Sabatina James, autrichienne d’origine pakistanaise mariée de force se convertie au Christianisme.

Publié le 9 Octobre 2010

           La condition féminine. D'ailleurs à ce propos, je reste étonné du silence des féministes! Ou sont ces femmes qui se sont battues en leur temps pour soulever le couvercle de l'oppression masculine des années 1970 ! Ou sont les héritières de Benoîte Groult, Elisabeth Badinter, Gisèle Halimi et bien d'autres qui ont fait plier le droit pour qu'il s'adapte à la femme! Elles sont encore vivante mais leur voix ne s'élèvent plus! Seraient-elles devenues muettes. Il est vrai que dans le même temps, au nom de l'écologie on pousse les femmes à rester chez elles. Avec des petits trucs bien ficelés du style "allaitez votre enfants c'est mieux", "n'achetez  plus de couches jetables, lavez-les", "le prét à manger, ce n'est pas bon, faîtes la cuisine vous-même", ou le petit dernier, "comment rendre heureux votre mari lorsqu'il sort du travail". Il est évident qu'une femme écolo, amoureuse, attentive à la santé de ses enfants n'aura plus beaucoup de temps pour s'occuper d'autres choses comme la condition féminine dans l'entreprise ou dans la société. Bref, revenir au temps de grand-mère semble être considéré comme un progrés! A cette vitesse nous allons bientôt réouvrir des lavoirs en bord de seine mais avec du savon noir et une brosse écologique pour ne pas polluer le fleuve! Oh les filles, réveillez-vous! Vous ne voyez pas que l'on vous prend de nouveau pour des bonnes! Dans tous les sens du terme!

Gérard Brazon

 

Sabatina James, autrichienne d’origine pakistanaise mariée de force, publie son témoignage…

           On s’attend à voir une femme au regard inquiet, marquée par les brimades subies au Pakistan et les menaces de mort qui la poursuivent jusque chez elle, en Allemagne, où elle s’est réfugiée en 2004 après avoir fui sa famille. Mais c’est une superbe jeune femme au pas assuré qui entre dans la pièce. Le «cauchemar» des policiers qui assurent sa sécurité s’appelle Sabatina James – un faux nom –, a de longs cheveux bruns qui tombent sur les épaules, des yeux de biche, du gloss sur les lèvres, et porte un corsage décolleté sur pantalon moulant. Sabatina James est en France pour la sortie jeudi de son livre-témoignage, Mourir pour vivre à nouveau (éd. Le Cherche Midi, 16 euros).

 

Promise à un cousin au Pakistan

             Elle y raconte sa vie d’avant, celle d’une Pakistanaise née dans une famille de mollah, une «bonne musulmane» dont la vie a basculé lorsque sa famille s’est installée en Autriche à ses 10 ans. Elle s’occidentalise à vue d’œil. Ses parents laissent faire – c’est encore une enfant. Devenue femme, c’est le boomerang: ses tee-shirts, ses amis, ses aspirations, tout est injure aux yeux de ses parents, qui lui rappellent qu’elle est promise depuis des années à un cousin au Pakistan et qu’elle a intérêt à filer droit. Révolte, insultes, tabassages répétés, Sabatina encaisse tout, mais refuse ce mariage. Ses parents rusent en lui assurant que si elle revient avec eux au Pakistan, elle fera ce qu’elle veut.

               Elle tombe dans le piège et les suit. Elle finira fiancée à son cousin, puis jetée dans une école coranique pour la remettre dans le droit chemin. Devenue soumise et effacée, elle a la permission de revenir en Autriche. Elle y rencontre Christian, un ami chrétien qui va l’amener à se convertir. «J’ai compris que la violence qui m’entourait n’était pas liée à ma culture, mais à ce qui est écrit dans le Coran: ‘‘Il faut battre sa femme si elle n’obéit pas”, dit un verset. Le christianisme m’a aidée à devenir libre», explique-t-elle.

            Ceux qui ne supportent pas de l’entendre dire que «l’islam opprime les femmes» et que «cette religion doit se réformer» ont juré de la tuer. Mais «au Pakistan, les gens qui renoncent au Coran sont tués». Menacée de mort par sa famille, elle déménage seize fois en neuf ans. Elle n’a plus entendu parler d’elle depuis dix ans, mais vit toujours recluse. Car depuis la sortie de son livre, un best-seller en Autriche, ceux qui ne supportent pas de l’entendre dire que «l’islam opprime les femmes» et que «cette religion doit se réformer» ont juré de la tuer.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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