Seconde partie de la Lettre ouverte aux autorités politiques européennes par François Célier.

Publié le 2 Juin 2011

Lettre ouverte aux Autorités Politiques de l’Union Européenne

D’Allemagne (Christian Wulff  et  Angela Merkel) ; de Bulgarie (Gueorgui Parvanov  et  Boïko Borisov) ;  d’Autriche (Heinz Fisheret Werner Faymann) ; de Belgique, (Roi Albert II  et  Yves Leterme) ; de Chypre (Dimitris Khristofias) ; du Danemark (Reine Margrethe II  et  Lars Lokke Rasmussen) ; d’Espagne (Roi Juan Carlos Ier  et  José Luis Rodriguez Zapatero) ; d’Estonie (Toomas Hendrik Ilves  et  Andrus Ansip) ; de Finlande (Tarja Halonen  et  Mari Kiviniem) ; de France (Nicolas Sarkozy  et  François Fillon) ; de Grèce (Karolos Papoulias  et  Georgios Papandréou) ; d’Hongrie (Pal Schmitt  et  Victor Orban) ; d’Irlande (Mary McAleese  et  Brian Cowen) ; d’Italie (Giorgio Napolitano  et  Silvio Berlusconi) ; de Lettonie (Valdis Zatlers  et  Valdis Dombrovskis) ; de Lituanie (Dalia Grybauskaité  et  Andrius Kubilius) ; du Luxembourg (Grand-Duc Henri  et  Jean-Claude Junker) ;  de Malte (George Abela  et  Lawrence Gonzi) ; des Pays-Bas (Reine Beatrix  et  Mark Rutte) ; de Pologne (Bronislaw komorowski  et  Donald Tusk) ; du Portugal (Anibal Cavaco Silva  et  José Socrates) ; de République tchèque (Vaclav Klaus  et Petr Necas) ; de Roumanie (Traian Basescu  et Elmil Boc) ; du Royaume-Uni (Reine Elisabeth II  et  David Cameron) ; de Slovaquie (Ivan Gasparovic  et  Iveta Radicova) ; de Slovénie (Danilo Türk  et  Borut Pahor) ; de Suède (Roi Carl XVI Gustaf  et Fredrik Reinfeldt) ; de la Suisse (Micheline Calmy-Reyet du Vatican (Benoît XVI, Pape).  

 
La marche des évènements que nous observons et que nous analysons par l’usage de la raison, de même que les croyants le font pour les signes envoyés de Dieu, ne sont pas toujours ceux que nous interprétons le mieux. Dans le tohu-bohu du monde moderne, le regain de la barbarie, le désappointement, le chagrin, la tragédie et la haine que nous pensons ne durer qu’un temps, croissent et se succèdent continûment. 

Pourtant nos souhaits, ou nos prières, sur les besoins, les souffrances de certaines populations, ou plus personnelles dans nos foyers et les environnements dans lesquels nous évoluons, sont connus et compris du ciel événementiel, mais aussi du Seigneur de la Création. Que l’on soit agnostique, athée ou croyant, nous ne pouvons ignorer que le monde qu’IL a créé, dans lequel nous serions les créatures les plus achevées, contient en filagramme un dessein moral compatissant et même rédempteur.

Pour le Seigneur de la vie, la bonté et l’amour sont les principes même des dimensions de son infinité omnisciente. Cependant, IL nous a laissé le libre-arbitre d’incliner vers le bien ou le mal, de choisir la vie plutôt que la mort. Mais IL aime passionnément tous ceux qui vivent en conscience sous son regard, et qui espèrent en Lui. Dès lors, qu’advient-il quand la guerre et les bruits de guerre résonnent de plus en plus forts, jusqu’à étreindre nos cœurs d’une angoisse prémonitoire ? Que peut-il advenir de nous si les fondements sont renversés, que peut faire le juste ? S’interroge depuis trois mille ans le psalmiste, jusqu’à se dire, à quoi bon fuir vers la montagne comme un oiseau ? Alors que les méchants bandent leur arc, fixent leur flèche sur la corde, pour la lancer, depuis les ténèbres, contre les cœurs droits. (1)

Dirions-on en nos cœurs : inutile de trembler, de courir, de changer de continent à vol d’oiseau de métal argenté ; inutile de se cacher, car ce ne sont là que les vibrations du tamis universel préludant au jugement éthique des hommes et des nations. L’Eternel, Ha’Shem, Seigneur de la Création, dont les yeux sondent les intentions et les mobiles et voient les actions de chacun dans sa prévisualisation omnisciente à ces préludes à la guerre… que d’aucun nomment Jihad à l’encontre de notre civilisation occidentale.

Le prophète hébreu Sophonie l’annonçait en ces termes, pour notre temps : Ce jour est un jour de fureur, un jour de détresse et d’angoisse, un jour de ravage et de destruction, un jour de ténèbres et d’obscurité, un jour de nuées et de brouillards, un jour où retentiront la trompette et les cris de guerre contre les villes fortes et les tours élevées. Je mettrai les hommes dans la détresse, et ils marcheront comme des aveugles, parce qu’ils ont péché contre l’Eternel ; je répandrai leur sang comme de la poussière, et leur chair comme de l’ordure. Ni leur argent ni leur or ne pourront les délivrer, au jour de la fureur de l’Eternel. (2)

C’est pourquoi, en citoyen patriote et homme de foi, je m’adresse à vous, Président Nicolas Sarkozy, à vous Premier Ministre François Fillon, de même qu’aux autres Autorités des 26 pays de l’Union Européenne, pour exposer les sentiments, les perceptions et les attendus observés depuis des années autour de moi, et pour lesquelles je me fais porte-voix : «Nous, citoyens de toutes catégories sociales avons la conviction d’êtres considérés de vos hauteurs hiératiques comme les petites gens d’en bas… Vous, Autorités politiques élues par nos voix, notre labeur et nos deniers, qui représentez vingt sept nations historiques, sachez bien que pour vos raisons d’Etats, parfois erronées, et votre manque de vision de l’avenir, vous vous êtes dissociés de nous, petites gens d’en bas.

Aussi, nous autres, n’étant plus que simples bulletins votants potentiels, aisément manipulables, imposables et corvéables à merci, déclarons résolument rejeter le futur que vous planifiez à notre insu pour nos pays que nous aimons et qui demeurent, quoi que vous en pensiez, fondés sur un socle historique, socioculturel judéo-chrétien et ce, jusqu’à la Déclaration Universelle des Droits de l’homme de 1948.

Sans nous êtres concertés, mais la chose était dans l’air nous, peuples d’en bas sommes historiquement et mémorablement unis pour dénoncer et contrer toutes tentatives captieuses cherchant à détourner nos constitutions démocratiques si chèrement conquises par nos pères républicains ; de réduire subrepticement nos libertés fondamentales ; d’aliéner  l’autonomie de nos pays respectifs au profit d’une vague entité à vocation politico-culturelle arabo-orientaliste. Nous constatons votre volonté sous-jacente d’imposer, de gré ou de force, par propagande didactique et médiatique, par allégations et raisonnements spécieux, une immigration massive de populations mahométanes, ce dont tous français de bon sens ne veulent pas, car ils n’ignorent plus l’objectivation inhérente qui les accompagnent, à savoir, rien moins que de soumettre et supplanter notre civilisation européenne, démographiquement et par chantage à la terreur. 

Attendu que vous autres, Chefs d’Etats et de Gouvernements européens, polarisés par vos défaillances en gestion financière, économique, énergétique, fruits d’un immense gâchis  de nos ressources et de nos richesses ; vous qui êtes tiraillés par de vos obsessions électoralistes, pour vous maintenir aux commandes, et par vos surdi-mutités vous n’entendez plus les plaintes et la colère qui gronde dans vos populations de petites gens d’en bas. Il semble bien que vous ayez sous-estimé à quel point le devoir de chacun de vos concitoyens a pour corollaire sa liberté d’autodétermination, sa dignité de vivre et de penser par lui-même. Le magnifique exemple du peuple tunisien est encore présent à la Une de la planète média toute entière. Aussi, nous peuples d’en bas, indubitablement coupés de vos mobiles hasardeux et de vos monomanies électoralistes, considérons que vous outrepassez délibérément les lois de nos systèmes démocratiques, par vos allégations sur les crises financières et énergétiques bien opportunes, alors qu’elles pourraient être maîtrisées par les potentialités ingénieuses de nombre de petites gens d’en bas, courageux et refusant l’aberration de l’assistanat, sont dispersés dans vos populations, attendant que vous les consultiez...

Dénués de vision, entourés de parfaits gestionnaires technocrates à courte vue, vous préférez vous appuyer aventureusement sur une politique arabe insensée, issue d’un autre âge : une Eurabia dangereuse et des plus aléatoire, dont l’objectif cachée est celui de nous (et vous) soumettre à l’Islam et obérer l’avenir générationnel de nos filles et de nos fils. En dépit des enfumages et tromperies didactiques profitant à l’élaboration du mythe de mondialisation pluriculturelle, nous peuples d’en bas sommes sur le qui-vive. Nous observons, par exemple, que vous n’hésitez plus à envisager l’affaiblissement numérique, technologique de nos armées défensives, faite fi du service militaire, pourtant ciment de cohésion nationale, sans parler de vos assentiments onusiens systématiques, au point d’accueillir des dictateurs et d’agréer leurs diplomaties mafieuses.

Dorénavant semble-t-il, selon vos élites formatées à l’irréalité, envoûtées qu’elles sont par les mantras de paix et tolérance, plus de frontières défendables alors que les avancées d’une guerre inéluctable entre deux civilisations se lèvent à l’horizon de demain peut-être. Par ailleurs, où sont les pare-feux et garde-fous des 5ème colonne et des Chevaux Troyens, confortés par une nuée de pré-collabos à l’affut ? Sans omettre la subtile corruption de nos monnaies et de nos épargnes, de nos cultures historiques ré-visionnées… etc.

Aussi, Monsieur le Président Nicolas Sarkozy et Monsieur le Premier Ministre François Fillon, vous qui êtes de confession judéo-chrétienne, de même que vos pairs des 26 autres nations européennes d’historicité ancestrale, puis-je vous rappeler que nous, petites gens d’en bas sommes d’autant plus patriotes en regard des dangers qui se présentent. Patriote ? Ce mot figure toujours dans nos lexiques, bien que ce qualificatif s’assimilerait péjorativement à populiste pour certains. C’est pourquoi, messieurs les Présidents et Chefs de Gouvernements, nous résisterons à toute lâcheté et allégeance inavouée envers ces récents collègues mahométans, que vous flattez ou accueillez en grande pompe. Nous, petites gens d’en bas, défendrons résolument les termes d’honneur et de dignité citoyenne, et nous en répondront en notre âme et conscience. Par ailleurs, puis-je rappeler que l’esprit de la prophétie est resté muet pendant presque 2000 ans… Par conséquent, il est remarquable qu’il se fasse, de diverses manières, entendre de nouveau jusqu’à vous, car vous n’êtes pas sans l’ignorer, sur le plan événementiel de l’actualité des nations et sur le plan métaphysique, il se passe des choses qui ne peuvent s’entendre qu’au travers d’une grille de lecture relevant de la foi judéo-chrétienne.

Le Prophète Esaïe nous y exhorte : Souvenez-vous de ce qui s’est passé dès les temps anciens ; car je suis Dieu, et il n’y en a point d’autre. Je suis Dieu, et nul n’est semblable à moi. J’annonce dès le commencement ce qui doit arriver, et longtemps d’avance ce qui n’est pas encore accompli ; je dis : Mes arrêts subsisteront, et j’exécuterai toute ma volonté.(46-9). La prophétie s’est remise en marche, elle ne s’arrêtera plus, elle s’accomplira, elle s’accomplira certainement. (62-1).

Personnes ne sait précisément décrypter la convergence des temps physiques et les moments spirituels de l’Eternel, mais nous pouvons réfléchir sur les avertissements divins dont parlent les Prophètes hébreux, qui sont toujours le fondements de notre foi. Ils ne se perçoivent que par l’entendement de notre esprit car ils proviennent de l’Esprit (Dieu est Esprit). D’autant que ces textes annonciateurs et apocalyptiques (signifiant révélations) se presseront de plus en plus souvent dans l’esprit des hommes de notre temps.

Monsieur le Président Nicolas Sarkozy, Monsieur le Premier Ministre François Fillon, messieurs les Chefs d’Etats et de Gouvernements européens, rien ni personne, ni l’ONU, ni la Ligue arabe, ni l’Organisation de la Conférence Islamique, ni Ahmadinejad, ni qui que ce soit sur terre ne pourront empêcher que la volonté de Dieu s’accomplisse. Ce sont là les Paroles que nous devons avoir le courage de proclamer face à toutes les puissances mensongères et leurs velléités colonisatrices de notre Union Européenne. Pour conclure cet article inaccoutumé, Monsieur le Président Nicolas Sarkozy, Monsieur le Premier Ministre François Fillon, de même que vos pairs européens, je suis conscient que mes paroles sont pour le moins inhabituelles dans le brouhaha de vos activités politiques, pragmatiques et diplomatiques ; néanmoins je les confie à votre réflexion.

De même, je vous invite à méditer sur une simple question que se posa longtemps une amie historienne remarquable : «Comment des peuples chrétiens, dotés d’Etats, de fortes armées et des plus riches cultures de leur temps, se désintégrèrent-t-ils dans leurs confrontations avec l’islam du VIIe au XVe siècle ?» (3)

Après tout, messieurs les Président et Chefs de Gouvernements européens, qui vous tiendrait mon langage si personne autour de vous ne s’en préoccupe ? Quel Conseiller en géopolitique évoquerait le besoin d’une profondeur de champ métaphysique pour que vous puissiez comprendre toutes les dimensions des enjeux auxquels vous allez être confrontés ?

Respectueusement.

©François Célier, Pasteur et écrivain pour LibertyVox

Notes :

 (1) Psaume 11

 (2) Sophonie 2 : 14-18

 (3) Bat Ye’or (Fille du Nil) dans son livre magistral « L’Europe et le spectre du Califat » Ed. Les Provinciales. 2010

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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isabelle 03/06/2011 00:38



Magnifique texte !


Mais le liront-ils seulement ?


Je ne peux pas croire que nos hommes politiques ne savent pas ce grondement des peuples qui en ont ras-le-bol. Mais pourquoi ne font-ils rien ? Visées électoralistes ? Impossible : ne pas
entendre le peuple aujourd'hui, c'est être sûr de se faire éjecter.


Pieds et poings liés par des traités, accords ou ce qu'on voudra qui nous dépassent ? Peut-être. Mais alors pourquoi Marine Le Pen promet-elle, elle, de remettre les choses à leur place et
explique comment le faire ?


Non, vraiment, je ne comprends pas.



Claude Germain V 02/06/2011 09:53



TOUT  y est dit .Ce texte est superbe .Je pense qu 'il devrait etre diffusé plus largement (avec les references Auteur evidement .)



Nancy VERDIER 02/06/2011 08:32



Texte magnifique, émouvant, impressionant. A conserver en archives. Comment une civilisation aussi puissante et belle que la nôtre peut -elle  plier devant une misérable
culture qui au nom d'une imposture  n' a produit que chantage, esclavage, désertification, haine et crimes ?? Pourquoi avons-nous des dirigeants aussi lâches? Ils nous laissent
tomber, ils oublient le peuple, mais nous refusons de nous laisser abattre.