SDF: De la misère d'une française en haut des marches du métro.

Publié le 3 Décembre 2010

             Dans la même veine des SDF dont tout le monde se moque bien au fond. Noël approche, les enfants s'énervent, Les magasins brûlent d'énergie que ce soit en lumière ou en employés déjà épuisés.

            Les chiffres d'affaires sont dans le viseur de tous les chefs d'entreprises. Les jouets rapportent beaucoup, Noël c'est la fête avant d'être une naissance particulière. Noël ce n'est pas le Ramadan, les médias n'en feront pas les gros titres. Moment d'une religion qui n'a pas le vent en poupe en Irak, en Iran et d'une manière générale dans les 57 pays sous la loi islamique.  La fameuse charia qui tue des gamines de 16 ans et en marie d'autres à 9 ans.

Mais je m'égare bien sûr. Je reviens à cette femme que j'ai vu un soir d'hiver en haut des marches du métro Place du Colonel Fabien. On passait tous à côté. Une pièce par ci, une autre par là et l'immense question: que faire pour que chaque hiver ne ce soit la même chose?

 

 

La Manche.

Elle est assise et ne dit rien.

Ses yeux bleus regardent au loin

Elle est assise comme déposée

Assise  en haut de l'escalier.

Elle attend.

 

Quoi ? Qu'est-ce que j'en sais?

Pas le temps.

 

Hier, et sans doute demain

Elle sera là dans le paysage

Elle sera comme une image

Elle ne dit toujours rien

Un petit gobelet à la main

Elle attend.

 

Vous, moi, les gens, chacun

Nous passons notre chemin

Que fait-elle là? Je ne sais!

Pourquoi est-elle là ?

Pas le temps.

 

Elle ne dit jamais rien

Son petit gobelet à la main.

Des chiffons sur le dos posés

Des chaussures aux pieds troués

Elle est assise comme déposée

En vrac en haut de l'escalier.

 

Des pauvres cheveux blancs

Entourent son visage émacié.

Quelques mèches collés

Sur un visage ridé

Combien de temps ?

 

Elle est si fatiguée.

Assise en haut de l'escalier

Sortie du Métro Fabien

Hier et sans doute demain

Un petit gobelet à la main

Elle attend.

 

Vous, moi, les gens, chacun

Nous passerons notre chemin.

Un jour, elle ne sera plus là

Les gens, vous, moi, on l'oubliera.

G Brazon

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

Commenter cet article

island girl 03/12/2010 23:29



Belle poésie ,très réaliste..



roy 03/12/2010 20:35



Bravo Gérard



domi 03/12/2010 18:06



Malheureusement tellement de français et européens dans la rue alors qu'ils devraient au minimum être tous logés avant de mettre les étrangers dans les appartements ! quel délire et quel monde
complètement tordu ! on loge les étrangers avant les français  !!! c'est vraiment une honte !!!



BIDAUX Marie 03/12/2010 11:27



Merci ! Enfin quelqu'un qui n'a pas la langue de bois ou qui n'a pas peur.



raymond 03/12/2010 09:25



votre poesie part d'un sujet bien triste et bien reel.on ne pense pas au desarroi de ces gens ,qui ne sont pas tous issus de la "cloche" mais des gens qui n'ont pas eu de chance.Guere peu
d'associations ne se bougent pour eux.l'Etat au lieu de gaver les assos nefastes a notre France ferait mieux d'aider ces malchanceux