Société: Les dégâts du politiquement correct et la gêne incompréhensible de nos responsables.

Publié le 1 Mars 2010

Petite réflexion sur un fait divers lambda et les réactions des responsables de l’autorité publique. La liberté d’expression devrait nous permettre de dire les choses sans qu’il y ait de soucis à ce faire dans un pays démocratique. La liberté de parler sans langue de bois également. Sans être obligé de travestir le propos lorsqu’il s’agit de relater une information toute simple comme celle d’un accident de scooter par exemple. Même si c’est à la suite d’une course poursuite par la police municipale.


Prenez l’exemple d’un fait divers lambda comme celui de Woippy
.

Des incidents en Moselle, après la mort d’un jeune poursuivi par la Police. Des incidents ont éclaté mercredi soir dans une cité de Woippy (Moselle) après une manifestation en hommage à trois jeunes dont un est mort, après qu’ils aient été éjectés d’un scooter volé lors d’une course-poursuite avec la Police Municipale mercredi en début de nuit.

Une manifestation pour : Trois jeunes des banlieues, quelques peu désœuvrés, qui roulaient tous feux éteints,  sans casque, en excès de vitesse, à trois à bord d’un scooter volé  homologué pour deux places soit, au bas mot, SIX motifs d’inculpation. Ils ont refusé d’obtempérer (sept) à l’ordre qui leur était donné par trois membres de la Police Municipale de Woippy afin de se soumettre à un contrôle d’identité. Ils ont perdu le contrôle de leur véhicule (huit)! (cf. Art 4 du code de la route) et ont percuté un obstacle fixe.

Résultats : Un mort et deux blessés graves! Ces jeunes étaient par ailleurs déjà fort connus des services de Police et de Gendarmerie. Les habitants de la Cité se sont réunis et ont par solidarité j’imagine organisé un défilé.  Pourquoi ? Pour rendre hommage (selon les propres paroles de leur avocate) à ces pauvres victimes de violences policières selon les formules journalistiques consacrées !

 

Voilà donc un exemple de politiquement correct et de langue de bois caractéristique de notre société d’aujourd’hui. Où allons-nous ? Les trois policiers municipaux accomplissaient leur tâche sans se rendre compte qu’ils commettaient quasiment un délit aux yeux de la bien pensance comme par exemple de faire appliquer la loi : veiller au maintien de l’ordre public et à la protection de la personne et des biens (rédhibitoire de nos jours). Ils souhaitaient, curieusement, verbaliser des personnes qui manifestement ne respectaient pas l’ordre public. (L’erreur est humaine y compris de la part d’un policier.) En conséquence ces trois policiers ont été mis en garde à vue. Quoique de plus normal à notre époque. 
         Notons que ces trois pauvres jeunes victimes de bavures policières, Malek Saouchi (19ans) Nabil Boufia (19ans) et Josua Koch (20ans) étaient tous trois majeurs et responsables de leurs actes tout comme les policiers municipaux.


         Notons que c’est l’air penaud, contrit, repentant
que le Procureur de la République, le Maire de Woippy et des Représentants des Autorités sont venus devant les journalistes présenter les faits, assurer que les policiers municipaux étaient placés en garde à vue, jusqu’à ce que la lumière soit faite et demander aux parents des victimes qu’ils appellent au calme. La menace des émeutes étant  un bon vecteurs au politiquement correct.

 

En fait, ce type de discours qui choque le bons sens d’un citoyen lambda devient un message très courant. Ce discours ne choque pas nos intellectuels et nos lutteurs habituels des droits de l’hommisme. Je pense pour ma part, que ce discours lasse de plus en plus les français.

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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Opsomer 04/03/2010 14:17


Votre vision étant très réductrice, je vous invite à la lecture de ces quelques liens :

http://www.laurent-mucchielli.org/public/Emeute_a_Woippy.pdf

http://moreas.blog.lemonde.fr/2010/01/23/%c2%ab-les-policiers-ne-sont-pas-des-cow-boys-%c2%bb/

http://moreas.blog.lemonde.fr/2010/01/21/la-police-peut-elle-se-lancer-dans-une-course-poursuite/


Ce en sont pas des journalistes mais, pour le premier, un directeur de recherche au CNRS et, pour les deux suivants, un ancien officier de police.