Samia Ghali à Marseille : l’heure du grand nettoyage ? Par Dominique Jamet

Publié le 16 Octobre 2013

Par Dominique Jamet pour Bd Voltaire

   De parents algériens, mais née à Marseille, elle est française. Abandonnée par le père, élevée par sa mère, une pauvre femme, une femme pauvre, elle a grandi au sein des quartiers nord, dans une des cités difficiles de la métropole phocéenne. Elle aurait pu, comme d’autres, porter le voile et se voiler la face devant les réalités, vieillir obscure et ignorante, préparer le couscous et les repas de fin de jeûne les soirs de ramadan pour une ribambelle d’enfants insolents, d’oncles et de grands frères protecteurs. De religion musulmane, elle défend une laïcité sans concessions.

Comme Rachida Dati, comme Rama Yade, elle s’est raccrochée à la première et la plus proche branche qui était à sa portée, fût-ce une branche pourrie.

Maire d’arrondissement depuis 2008 et sénateur des Bouches-du-Rhône la même année, elle doit son ascension à son parrain, un parrain qui a nom Jean-Noël Guérini. Comment faire autrement dans une ville quadrillée et« clientélisée » par toutes les mafias, politique, syndicale ou criminelle ? Elle en est désormais émancipée. Elle a conquis son indépendance, elle ne compte plus désormais que sur elle-même et il faut compter avec elle. Elle est belle, elle en veut, elle a du courage et du caractère.

La France a découvert Samia Ghali lorsque, l’an dernier, sonnant le tocsin, elle a demandé l’intervention de l’armée, seule capable selon elle d’assécher et d’assainir le marécage aux odeurs putrides de la délinquance et de la criminalité marseillaises. Partie en outsider dans les primaires socialistes locales, elle a fait mordre la poussière dimanche dernier à un président de communauté urbaine habile à passer entre les gouttes et à se fondre dans le paysage, et à une ministre qui, désignée de Paris comme candidate officielle, s’y voyait déjà, se croyait dispensée de faire campagne et a dénoncé violemment comme une « dérive » clientéliste le vote massif des habitants des quartiers nord pour celle qui en est issue et ne les a jamais abandonnés. Le second tour nous dira si Samia Ghali obtient l’investiture du PS, dernière marche avant la très incertaine conquête de la mairie.

Il y a à Marseille  un vieux malin de maire,(UMP) à bout de souffle, usé jusqu’à la corde et qui s’accroche à son fauteuil pour les petits plaisirs de vanité et les gros avantages de fonction qu’il lui apporte.

Il y a à Marseille des barons socialistes englués dans la corruption et le népotisme, empêtrés dans les mille liens qu’ils ont tissés au fil des ans avec toutes sortes de milieux. Les municipales qui approchent offrent aux habitants d’une ville que ses notables et ses voyous ont mise en coupe réglée la possibilité du renouveau.

Que celui-ci vienne par la gauche avec Samia Ghali (PS) ou par la droite avec Stéphane Ravier (FN), l’heure du grand nettoyage pourrait bien sonner en mars au clocher de Notre-Dame-de-la-Garde. Il y a urgence.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Pivoine 17/10/2013 19:25


"que des membres de son parti s'allient à son adversaire (UMP)"


Je rectifie : Menucci n'est pas à l'UMP, mais au PS.


Il n'est pas d'origine extra-européenne, contrairement à Samia Ghali, il pourra donc compter sur les autres membres de son parti. Eh oui, solidarité ethnique oblige !

L'EN SAIGNANT 17/10/2013 12:23


J'aime bien "SOCIALAUD" Ça rime avec ... que dis-je ...  cela en fait partie intégrante .!  

Pivoine 17/10/2013 11:43


Pour ma part, je crois juste que Samia Ghali profite du système, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle est au P.S. Le fait qu'elle ait gagné (grâce à sa communauté) prouve bien qu'à Marseille, le
remplacement de population fonctionne à plein.


Mais il est intéressant de voir que des membres de son parti s'allient à son adversaire (UMP) pour la faire tomber... On savait que la gauche était raciste, et qu'elle instrumentalisait les
immigrés pour gagner les élections, et se maintenir au pouvoir, et nous avons là une preuve éclatante !


Je suis sûre que certains socialauds commencent à prendre peur, en voyant la montée en puissance de tous ces gens (qu'ils ont fait venir), qui ne se contentent plus de voter
comme il faut, mais deviennent dorénavant des adversaires politiques. Leur électorat s'effrite, ils sont en passe de devenir un
groupuscule, comme je l'avais écrit tantôt.


S'ils avaient réussi à voter la loi autorisant le vote des étrangers aux élections locales, dans le but évident de gagner les municipales, ils auraient pris une raclée, car ces chers immigrés
n'auraient pas hésité à présenter leur candidat !


Mais avoir une vision à long terme, c'est trop demander à ces socialauds !

DURADUPIF 17/10/2013 00:16


Pas sur que le corps de ballet de gauche soit susceptible de pratiquer le grand nettoyage, compte tenu du grand marégot marseillais mais aussi de la nasse abyssale dans lequel notre Pays est
tombé et que l'immense majorité de nos concitoyens n'ont pas vu venir. Nos grands yeux fermés s'ouvrent et même si l'image de la communication est belle ils ne sont pas du tout surs que le salut
viendra du sérail.

L'EN SAIGNANT 16/10/2013 17:51


Très intêressant et instructif ....À suivre .... !