Rubrique Liberté d'expression: Jacques Chirac le radical-socialiste au pouvoir. /2

Publié le 7 Juillet 2012

Deuxième épisode de la saga de Jacques Chirac. Proposé par Marie Claire Muller

 

Un des plus anciens politiciens français, Président de la République depuis 1998, Jacques Chirac se place, par ses positions de plus en plus à la pointe de la collaboration avec les pays arabes, en tête de la 5ème colonne de l'invasion musulmane en France.

 

Spécialiste du retournement de veste, arriviste, sous le coup de plusieurs procédures judiciaires pour escroqueries au détriment de l'Etat français, collabo de l'invasion musulmane en France, élu avec 82% des voix (Au même rang que Brejnev et Castro): Jacques Chirac est un excellent représentant de la RBIF (Ripoublique Bananiere Islamique de Francarabia), qui ne doit d'être encore en liberté qu'à la stupidité des français ayant voté - et re-voté pour lui. (Ce dont je m'honore, c'est de ne jamais avoir voté pour lui! Ndlr Gérard Brazon)

Jacques Chirac, né le 29 novembre 1932 d’une famille corrézienne, commence ses études secondaires à Paris pour rejoindre Sciences-Po avant d’intégrer l’Ecole Nationale d’Administration dont il sort dixième en 1959, dans la même promotion que Michel Rocard.

Etudiant, Chirac dont le coeur porte plutôt à gauche s’encanaille en vendant l’Humanité-Dimanche à la criée. Il signe même l’appel de Stockholm en faveur de l’interdiction des armes nucléaires, cause louable à priori mais que chacun sait totalement inféodée à Moscou et participant à une manipulation marxiste d’envergure.

Il intègre la Cour des Comptes avant d’être remarqué rapidement et nommé chargé de mission auprès du secrétariat général du gouvernement. Dès lors il naviguera à «droite» selon ce qu’il estime être son intérêt.

Depuis, son parcours politique se caractérise par d’impressionnants et nombreux reniements et volte-face en tous domaines.

Entre-temps il n’oublie pas de penser à ses propres intérêts. Ainsi il achète en 1969 pour 60 000 FF une propriété qu’il estime n'être qu’une modeste maison de campagne corrézienne. En fait, il s’agit bel et bien d’un château du XVI siècle de 2000 m2 sur onze hectares de terrain qui, opportunément, sera déclaré "Monument historique" deux mois après son acquisition ! Il est intéressant de savoir combien Jacques Chirac est capable de faire fructifier son patrimoine personnel à l’instar de celui du pays . 

Il ne s’arrête pas là puisqu’à Paris il loue depuis 1977 une maison de 189 m2, idéalement située rue du Bac, avec un jardin de 500 m2 pour la modique somme de 11 000 FF. Soit un loyer de moins de 60 FF/m2, du jamais vu à Paris. 

Aussi Chirac a toujours été en fonction et n’a jamais eu à se plaindre de son parcours politique qui le mènera depuis 1967, hormis six mois, toujours sous les lambris dorés et rassurants de la République : ministères, Matignon et l’Elysée depuis sept ans et demi !

Pour revenir à son parcours politique, notons qu’il était particulièrement europhobe à l’époque où il était conseillé par Marie-France Garaud. Aussi lance-t-il le célèbre "appel de Cochin" en 1978 où il fustigeait ceux qui préparaient l’inféodation de la France et qui consentaient à son abaissement.

Pourtant en 1992 il signait le traité de Maastricht sans état d’âme ! Sur l’euro, il disait, parmi d’autres déclarations, en 1990 «Faire une monnaie unique, cela veut dire que nous n’aurions plus de politique budgétaire nationale, plus de politique sociale indépendante, plus de politique de défense indépendante». Ou encore «Je suis absolument hostile au plan tendant à instituer en Europe une monnaie unique».

En 1998, les 14-16 juin au Conseil européen de Cardiff, il déclare «Un jour des historiens qui étudieront cette période rendront hommage au courage – et j’espère à la vision aussi – qui ont été ceux des chefs d’Etat et de gouvernement qui ont décidé d’adopter la monnaie unique.»

«L’avènement de la monnaie unique est riche de promesses pour notre économie.»

Ou encore cette année lors des voeux aux entrepreneurs, le 8 janvier 2002 «L’euro est le signe que nous pouvons nous rendre maîtres de notre destin». 

Ce à quoi Marie-France Garaud commentait «Je croyais Chirac fait du marbre dont on fait les statues, je m’aperçois qu’il est fait de la faïence dont on fait les bidets».

On le voit, chez Jacques Chirac, les convictions importent peu et surtout il en change sans gêne aucune ! Voyez par exemple son alliance sulfureuse avec la branche dure du trotskisme en France, depuis - et surtout - qu'il est installé à l'Elysee. Mais le pire est encore à venir si l’on considère ses positions sur tout ce qui est d’ordre national.

En effet, alors que Jacques Chirac effectuait son service militaire en Algérie, ses supérieurs ont tout fait pour qu’il ne puisse pas gravir les échelons militaires du fait de sa proximité passée ou présente supposée avec des éléments marxistes. Depuis il semble être très proche des musulmans algériens en particulier et des musulmans en général.

Ainsi Chirac est le seul Président à avoir accepté la visite triomphale d’un Président algérien en France. Encouragé, Bouteflika viendra nous insulter en juin 2000 jusqu’à l’intérieur même de l’Assemblée Nationale où il s’attaquera à la France coloniale dans un long discours particulièrement véhément, notamment envers les harkis !

Chirac sera le seul Président de la France à présenter des excuses à l’Algérie et à notre ancien monde colonial, et ce au nom de la France !

A un moment où notre pays est attaqué, de l’intérieur, par l’extrême gauche sur son passé réel ou supposé pendant la guerre d’Algérie, le président Chirac n’a eu ni l’honneur ni le courage de défendre son propre peuple. Il a préféré courber l’échine et en rajouter dans l’abject à l’encontre de la réalité historique. Il a préféré, de loin, s’incliner devant la réécriture de l’histoire par la gauche socialo-communiste comme cela a déjà été fait pour la seconde guerre mondiale !

Ainsi grâce à Chirac nous sommes passés dans une phase de repentance perpétuelle, car il n’en était pas à son coup d’essai.

En effet, sitôt élu, lors de son premier mandat présidentiel, il affirmait sans ambages la culpabilité et la responsabilité de la France dans le sort réservé aux Juifs pendant la seconde guerre mondiale au détriment de la cohésion nationale dont il est censé être le garant.

Pour l’Algérie il a les yeux de Chimène. Il se rend à Alger, y est accueilli en héros, car là-bas on sait reconnaître ses amis, ses donateurs aux yeux fermés ! Il ne manque pas de distribuer l’argent des contribuables français pour les inondations d’Alger mais oublie les Français qui souffrent et qui ont tout perdu dans le sud-est. Il oublie aussi de condamner les contrats gaziers qui lient la France et l’Algérie et qui sont toujours à des prix largement supérieurs à ceux du marché international !

A Paris, la France est sifflée au stade de France: Il n’a pas de réaction. Envers l’Algérie, pas de vagues possibles ! Mais Chirac ne s’est pas arrêté là et a mené toute sa vie une politique étrangère particulièrement pro-arabe.

Dans quel but ? Selon quels intérêts ? La question se pose car à ce jour nous n’en voyons pas les bénéfices pour la France.

Si dès 1975, Chirac autorise le lancement d’une centrale nucléaire en Irak (Osirak), alors que chacun connaît l’instabilité du Proche-Orient et la nature du régime de Bagdag; danger pour l'ensemble de la région (la centrale sera d’ailleurs bombardée en 1981 par Israël), Chirac entretient des relations très particulières avec le jeune président irakien Saddam Hussein.   

Chirac est aussi l’ami très intime de l’ancien Premier ministre du Liban, Rafik Hariri. Celui-ci est devenu milliardaire alors qu’il n’était parti de rien . Sa fortune est supérieure au PNB du Liban et le personnage quelque peu controversé. 

Pourtant une véritable connivence s’installe entre les deux hommes. Lors de l’éviction d’Hariri du gouvernement du Cèdre, Chirac le prend comme un véritable manquement libanais à son égard et les relations diplomatiques avec les pays de la région (Liban, Syrie) s’en trouvent affectées.

On parlat alors de "Bérézina diplomatique" !

Chirac reçoit et visite également les dirigeants syriens qui apparemment ne l’effraient pas malgré leurs accointances avec le terrorisme international .

Encore tout récemment il faisait des courbettes devant le président Bachir el Assad chez qui il a fait un détour après le sommet de la francophonie.

Ces amitiés pro-arabes se font évidemment toujours au détriment d’Israël, où Chirac fait face à quelques difficultés lors d’un déplacement. Ainsi en octobre 1996, de par son attitude inconséquente et puérile, remet-il en cause nos possibilités d’agir en tant que médiateur dans la crise israélo-palestinienne. Chirac s’était en effet vivement attaqué aux services de sécurité israéliens qui, selon lui, l’empêchaient d’aller à la rencontre des Palestiniens dans la rue !

De plus, en octobre 2000 à Paris, alors que E. Barak, Y. Arafat et M. Albright étaient ses invités, Chirac a été accusé, faute de diplomatie, d’avoir empêché la conclusion d’un accord de paix en incitant Arafat à demander plus encore qu’il n’avait accepté. Des proches collaborateurs de Barak ont estimé que le rôle de la France avait été «destructeur» et qu’ils avaient trouvé «un Président français qui avait une vision préétablie, qui ignorait les faits, qui ne connaissait pas la réalité sur le terrain. Quoi qu’on dise, il répondait en racontant des histoires, proférant des remarques intolérables». (Le Monde 07.10.00)

Une citation à rapprocher de celle de Raymond Aron «Chirac est d’une ignorance encyclopédique» ou de Simone Veil «Chirac au pouvoir, c’est bien pire que le socialisme. C’est l’Elysée transféré rue de Lille, au siège du RPR. C’est les copains analphabètes dans les ministères. C’est le pays rançonné, mis en coupe réglée» (05.04.95)

A ces signes d’incompétences graves au niveau international, Chirac doit ajouter son empressement souvent débordant. A trop vouloir en faire et surtout à trop vouloir se distinguer et se mettre en avant par tous les moyens possibles, Chirac se fait ridiculiser.

Ainsi le 05.02.89 fait-il l’oraison funèbre du roi Hussein de Jordanie…. 48 heures avant sa mort !

Le 08.11.00, il envoie un message de félicitations à G.W. Bush alors qu’Al Gore conteste les résultats et qu’il faudra attendre encore plusieurs jours pour obtenir les résultats définitifs !

On le voit bien ici, un homme d’Etat, un peu boy-scout, ne peut avoir totalement sa place auprès des Grands ce monde, d’autant plus qu’il est éclaboussé par de multiples scandales politico-financiers. On parle des HLM de Paris, des voyages payés en liquide… Si en France on accepte, somme toute, cette dérive politico-mafieuse, à l’étranger on parle véritablement de «Travelgate» par exemple. Le New-York Time en juillet 2001 parle de la France en termes peu diplomatiques : «Une dictature du tiers-monde ? Une république bananière ? Une famille royale du Golfe ? Vous n’y êtes pas, c’est la France de la cinquième République.

Pour couronner le tout, Jacques Chirac se fait conseiller par sa propre fille, Claude, très à gauche. A l’étranger ça ne passe pas, ça ressemble un peu à de l’omnipotence. «La place qu’occupe la fille du président peut être source d’interrogation sur le fonctionnement de la machinerie élyséenne» (El Mundo ). D’autant que Claude Chirac a également été entendue par les juges parisiens concernant les voyages de son père.

Pour finir, bien que l’étendue de ses reniements soient bien plus importants, il nous faut évoquer l’immigration. Souvent Chirac a eu des moments de lucidité… électorale sur ce sujet ! A chaque élection il nous ressort ses grandes idées.

Quand il accède au poste de Premier ministre en 1986 sous Mitterrand, Chirac va avoir résolument des intentions droitistes et se réclame d’ailleurs de Reagan. Aussi pour contenir l’influence du FN, il va se lancer dans une politique restrictive de l’immigration et dans la refonte du code de la nationalité. Mais la mort de Malek Oussekine lors d’une manifestation étudiante en 1986 va plomber son mandat et Mitterrand remportera finalement la présidentielle de 1988.

Le 19 janvier 1991; Chirac déclare dans un dîner-débat : «Notre problème, ce n’est pas les étrangers, c’est qu’il y a overdose. C’est peut-être vrai qu’il n’y a pas plus d’étrangers qu’avant la guerre, mais ce n’est pas les mêmes et ça fait une différence. Il est certain que d’avoir des Espagnols, des Polonais et des Portugais travaillant chez nous, ça pose moins de problèmes que d’avoir des musulmans et des Noirs (…) Comment voulez-vous que le travailleur français qui travaille avec sa femme et qui, ensemble, gagnent environ 15 000 francs, et qui voit sur le palier à côté de son HLM, entassée, une famille avec un père de famille, trois ou quatre épouses, et une vingtaine de gosses, et qui gagne 50 000 francs de prestations sociales, sans naturellement travailler… si vous ajoutez le bruit et l’odeur, hé bien le travailleur français sur le palier devient fou. Et ce n’est pas être raciste que de dire cela.» Bien rare accès de lucidité !

Mais après cette date, il fera totalement allégeance à la cause immigrée ! Pour quelles raisons ? A-t-il passé un pacte secret ? Avec qui ? En tout cas depuis ce «dérapage» Chirac multiplie les coups de pouce aux immigrés et les reniements.       

Le 6 novembre 1996, il dénonce : «les délais anormalement longs des procédures de naturalisation» et «la discrimination au faciès à l’entrée des boites de nuit».

Le 27 août 1997, devant la réunion des ambassadeurs, il appelle de ses voeux «un assouplissement de la politique des visas pour les Africains».

Le 15 octobre 1997, lors du conseil des ministres, il émet des «réserves sur les projets de loi sur l’immigration».

Claude Chirac est-elle l’instigatrice de ce revirement ou Chirac est-il simplement, une fois encore, victime de son instabilité chronique ?

Charles Pasqua, toujours en verve explique : «Chirac n’a aucune idée personnelle. Il n’a que des idées qu’on lui souffle, en l’occurrence, celle du dernier qui a parlé » (Le Monde 17.03.95).

Si l’on en croit ce que l’on a pu observer au cours de la dernière présidentielle, Claude Chirac était toujours affairée derrière son père. Elle contrôlait tout. Les déplacements, les discours, les rendez-vous. Elle voulait tout savoir, tout faire elle-même. Et Chirac suivait sans rechigner. Apparemment cette stratégie a payé mais à quel prix ? Que reste-t-il des positions droitières que Jacques Chirac a pu avoir dans les moments inspirés de sa vie politique ? Quelle liberté d’action possède-t-il encore véritablement ?

Le pouvoir suprême dans notre pays se trouve être en fait entre les mains d’une marionnette dont apparemment plusieurs acteurs en tirent les ficelles. Personnage ambigu à plus d’un titre, jacques Chirac se decouvre au fil des annees comme le "collabo" de l'invasion musulmane en France. Que ce soit au nom de son ideologie secrete, que ce soit par stupidite ou niaiserie, il doit etre abattu politiquement afin que puissent etre rehabilitees les idées nationales pour que la France revienne enfin aux francais. Si notre pays veut survivre, c'est aujourd'hui qu'il faut agir.

Quand l'Elysée s'acoquine avec les trotskistes

Depuis des années, Chirac rencontre les leaders lambertistes. Enquête sur ces liaisons cachées.

Gaullistes et trotskistes ont un ennemi commun: les communistes et avec eux leurs alliés. Jospin affidé, Chirac associé. Les trotskistes du Parti des travailleurs (1) ne se sont pas contentés de former puis d'envoyer en mission le Premier ministre. Ils ont également noué des contacts aussi discrets que serrés avec le président de la République. A deux reprises au moins, l'état- major des lambertistes a pris langue avec l'ancien maire de Paris. Directement.

C'était en 1995, quelques semaines avant l'élection présidentielle. Chirac était encore barré par Edouard Balladur, Premier ministre. Chaque voix allait compter, chaque suffrage peser. Une délégation de l'exécutif du PT rencontre, à l'Hôtel de Ville, Jacques Chirac : elle vient apporter son soutien au futur président. Côté trotskiste, il y a le chef, Pierre Boussel dit Lambert, supporter de Mitterrand en 1981 et candidat à la présidentielle en 1988. Alexandre Hébert fait partie de la délégation. De son «blaze» trotskiste «Ernest» ou «Armand», ce membre de la direction de Force ouvrière a qualifié dans un éditorial de l'Ouest syndicaliste François Mitterrand de «pétainiste». C'était à quelques jours du 10 mai 1981.

Une fois Chirac installé à l'Elysée, les contacts entre gaullistes et trotskistes se perpétuent. A l'automne 1995, Chirac et son conseiller, sénateur de Paris, Maurice Ulrich, reçoivent à dîner à l'Elysée la paire Lambert-Hébert. Cette fois, il ne s'agit pas de stratégie électorale mais syndicale. Le duo vient conseiller Chirac et plaider contre les prochaines ordonnances Juppé réformant la Sécurité sociale. Sans succès. Finalement, la grève paralysera la France.

Ces deux rencontres directes entre le chef de l'Etat et la secte du Faubourg-Poissonnière sont l'expression d'une alliance idéologique profonde. Gaullistes et trotskistes ont un ennemi commun: les communistes et avec eux leurs alliés.

Une tête de pont en Loire-Atlantique

 Alexandre Hébert tempête. Le responsable départemental FO de Loire-Atlantique, anarcho-syndicaliste revendiqué et participant assidu des réunions du bureau politique du Parti des Travailleurs (PT), s'emporte dès qu'on évoque ses liens élyséens. «Toute cette histoire n'arrive pas innocemment. Ça s'inscrit dans le bordel de la campagne.» Mais il les confirme à Libération. Etienne Garnier, député RPR de Loire-Atlantique, a servi d'intermédiaire. Le vieux syndicaliste et le gaulliste, aujourd'hui décédé, possèdent au moins un adversaire commun, Claude Evin, ancien ministre de la Santé de Michel Rocard. «Etienne Garnier m'a simplement demandé de venir chez Chirac avec Pierre Boussel- Lambert», précise Alexandre Hébert qui compte des amis à droite bien au-delà des limites de son département. Il n'a jamais caché son amitié pour Robert Hersant qu'il a connu aux Jeunesses socialistes en 1936. Le patron de presse et le vieux leader anarcho-syndicaliste ont même trouvé des terrains d'entente très concrets quand il s'agissait de faire pièce à la toute-puissance du syndicat du livre CGT en jouant la carte FO.

La fille de Maurice Ulrich

Elle se prénomme Michèle. Dans sa vie de militante d'extrême gauche, cette fille du sénateur RPR de Paris et conseiller du président Chirac, Maurice Ulrich, se faisait appeler «Sonia». Dans l'après-mai 68 jusqu'au milieu des années 80, elle est une des égéries des luttes étudiantes puis de l'Association des jeunes pour le socialisme (AJS, la branche jeune de l'OCI). Ses amis comme ses amours sont alors très proches du «vieux» Lambert. Elle fréquente ainsi l'un de ses gardes du corps, à la réputation de «casseur de stal», Lionel Malapa.

Des ex-lambertistes racontent volontiers que la jeune femme a servi de pont entre le PT et le RPR, entre Lambert et Chirac. Maurice Ulrich dément avec énergie. Jamais sa fille ne lui aurait demandé quoi que ce soit. Ce dont doute sérieusement un ex-camarade de «Sonia» : «Lambert procède toujours de la même façon. Il voit tous les gens qui l'intéressent une fois, deux fois. Puis il utilise des agents de liaison. Entre lui et la Chiraquie, l'agent était Sonia.» Aujourd'hui, Michèle-«Sonia» n'est plus que sympathisante, Lambert, lui, gère toujours sa boutique.

Le creuset FO

C'est par l'intermédiaire du syndicat de Marc Blondel où les lambertistes occupent des positions fortes que «passaient tous les contacts avec la droite et plus particulièrement le RPR», résume un ancien cadre du PT. Et les points de contact ne manquent pas. A commencer par la Cnam codirigée pendant près de trente ans par le patronat et FO. Pierre Lambert a lui-même milité au sein de la fédération FO des employés de la Sécu. Le patronat de la métallurgie, l'UIMM, dont un représentant occupait la vice-présidence de la Cnam, a été pendant longtemps le relais le plus efficace lorsqu'il s'agissait de faire passer des messages à la droite. La fédération FO de la métallurgie a compté dans ses rangs quelques responsables lambertistes de poids comme le Nantais Yvon Rocton, à l'origine de la grève de Sud- Aviation en mai 68.

Les unions départementales (UD) de Paris et des Hauts-de-Seine ont aussi été des passerelles précieuses avec la Chiraquie. Jean Grosset alias «Saïgon», secrétaire général adjoint de l'UD de Paris, négocie dans les années 90 avec Jacques Chirac, maire de la capitale, la paix sociale chez les éboueurs. Chirac n'a jamais manqué non plus de recevoir, lors de ses passages à Paris, le syndicaliste américain Lane Kirkland, à l'époque patron de la centrale AFL- CIO, qui a financé avec l'aide de la CIA la création de FO en pleine guerre froide.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Claude Germain V 07/07/2012 23:27


Bizarrement ce triste type de Chirac eut toujours pour une majorité de français mal informés une representativité Gaulliste ou Gaulienne ? pourquoi ?


Beaucoup de gens ont assimilé Chirac a une sorte de representant du RPR  ,ou  impliqué dans le SAC ,ou un espece de bras droit ou gauche du General .......lorsque j'etais plus jeune
c'est l'impression que me donnaient les gens qui parlaient de lui ......

Epicure 07/07/2012 16:42


Cher Gérard!


Vouspensez réellement que ne pas avoir voté pour cette chiraquie vous dispense de culpabilité d'avoir voté" pour toutes les autres?


On ne peut continuer d'aller voter pour maintenir ce système de toute façon sans en encourir une culpabilité majeure.


Citez moi un autre gouvernement durable qui fût honnête?


même Mendes france fut  coupable de soutenir une Gauche déjà innommable malgré tout...Il trouva des solutions (...) mais ne dura que quelques mois ...Le Système lui régla son compte
rapidement.