèle à l’avocat Mohammed Enait après qu’il ait refusé de serrer la main des femmes, a décidé un tribunal de La Haye mardi après-midi.

Enait avait soumis sa candidature au département des services sociaux de la ville tout en déclarant que, conformément aux préceptes de sa religion, il ne serrerait pas la main des femmes. Il a déclaré qu’il accepterait cependant de les accueillir avec respect d’une autre façon.

Après que le poste lui ait été refusé, Enait entama une poursuite civile contre la ville de Rotterdam et plaida que le refus de l’embaucher constituait de la discrimination religieuse.

La cour a tranché que le refus du postulant de serrer la main des femmes était «inacceptable» et qu’il témoignait de son refus d’accepter l’égalité entre les hommes et les femmes, rapporta le site nu.nl. De plus, l’attitude du postulant Enait nuirait aux relations que le conseil de ville cherche à établir avec ses clients.

En 2009, Enait a fait les manchettes lorsqu’il refusa de se lever au moment où les juges faisaient leur entrée dans la salle d’audience en invoquant que, selon l’islam, tous les hommes sont égaux.

Le 18 janvier 2011, trois islamistes du Centre culturel islamique de Québec (CCIQ) se sont présentés aux auditions publiques d’une commission de l’Assemblée nationale du Québec pour livrer leurs commentaires au sujet du projet de loi 94 portant sur les balises aux demandes d’accommodement dans l’administration gouvernementale. Avant le début de la séance, le député Benoît Charrette s’est approché de Zeineb Hachicha, une des représentantes du CCIQ, pour la saluer et lui serrer la main. Celle-ci refusa. Plus tard, lors des travaux de la commission, le député Charrette est revenu sur l’incident et Zeineb Hachicha lui a répondu. L’échange intégral est disponible dans le Journal des débats :

Benoît Charrette (vidéo 06:44) : Mme Hachicha tout à l'heure, tout juste avant le début de votre présentation, je me suis présenté à vous, vous saluant. Vous avez refusé de me donner la main.

(…) Je pensais à ma propre expérience. J'ai effectivement des employés, des employés qui sont en contact constant avec le public, et je ne pourrais pas concevoir qu'une ou un de mes employés se refuse, par exemple, de donner la main à un commettant qui se présenterait devant lui ou devant elle.

Donc, pour moi, je l'admets d'emblée, ce serait un frein à l'embauche d'une personne qui adopterait une attitude de cette nature-là.

Zeineb Hachicha : (vidéo 05:22) (…) Il me semblait que ça, c'est quelque chose de connu maintenant dans la société québécoise. Les musulmans sont de plus en plus nombreux, et les musulmanes au sein de la société... et nous avons des raisons pour ça.

«Vous auriez dû savoir». Voici comment on pourrait résumer l’approche de cette représentante du CCIQ. Et bien, de plus en plus d’employeurs savent effectivement, ils savent qu’en embauchant des adeptes de la doctrine de madame Hachicha, ils mettront en péril leurs relations avec la clientèle, qu’ils auront des demandes pour accorder des congés pour la prière du vendredi, voire pour convertir un local en salle de prière, qu’ils devront acheter un autre four à micro-ondes pour réchauffer les lunchs halal de leurs employés, voire à restreindre une partie de leur cafétéria aux produits halal, etc.

Et on en est encore à se demander pourquoi le chômage frappe de façon si inégale les différentes communautés immigrantes.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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