Sommes-nous prêts à affronter l’ennemi les yeux dans les yeux ? Chef de bataillon Marc-Antoine BRILLANT

Publié le 16 Décembre 2013

 « Les démocraties ne préparent la guerre qu’après l’avoir déclarée ».          

 Bien que réaliste, cette assertion de George Mandel ne fait qu’effleurer un questionnement plus vaste. Certes elle interroge la compréhension des enjeux de défense dans nos sociétés éloignées de la souffrance, que nos grands-parents ont pourtant connus. Cependant, la problématique de la différence d’appréciation du prix de la vie selon que l’on est « militaire occidental » ou combattant extrémiste n’est pas abordée. La mort d’un camarade fragilise la troupe militaire qui y est confrontée. Pour l’insurgé ou le terroriste, mourir n’est bien souvent que la suite logique de son engagement.

 

Sans susciter la polémique, le « vivre ensemble » ne nous a-t-il pas rendus plus vulnérables face à un ennemi qui n’a pas la même conception de la vie ?

 

Le concept de la guerre « zéro mort » a longtemps donné l’illusion que les armées pouvaient gagner les batailles sans engager de troupes au sol, sans affronter l’ennemi en face à face. Toutefois, la complexité des conflits infraétatiques, avec ses combattants « irréguliers » et le souci de mieux contrôler le milieu humain, a fini par rendre inopérante une stratégie uniquement fondée sur le dogme de la puissance aérienne. A ce titre, la guerre de juillet 2006 entre Israël et le Hezbollah a souligné toute la difficulté pour une armée conventionnelle moderne à affronter un ennemi hybride dilué dans la population, mais capable de mener de vraies actions de combat direct.

 

Remises au cœur des engagements, les forces terrestres se sont alors retrouvées confrontées à une « nouvelle » dimension conflictuelle jusqu’alors négligée : la radicalisation de la violence. En effet, une majorité de groupes armés, criminels ou terroristes, pratique une « violence décomplexée » qui n’a de sens qu’au travers de la terreur générée par la cruauté des modes d’action. Même si une logique asymétrique perdure, ces groupes n’hésitent plus à engager un combat jusqu’au boutiste en face à face.

 

Pour le militaire confronté à ce type d’ennemi, le défi réside avant tout dans la prise en compte psychologique de ce phénomène. En effet, savoir que l’on risque de se faire tirer dessus est une chose. Etre certain d’affronter l’ennemi à courte distance en est une autre.

 

Longtemps engagées dans des « missions à but humanitaire », durant lesquelles la rencontre avec l’adversaire n’était qu’un cas fortuit, certaines armées occidentales ont redécouvert depuis peu le combat rapproché en face à face. Au-delà de la nécessaire acceptation du risque de perdre des hommes, les forces terrestres sont elles suffisamment préparées à tuer les yeux dans les yeux ?

 

En d’autres termes, comment s’assurer que le soldat saura combattre dans ces situations éprouvantes et accepter la violence de l’autre comme la sienne ?

 

En se recentrant depuis 2008 sur l’aptitude au combat rapproché et la « rusticité », les forces terrestres ont entamé la capitalisation d’une formidable expérience « guerrière ». Tout comme une entreprise qui mise sur « l’esprit » de sa marque pour attirer, fédérer et fidéliser clients et employés, l’armée de Terre a développé une culture collective propre, à la fois fixatrice d’identités et idéal à atteindre.

 

Comprendre l’importance du facteur humain au combat et notamment la nécessité de conserver cette fameuse culture du combat rapproché, sorte « d’esprit combattant », impose de se pencher sur des cas concrets explicites. Ainsi, l’étude comparée de l’emploi des troupes israéliennes lors de la guerre de juillet 2006 contre le Hezbollah avec celui de la force Serval face aux groupes armés djihadistes au Mali en 2013 est intéressante à plus d’un titre. Elle souligne à la fois les dangers courus par la perte d’une force de combat au sol résiliente, tout en mettant en lumière l’indispensable expérience à conserver.

 

La mort en face

 

« Je me souviens du terroriste qui m’a visé avec sa mitrailleuse. En une fraction de seconde, j’ai compris qu’il allait me tirer dessus. Puis j’ai senti les balles me transpercer le corps. Je me suis effondré sur le sol, mon fusil baissé. J’ai compris que la première balle m’avait frappé au dos, et j’ai pensé que la prochaine viserait ma tête ».

 

Capitaine Yoni Roth de la 1ère Brigade d’Infanterie de Tsahal

 lors de la bataille de Bint Jbeil au Liban en juillet 2006.

 

Symbole de l’échec israélien lors de la guerre de juillet 2006 contre le Hezbollah, la bataille de Bint Jbeil a servi à la fois de révélateur des lacunes de Tsahal, mais aussi d’électrochoc salvateur après le conflit.

 

Après l’attaque du 12 juillet contre une de leurs patrouilles, les forces armées israéliennes se retrouvèrent face à un dilemme. L’affront devait être lavé. Mais, le chef d’état-major de l’époque, le général Dan Halutz, pensait avant tout représailles par des frappes aériennes massives et ignorait l’option offensive terrestre. Seules de petites actions ponctuelles, sans profondeur stratégique, furent alors menées. Durant celles-ci, les Israéliens furent stupéfaits de voir les membres du Hezbollah combattre avec des procédures similaires aux leurs, utiliser les lance-grenades RPG 7 comme des armes antipersonnel et surtout chercher le combat rapproché pour infliger un maximum de pertes. Cette stupéfaction initiale n’était pas seulement liée à la méconnaissance flagrante de ce qu’était devenu le Hezbollah. Elle s’explique surtout par le tropisme du « tout-sécuritaire » qui avait envahi l’armée de Terre israélienne depuis les années 80. En effet, celle-ci était majoritairement employée dans des opérations de police en « Territoires occupés » (la fameuse culture « check point »). Privilégiant les actions de très faible envergure sans mise en œuvre de l’interarmes, elle avait perdu les réflexes combattants de la glorieuse armée du Kippour. Le fossé entre la réalité de l’ennemi et la perception de celui-ci par les forces terrestres s’était ainsi irrémédiablement creusé. Ce décalage se révéla encore plus douloureux lors de la bataille de Bint Jbeil.

 

Du 25 au 28 juillet 2006, plusieurs bataillons prestigieux de Tsahal tentèrent de s’emparer sans succès de cette ville clé du Sud Liban pour la poursuite de l’offensive vers le Nord du pays. Persuadé que l’aviation avait réduit à néant toute volonté de résistance, l’état-major de Tsahal avait conçu une opération simple, avec peu de soutien et presque pas d’appui. De fait, au petit matin du 25, deux compagnies d’infanterie de la brigade Golani pénétrèrent dans le centre-ville sans se méfier. Attaqués simultanément par plusieurs positions ennemies, les soldats israéliens subirent sans pouvoir riposter. En effet, sans les feux de l’artillerie ou des chars Merkava, les Golani ne purent que se réfugier tant bien que mal dans les habitations à proximité immédiate du lieu de l’embuscade. Bloqués dans celles-ci, les conscrits épuisèrent rapidement l’eau et les munitions, l’état-major n’ayant conçu qu’une action de courte durée (moins de 12 heures). Ce n’est qu’au bout de deux jours qu’ils finirent enfin par se replier et abandonner la ville après avoir perdu une soixantaine d’hommes dont dix-huit tués. Interrogés à leur retour, les « rescapés » confièrent leur stupeur d’avoir affronté des hommes extrêmement déterminés, « en uniformes impeccables avec leur plaque militaire recouverte de ruban noir pour ne pas briller dans la nuit ». Ils souligneront aussi la propension des hommes du Hezbollah à chercher l’imbrication systématique pour semer la confusion et démoraliser les troupes.

 

Pour les Forces de Défense Israéliennes, une des grandes leçons de cet « épisode » est directement liée à la perte de l’expérience de la guerre, et notamment d’une culture du combat rapproché. Armée de conscription, Tsahal ne dispose en effet que de très jeunes cadres. Rares sont les officiers ayant servi au Liban dans les années 80 et encore présents dans les unités en 2006. Même si le Hezbollah qu’ils avaient côtoyé à l’époque ne correspondait plus à la force paramilitaire qu’il était devenu, leur expérience du feu aurait pu être utile. De plus, sur le plan tactique, l’armée israélienne a clairement oublié les fondamentaux du combat : aucun rapport de force favorable n’a été mis en œuvre comme préalable à toute action terrestre. Pour la conquête de Bint Jbeil, les états-majors décidèrent d’envoyer des fantassins sans appuis, les Merkava ne pouvant se déplacer dans les ruelles étroites et l’artillerie fut jugée non indispensable.

 

Le sang versé en Afghanistan a servi au Mali

 

Sans faire de comparaison mal à propos, l’opération Serval au Mali apparaît aujourd’hui comme un véritable succès militaire. Il ne faut cependant pas oublier le chemin parcouru par les forces terrestres pour être au niveau d’un tel engagement. Comme d’autres nations, il aura fallu une prise de conscience douloureuse pour remettre en question nos certitudes et accepter l’idée que nous n’étions pas prêts au combat, encore moins rapproché.

 

Le durcissement des opérations en Afghanistan à l’été 2008 a initié une véritable réflexion quant à l’état de notre préparation opérationnelle, jugée finalement déconnectée de la réalité. L’aguerrissement, les fondamentaux du combattant ainsi que les procédures opérationnelles ont fait alors l’objet d’une remise à niveau sans précédent. De même, le processus du retour d’expérience a été rénové et davantage orienté vers les enseignements au combat, permettant ainsi d’adapter la doctrine d’emploi des forces, d’améliorer l’entraînement et surtout de créer le mécanisme de « l’adaptation réactive »[1].

 

Ces leviers, trempés par l’expérience du feu, ont fini par faire émerger une forme de culture combattante, orientée sur l’engagement rapproché.  Mise à l’épreuve au Mali, celle-ci a démontré que les choix effectués par l’armée de Terre durant « l’aventure afghane » avaient été pertinents, notamment parce qu’ils contribuaient à préparer la guerre en général et non pas une guerre en particulier.

 

Engagés au Mali sur deux fronts distincts et distants de 500 kilomètres, les soldats français ont fait face à un ennemi fanatisé, entraîné et ultraviolent.

 

Dans le massif de l’Adrar, les groupes de combat d’Al Qaïda au Maghreb Islamique étaient installés en défensive. Certains de ces djihadistes, porteurs de vestes explosives cachées sous leurs tuniques, allèrent jusqu’à se rendre les mains en l’air pour ensuite se faire littéralement exploser dès qu’ils furent faits prisonniers. Face à ce jusqu’au boutisme effrayant, le général commandant la brigade Serval se fixa alors un impératif : prendre l’ascendant sur l’ennemi en moins d’une semaine, avant que les limites physiques et psychologiques des unités ne soient atteintes. L’opération Panthère concentra alors les efforts dans la zone Nord du massif de l’Adrar, en direction des points clés du terrain où l’ennemi semblait s’être retranché. Lors des fouilles de certaines cavités rocheuses, les contacts s’effectuèrent souvent à courte distance (- 5m), nécessitant parfois de pénétrer dans des anfractuosités très étroites, en s’allégeant au maximum.

 

Dans la zone Centre à proximité de Gao, le groupement d’infanterie blindée français ainsi que plusieurs sections maliennes ont combattu les sarrya[2] du MUJAO. Le 1er mars, lors de l’opération Doro, un détachement franco-malien en reconnaissance à proximité du village d’Imenas, a engagé le combat avec un ennemi agressif et dissimulé dans la végétation. Combattant sans esprit de recul, les terroristes menèrent de véritables actions de freinage. Durant 7 heures, les djihadistes n’hésitèrent pas à monter à l’assaut des VBCI français avant d’être détruits par les tirs des canons de 25mm, à parfois moins de 20 mètres des engins. Les militaires français et maliens, débarqués de leurs véhicules, firent systématiquement face à des hommes déterminés, porteurs de ceintures explosives. Même si aucune perte amie ne fut à déplorer, les soldats français furent marqués par l’extrême détermination du MUJAO et par la vision des effets de leurs armes à très courte distance.

 

Une question dérangeante vient à l’esprit : le résultat sur le terrain aurait-il été le même si les unités françaises déployées dans le cadre du premier mandat de l’opération Serval n’étaient pas toutes passées par l’Afghanistan et son exigeante préparation opérationnelle ?

 

Mourir en martyr…et si possible pas tout seul

 

Face à une armée conventionnelle disposant de la supériorité technique, le combattant irrégulier n’a qu’un choix limité en matière de modes d’action pour infliger des pertes à l’ennemi et espérer, à terme, remporter la victoire. En effet, ne pouvant risquer de s’engager dans une bataille décisive, il va plutôt chercher à appliquer des tactiques de guérilla, dont l’objectif premier sera de se dissimuler pour frapper et  user progressivement la détermination des troupes conventionnelles. Le temps devient donc sa meilleure arme. « L’irrégulier » devra aussi prendre en compte ses propres faiblesses et les transformer en avantages difficilement parables. C’est notamment pour cette raison qu’il va systématiquement rechercher à engager le combat à courte, voire même très courte distance. A titre d’exemple, lors des accrochages de l’opération Doro au Mali, les combattants du MUJAO, dissimulés en zone boisée, attendaient le dernier moment pour se dévoiler et ouvrir le feu presqu’à bout portant. Ce souci de la confrontation rapprochée vise à inverser le déséquilibre entre le fort et le faible. En effet, en misant sur l’imbrication, les éléments armés cherchent avant tout à neutraliser le véritable atout au combat de leur adversaire : les appuis de la 3ème dimension.

 

De plus, comme l’ont démontré les combats au Sud-Liban, un ennemi qui vous traque et cherche le corps à corps peut tétaniser et donc inhiber les réactions. A la fin de la guerre de juillet 2006, les soldats de Tsahal confièrent à certains médias leur peur de repartir au Liban et d’affronter un ennemi surgi de nulle part, au plus près et souvent dans le dos.

 

Enfin, il ne faut pas négliger les « bénéfices » tactiques et psychologiques d’une action suicide perpétrée au cours de combats rapprochés. Ce n’est pas un hasard si nombre de membres d’AQMI et du MUJAO étaient porteurs de vestes ou de ceintures explosives, destinées en dernier recours à se suicider au contact des soldats de Serval. L’action suicide n’était pas vue comme une « mission en soi » mais plutôt comme le moyen le plus sûr de ne pas être pris vivant, tout en faisant diversion au profit d’autres « camarades » terroristes chargés de l’action principale.

 

Plaidoyer pour la conservation d’une culture du combat rapproché

 

Même si les guerres se suivent sans se ressembler, les conflits récents dévoilent donc une constante dans la radicalisation de l’emploi de la violence armée. En conséquence, un des défis futurs pour les forces terrestres françaises sera de préparer ses soldats à combattre dans des conditions de plus en plus difficiles, face à un ennemi imprévisible et fanatisé, pour lequel la mort, la sienne comme celle de l’autre, est une victoire en soi. Toute compétence acquise est vouée à disparaître si elle n’est pas régulièrement nourrie ou au moins entretenue. Lorsque les vétérans des conflits afghan et malien auront quitté l’institution militaire, le risque de perdre cette précieuse expérience sera bien réel. Ne pourrait-on alors pas utiliser la simulation pour préparer mentalement les soldats et ainsi remplacer tout ou partie de l’expérience perdue ?

 

La cellule de soutien psychologique de l’armée de Terre (CISPAT) répond par la négative en expliquant, d’une part que chaque individu étant différent par nature, la réaction aux horreurs de la guerre ne peut donc pas être prévisible, et que d’autre part, seule la confrontation avec la réalité crée le traumatisme. Ainsi, entraîner les soldats à recevoir des images de violence accrue par la simulation ne prépare pas à la guerre. Pire, la simulation pourrait avoir l’effet inverse soit en déshumanisant l’adversaire avec les risques du manque de discernement, soit en fragilisant certains sujets. L’excellence au combat doit donc se cultiver.

 

Comment construire alors cette force mentale qui pousse les soldats à se dépasser dans la pire des situations, celle du combat rapproché ?

 

La plupart des récits de guerre aborde cette problématique. La lecture de certains d’entre eux, notamment les ouvrages d’Erwan Bergot, met en lumière la force du collectif doublée de l’expérience du feu, comme facteurs d’émergence d’une culture du combat rapproché. En s’affranchissant de la pudeur propre aux sociétés qui ne côtoient la guerre qu’au travers du prisme déformant de la télévision, les forces terrestres doivent donc mettre l’accent sur la construction d’un « esprit combattant » et la conservation de cette forme particulière de culture qu’est celle du combat rapproché.

 

Réduite à sa plus simple expression, cet « esprit combattant » pourrait se résumer en deux éléments constitutifs majeurs : l’esprit de corps et la préparation opérationnelle.

 

Le premier est le fil de l’émulation qui va lier et fédérer les soldats autour de valeurs communes, comme le culte de la mission, le sens du sacrifice ou bien encore le courage. C’est l’honneur de servir ou « le pour quoi je vais me battre ». On cherche à persuader, c’est-à-dire à agir sur les sentiments des soldats au travers de l’histoire des anciens et d’exemples de bravoure. Transmis au sein des régiments, cet esprit de corps garantit que « le tout » soit plus efficace que la somme des individualités aussi brillantes soient-elles. Cette cohésion doit servir de bouclier protecteur contre les adversités du combat.

 

Le second est l’aiguille qui tisse le fil de l’émulation en une maille solide et éprouvée. C’est la façon de se battre ou « le comment je vais affronter l’ennemi ». On cherche à convaincre, c’est-à-dire à agir sur la raison des soldats au travers de cas concrets travaillés à l’entraînement. Certes, rien ne remplace l’expérience du feu, mais une préparation opérationnelle réaliste en centre d’entraînement sera gage de crédibilité en mission. Cet entraînement doit amener les hommes à tutoyer leurs limites sans pour autant les user avant leur déploiement.

 

Alors que le chapitre afghan est en passe d’être clos (88 soldats tués en l’espace de 12 ans) et celui au Mali en pleine mutation (7 morts en 11 mois), les troupes françaises s’apprêtent à intervenir en République de Centrafrique. Il y a fort à parier que nos combattants seront de nouveau confrontés à la mort. Certes leur métier les prédispose à cette rencontre. Toutefois, pour l’opinion publique, « tuer ou être tué » ne doit être ni dénoncé, encore moins édulcoré. Ce que certains appellent « le grand soir » marque profondément les individus qui l’ont vécu. Mais, pour qu’une majorité vive en paix, une minorité doit faire la guerre.

 

Chef de bataillon Marc-Antoine BRILLANT

Analyste retour d’expérience au CDEF

Lauréat Ecole de guerre 2012

 

[1] Les documents de doctrine de contre insurrection, d’emploi des unités en zone montagneuse sont issus de cette remise en question. De même, le Détachement d’Aguerrissement Opérationnel (DAO) de Canjuers est né d’une démarche initiée par le RETEX. Processus d’étude et d’achat d’équipements en urgence, l’adaptation réactive a notamment permis la fourniture de matériels de protection individuelle (gilets pare-balle de nouvelle génération) et de surblindage pour les engins blindés.

 

2 Une Saryya est un terme sahélien décrivant une compagnie, soit un peu plus d’une centaine d’hommes.

Publié par Michel Goy

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

Commenter cet article

marie-plume 19/12/2013 17:32


Merci pour cette analyse intelligente qui masque avec la rigueur qui sied à un officier supérieur, toutes les difficultés que rencontrent sur les théâtres d'opérations militaires nos chers
soldats et tous leurs chefs... de tous crans.Puissiez-vous sortir victorieux de ces bourbiers où vous entraînent des petits "chefs de guerre" omnubilés par leur seule petite feuille de route, je
veux parler des sondages avec leur "côte de popularité" ... Des gouvernants qui n'ont jamais tenu une arme, qui abaissent drastiquement le budget alloué à la Défense et qui prennent des mesures
de "gendarmes du monde"sans penser aux conséquences inouïes résultant de leurs décisions "à la légère".. Alors, oui bravo à notre armée,  à tous ces hommes qui oeuvrent dans l'anonymat et
avec des vertus qui manquent à tous ceux qui gouvernent la France:  LE PATRIOTISME, LE COURAGE, LE SENS DU DEVOIR, ET L'AMOUR DE LA FRANCE ... Sans partage et sans compromis!  

Pivoine 16/12/2013 13:49


Celui qui a rédigé cette analyse pense-t-il à la guerre civile qui se profile en France ?