Sciences Po : La Cour des Comptes dénonce la gestion calamiteuse de feu Richard Descoings

Publié le 9 Octobre 2012

 

Sciences Po : « Nous étions soit intimidés, soit achetés »

Dans un récent rapport, la Cour des comptes dénonce la gestion financière catastrophique de Sciences Po, six mois après la mort de son président Richard Descoings. Sur RMC, un ancien professeur dévoile un système de primes opaques.

 

La rédaction avec Aurélia Manoli | RMC.fr | 09/10/2012

La Cour des comptes appelle à réformer Sciences Po Paris                    
Sciences Po : « Nous étions soit intimidés, soit achetés »

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Le rapport est accablant. Selon la Cour des comptes, la gestion financière de Sciences Po sous la présidence de Richard Descoings, six mois après sa mort, était tout simplement désastreuse. Primes démesurées, des enseignants qui ne font pas leurs heures ou des avantages luxueux, Richard Descoings semble avoir fait preuve de largesse, le tout sans aucun contrôle de l’Etat qui lui verse pourtant une subvention de 62 millions d’euros, en hausse d’un tiers entre 2005 et 2010.
L'institution financière demande donc au ministère de l'Enseignement supérieur de «
 revoir au moins en partie sa subvention à la baisse ». Pas de réponse officielle pour le moment, la ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, ne voulant s’exprimer qu'à la publication du rapport définitif, d'ici fin novembre.

Une année payée à 100% pour 17 heures de cours

 

Philippe Braud, professeur émérite de Sciences Po Paris, y a enseigné les sciences politiques pendant 12 ans, avant de prendre sa retraite l'année dernière. Et les gaspillages, il connaît : « Le seul fait qu’on ne demande pas aux universitaires de faire leur service, c’est une forme de gaspillage, regrette-t-il. Un prof d’université doit faire 128 heures d’enseignement dans l’année. Or, la majorité faisait 60, 50 heures, et d’aucun en ont fait fort peu.  J’en suis un exemple : mes cours ayant été supprimés, j’ai insisté pour qu’on me donne un service et je n’ai obtenu aucune réponse. Donc j’étais payé à 100% la dernière année pour faire 17 heures de cours, ce que je trouve scandaleux ! »

« J’ai fait preuve d’une certaine liberté de parole, les primes ont disparu »

 

Peut-être pire que la mauvaise gestion, Philippe Braud dénonce un système de primes « proche du clientélisme » et « opaque, dont les contours pouvaient être extrêmement variables ». Elles pouvaient atteindre « des montants astronomiques » pour ce que le professeur à la retraite appelle « le cercle intérieur ». « Ces primes apparaissaient ou disparaissaient largement en fonction de la faveur qui était la nôtre auprès du directeur. Par exemple, j’ai fait preuve d’une certaine liberté de parole, c’est la raison pour laquelle ces primes, qui ont toujours été modestes en ce qui me concerne, ont disparu, dénonce-t-il, avant de conclure : c’est vrai que dans cet établissement, nous étions soient intimidés, soit achetés ».
Richard Descoings lui-même se versait un salaire de plus de 530 000 euros. Un salaire en hausse de 60% en six ans, et qui n’avait pas été voté en conseil d’administration.

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Claude Germain V 10/10/2012 09:18


Vous ne pouvez toucher aux comptes foireux de cette eminente institution ,car vous allez mettre en cause TOUTE LA CLASSE POLI-POURRIE française  et donc mettre un regard dans le
fonctionnement de la mafia politique .


Si ???? par hasard ...mais vraiment par hasard ..... un jour ...comme ça .....mine de rien ;;;; on decouvrait des detournements et autres financements occultes de "parti" grace a
l'argent de cette magnifique institution ,il suffirait peut etre de connaitre de quelle obedience politique font ou faisaient parti les dirigeants de ce
carphanaum...............................................................comme disait le grand gourou de mon quartier : "aide moi ,le ciel t'aidera ...........................


 

LA GAULOISE 10/10/2012 08:51


Et personne n'exige une enquete approfondie et des comptes sur ces " détournements"?

Claude Germain V 09/10/2012 21:40


Triste et pitoyable établissement devenu discriminatoire envers certains français étant surtout diplômés et abberation du systeme ouvert en priorité a des personnes sous certains
prétextes  ,cela encouragé par Sarkozy 1er ,personnes ne possédant MÊME PAS UN NIVEAU CERTIFICAT D' ÉTUDE,a qui on ne demande absolument aucun niveau intellectuel ,dispensés
de tests d'intelligence ou plutot disons culturels  ,qui représenteront demain la France sous la forme d'une armée-mexicaine en déroute . Ces gens là representeront la France en
decomposition et soumise aux ordres du mondialisme .
Souvenons nous de la création de l' ENA par le général de Gaulle et Michel Debré à la Libération ,ENA honorable institution corporatiste et dépassée, qui continu a mettre la France en faillite
depuis presque 70 ans ,pour préserver ses privilèges et nous créer des hordes et des cohortes de hauts fonctionnaires surpayés  style préfets et sous préfets ,pseudo profession qui ne
représentent plus rien quelles mêmes .On voit le résultat d'ailleurs de Hollande s'entourant   d’énarques de sa promotion et de celles des copains ce qui permet a des castes inutiles de
se maintenir au pouvoir et de museler les Francais a travers des impôts faramineux et autres rackets fiscaux .Parce que cela les énarques de Bercy et d'ailleurs ,ILS savent faire ,c'est la plus
grosse spécialité française ,la France le pays LE PLUS IMPOSE AU MONDE .je défis quiconque de prouver le contraire .Le problème du mauvais calcul de toutes ces castes de voleurs ,c'est qu'ils
s'attaquent UNIQUEMENT depuis 70 ans a la même classe sociale ,la classe moyenne .Le plus grave c'est que cette fois çi la classe moyenne ,elle n'en peut plus et avant la fin de ce quinquennat
elle risque d'exploser .Quel en sera le déclencheur ??? mystère du siècle ......
Ne pas oublier pour l'anecdote ??? que Michel Debré qui fut quand même un grand ministre ,avoua vers la fin de sa vie SON GRAND REGRET D'AVOIR CRÉE L'ENA .. et toutes les autres institutions qui
suivent sont dans le même cas .......soucis a se faire en pays de France en pleine déliquescence politico-économique  ...... nous en serons très vite grâce aux grands penseurs
techno-bureaucrates que nous créons dans ce pays a nous retrouver au niveau de la Grèce et de l'Espagne .... Bon courage a NOUS .....

Claude Germain V 09/10/2012 21:34



Dorothée 09/10/2012 21:14


Ectrait d'un article paru dans Minurne concernant les grandes écoles :


Dans les cent premiers, il y a deux universités françaises, la première, Paris-Sud est 37ème, Pierre et Marie Curie (Paris VI) se trouve à la 43me place. La première grande
école, Normale Sup, à la 73ème place. Aucun autre grand établissement supérieur français.


Pas d'Université ou Ecoles chinoises, (Jiao Tong de Shangaï se trouve 241ème), mais une australienne, quatre anglaises (dont deux dans le Top 10) une Coréenne, deux israéliennes…


La première école non anglo-saxonne est le Polytechnique de Zurich à la 23ème place. Tokyo est dans les 20 premiers. Les Etats-Unis ont 7 de leurs grandes écoles dans les dix premiers.


En nombre d'établissements dans le "Top 500", les Etats-Unis arrivent largement en tête, avec cent cinquante établissements, suivis par la Chine, avec quarante-deux universités. Le
Royaume-Uni en compte trente-huit et l'Allemagne trente-sept.


Où est la France ? 8ème avec vingt établissements, pas vraiment de quoi être "en fierté" !


Mais où sont l'ENA, Sciences Po, Polytechnique, les Mines ?


Au premier classement en 2003, Polytechnique était 201ème, Sciences Po 208ème, l'ENA 240ème et Ecole des Mines 400ème. Depuis, Polytechnique a
rétrogradé en 2012 dans les 400 où elle rejoint Les mines, ENA et Sciences Po ont refusé de faire partie du classement.