Sens, éthique et vérité, qu'ils disaient.../1

Publié le 8 Mars 2011

          Point de vue d'une écolo sur Post.fr. Amusant et tellement ressemblant à d'autres. Est-ce du mimétisme ou est-ce vraiment cela la politique en France? A classer dans la rubrique: Les socialistes n'ont aucune leçon à donner!

Gérard Brazon


          (...) Sur mon répondeur, dans la journée, tombe le message d'une pote écolo de Marseille, me causant, du rapport d'Arnaud Montebourg sur la fédération PS des Bouches-du-Rhône, du bordel entraîné localement. Les pieds dans la neige, en altitude, je ne me suis pas dans un premier temps, sentie très concernée...

De retour dans la plaine, à la lecture des déclarations de la direction nationale, qui défendait Guérini en feignant d'attendre la fin de l'instruction, j'ai pu constater à quel point "le sens, l'éthique et la véritéétaient présents dans ces échanges vifs... On ne change pas une équipe qui gagne en trichant, qui a perdu le sens du collectif, qui est capable de se tirer une balle dans le pied en étant aveugle.

Non pas que je sois redevenue pro-Montebourg. Il y a d'ailleurs, dans les descriptions marseillaises narrées par ses soins, d'étranges similitudes avec les attitudes de ses sbires en Saône-et-Loire, côté intimidations du militant rebelle à son charme et pratique de l'humiliation. Reconnaissons-leur une différence de taille : ils ne sont pas armés. Rien n'étant gratuit, on cause aussi d'un parachutage dans le Sud, plus tard du grand pronoïaque pervers du Val de Saône, puisque pour etre président, son obsession, mieux vaut avoir dans sa poche une grande fédé. Vu du Sud et de loin, il peut certes passer pour un chevalier blanc...

         L'un de ses illustres lieutenant du 71 se serait distingué en tentant de frapper l'une de ses collègues, afin de l'empêcher de prendre la parole en public voilà quelques mois. Sans son frère qui s'est interposé, la jeune donzelle, aurait, paraît-il, essuyé une gifle. On mesure à ce genre d'attitude, révélatrice d'impuissance, de bêtise et méchanceté l'impasse dans laquelle se situent les partis aujourd'hui et certains de ses cadres de bas étage, recrutés pour allégeance aveugle et intelligence perverse. Surtout pas critique. Assurez une bonne situation à certains, ils sont capables de tout. A Marseille comme ailleurs. Incapables de supporter la simple émission d'opinions différentes de celle du féodal local, qu'ils prennent pour la mise en danger de leurs avantages. Des traits comportementaux, liés à la dangereuse professionnalisation  de la vie politique, sans limitation de durée ni test de QI. Des comportements qu'on retrouve hélas dans tous les partis mais davantage dans cette SFIO figée qu'est devenue le PS au fil des ans. Il suffit parfois, de discuter avec quelques syndicalistes des collectivités locales pour mesurer l'étendue du désastre de ces comportements d'affidés décérébrés envers des gens modestes, qui leur sont à la base favorables et dont ils perdent l'estime et le vote.

          Il reste donc des choses à inventer mais d'abord à faire le ménage, à repenser les comportements, la participation et l'implication citoyenne. Constater l'étendue des dégâts. Espérer et agir pour qu'au-delà des tactiques d'appareil, déconnectées du sens commun et de l'intérêt général, quelques initiatives constructives et prometteuses, chez les écolos comme ailleurs, prennent enfin corps. "A Marseille, c'est simple finalement : la droite serait corrompue, le PS aussi. Nous, non. Enfin pas encore !" Lucides et vigilants. Il devient urgent d'inventer et d'intéresser les citoyens à la politique autrement qu'en distribuant des postes ou de vouloir conserver des fiefs.

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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