Silence médiatique quand une musulmane socialiste refuse de marier deux lesbiennes - Par Maurice Vidal

Publié le 18 Novembre 2014

mennuccighaliC’est étrange cette façon qu’ont les médias de faire allégeance au politiquement correct, au point de garder pour eux les informations qui les mettraient dans l’obligation de repenser cette allégeance. Mais il est vrai qu’il est toujours difficile d’aller à l’encontre de soi, tant cela demande de l’énergie et du courage.

C’est ainsi qu’après avoir largement couvert le mariage pour tous, les médias ont omis de traiter ce qui s’est passé le 16 août 2014, à la mairie du 15ème arrondissement de Marseille, où avait lieu la cérémonie de mariage de deux lesbiennes, ce qui, depuis la loi du 18 mai 2013, est on ne peut plus licite.

Pourtant, le mariage n’a pas eu lieu. Il y avait bien le maire, ou plutôt l’adjointe au maire, madame Sabrina Hout, et les deux futures épouses, mais Sabrina Hout, qui, ce même jour, avait célébré sans difficulté d’autres mariages, ne put célébrer celui-là.

Etait-elle souffrante ? Pas le moins du monde ! Elle était simplement en accord avec sa religion, qui interdit le mariage homosexuel. Elle était donc chrétienne.

Chrétienne ? Bien sûr que non ! Si elle avait été chrétienne, toute la France l’aurait su, car nous aurions été assourdis par le battage médiatique qu’un tel refus aurait déclenché.

Et si cette élue de la République avait appartenu au Front National, c’eût été pire !

Mais alors, à quoi servent les lobbies gays et lesbiens ? Comment expliquer le mutisme de l’extrême gauche et des associations progressistes ? Pourquoi le silence des mouvements luttant pour la défense des minorités ? Pourquoi les différentes organisations se réclamant des Droits de l’Homme ont-elles déserté l’arène médiatique ?

Chacun connaît la nature idéologique de la réponse : comme l’élue est musulmane, il ne saurait être question de souligner son homophobie. On dira simplement qu’elle est en accord avec sa foi, ou encore qu’elle est fidèle à ses valeurs. Dans le cas contraire, évidemment, elle aurait été lynchée par la presse écrite et parlée !

Tel est le nouveau « changement ». Le refuser, c’est être rétrograde. L’accepter, c’est aller dans le sens de l’Histoire.

Le problème, c’est qu’en « changeant » de la sorte, l’Histoire nous conduit tout droit dans le mur !

Maurice Vidal

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Histoire d'Islam

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marie-plume 18/11/2014 11:47


Vous avez bien fait, et c'est salutaire!, de l'écrire, et nous le soulignerons! Bravo! ma pauvre France soumise aux desirata des fumistes! Na!