Sopo nous donne une superbe leçon de « fascisme », de racisme, et de… « nouvelle extrême-droite »

Publié le 19 Juillet 2011

par Roger Heurtebise - Riposte Laïque

Le journaliste Éric Brunet anime chaque jour, du lundi au vendredi, une émission « Carrément Brunet » de 13 h à 14 h sur RMC. Et Éric Brunet, c’est l’antithèse de Jean-Jacques Bourdin et des Grandes Gueules, c’est tout sauf du politiquement correct, de l’islamisquement correct, du gauchistement correct, bref de cette bonne conscience qui prétend débattre mais qui matraque à chaque occasion une idéologie bisounours du « vivre-ensemble » et autres fariboles à mille lieues des réalités des Français.

Et ce vendredi 15 juillet, Éric Brunet recevait notre ami Jean Robin, créateur et patron des éditions Tatamis et du site « Enquête et Débat ». Mais Jean était surtout invité à expliquer la notion de « La nouvelle extrême-droite » qu’il avait développé dans un ouvrage du même nom (éditions Xenia, janvier 2011). Et le sujet de l’émission portait sur la déclaration de la veille d’ Éva Joly qui veut remplacer le défilé militaire du 14 juillet par un « défilé citoyen ».

L’émission entière peut être écoutée ici ou téléchargée ici.

Éric Brunet, Jean Robin et 75% des auditeurs désapprouvaient la proposition d’ Éva Joly. Mais dans sa culture du débat, Éric Brunet a donné la parole à Gérard Filoche, ancien membre de la LCR passé au Parti socialiste. Et au téléphone, Gérard Filoche a illustré ce que reprochent Éric Brunet et Jean Robin à certaines personnes de gauche : Filoche était un vrai moulin à paroles dont le but n’était pas de débattre, mais d’empêcher ses interlocuteurs de parler.

Mais le clou de l’émission fut l’intervention au téléphone de Dominique Sopo, président de SOS-Racisme. Si vous n’avez pas le temps d’écouter toute l’émission, prenez au moins la peine d’écouter ce passage qui va devenir un morceau d’anthologie :

C’est l’illustration quasi parfaite de la « nouvelle extrême-droite »décrite par Jean Robin, c’est-à-dire de gens qui se prétendent de gauche mais dont les méthodes autoritaires, diffamatoires, et totalitaires ressemblent fort à « l’extrême-droite » qu’ils prétendent combattre.

Éric Brunet lance l’entretien sur « la dimension discriminante contenue dans l’antiracisme », puisque cet « antiracisme » officiel refuse d’admettre et de traiter le racisme anti-blancs, anti-Français, etc. Sopo demande alors des exemples de racisme anti-blancs (sous-entendu, il n’y en a pas), et Jean Robin lui cite le livre Tarik Yildiz : « Le racisme anti-blanc : Ne pas en parler : un déni de réalité » (Éditions du Puits de Roulle, décembre 2010) qui en contient « des dizaines d’exemples ».

Dominique Sopo commence alors à perdre pied : « Toujours est-il, que, heu, comment dire, heu, pour en revenir à ce que disait Jean Robin, tout ça c’est un charabia, quand même, assez extraordinaire. On est dans le grand vide, j’allais dire, des notions. » On voit donc le refus de répondre sur le racisme anti-blancs. Et Dominique Sopo accuse Jean Robin d’« appartenir manifestement » à « l’extrême-droite » ! Parfaite illustration de la méthode de discrédit par association, de « reductio ad hitlerum », de « point Godwin » atteint en moins de deux minutes !

Et Dominique Sopo continue sa diversion en accusant les « renversements systématiques de notions assez grossiers », et reproche à Jean Robin de faire des « amalgames », des « mensonges », etc. Et ne trouve pour illustrer les prétendus « mensonges » que jouer sur les mots, par exemple reprocher à Jean Robin d’avoir dit que Delanoë ait subventionné le concert de SOS-Racisme alors que pour Dominique Sopo, c’est la mairie de Paris qui a donné cette subvention. Comme si Delanoë n’était pas le maire de Paris !

On voit donc la une tentative de Dominique Sopo pour faire diversion et déstabiliser le débat sur le racisme anti-blancs. Mais il y revient tout de même : « Qu’il y ait des personnes d’origine maghrébine ou africaine qui soient racistes, bin évidemment, puisque le racisme n’a pas de frontières. C’est toujours ce qu’on a dit d’ailleurs à SOS-Racisme, puisque l’antiracisme n’est pas un corporatisme racial. L’antiracisme vise à faire en sorte que justement de basculer dans du post-racial. Et lorsque SOS-Racisme, Monsieur Robin, parle des enfants d’immigrés, il ne racialise pas le discours, puisque, à moins que cela vous ait échappé, les immigrés ça n’est pas une race. »

On voit donc que Dominique Sopo ne répond toujours pas sur le sujet du racisme anti-blancs ! Mais on aperçoit  déjà la confusion et les contradictions de son discours. En disant que « les immigrés ne sont pas une race », c’est d’une part reconnaître les races (alors qu’on dit qu’elles n’existent pas) et d’autre part de dire, en toute logique, que SOS-Racisme n’a pas à défendre les immigrés (y compris ceux en situation irrégulière…) au titre de l’antiracisme comme il le fait systématiquement !

Éric Brunet revient à charge sur le racisme anti-blancs sur lequel il n’a toujours pas obtenu de réponse claire et simple. Et alors Dominique Sopo va trouver autre chose pour ne pas répondre ; il va jouer le docteur en droit : « Vous savez quand même qu’il y a des lois dans ce pays, en l’occurrence. Vous savez, pour être condamné, c’est par rapport à la loi et à la jurisprudence, donc pour vous répondre, je veux bien vous faire une réponse sans parler de la loi et de la jurisprudence, y’a pas de problème, mais bon, juste, je vois pas comment je peux vous répondre. »

On voit la technique de diversion et d’occupation de la parole : moi je sais et je vais vous expliquer, vous allez voir. Mais le meilleur est à venir.

En effet Dominique Sopo enchaîne sur une énormité : « Donc en l’occurrence, la loi et la jurisprudence déterminent dans le pays le fait qu’il y a des catégories de populations qui sont susceptibles d’être en situation de faiblesse, notamment lorsqu’elles sont en minorité. Et ce sont ces catégories de populations qui vont pouvoir revendiquer en général le fait d’avoir été agressées au titre de la race, de la religion, etc. etc. La notion de racisme anti-blanc ne rentre évidemment pas dans cette philosophie jurisprudentielle (sic !) et qui existe aujourd’hui. Monsieur Robin, faites peut-être un peu des cours de droit, peut-être que cela vous apprendra à savoir pourquoi, j’allais dire, cela existe dans notre pays. »

Outre le ton méprisant de ce pseudo-cours de droit, il est profondément communautariste, anti-républicain et anti-laïque et même opposé aux lois qui sont les mêmes pour tous ! En effet, selon Dominique Sopo, certaines « populations » seraient davantage fondées à porter plainte pour racisme, uniquement de part leur appartenance à une « catégorie »déterminée par leur « race » (tiens, ça existe ?) ou leur « religion ». C’est la négation même de l’égalité républicaine, et un déni total de droit.

Le racisme au sens le plus primaire du terme, c’est considérer que certaines « races » seraient supérieures à d’autres, et/ou doivent avoir plus de droit. Définition qui s’applique parfaitement à ce que dit Dominique Sopo, puisque selon votre « race » ou votre « religion » vous auriez davantage le droit de « revendiquer » d’être victime de racisme !

Dominique Sopo vient donc d’illustrer parfaitement la notion de « nouvelle extrême-droite » décrite par Jean Robin, et il le fait jusqu’à son point le plus abject et raciste : le fait d’appartenir à certaines « catégories » déterminées par certaines « races » ou certaines « religions » donnerait un droit supérieur. Ce qui est évidemment totalement faux dans le droit et les lois françaises, contrairement à ce que prétend le président de SOS-Racisme.

On pourrait d’ailleurs retourner l’argument de Dominique Sopo : les victimes de racisme anti-blancs le sont justement lorsqu’elles sont minoritaires dans certaines parties de notre territoire, et en état de « faiblesse » par rapport à d’autres « catégories » qui y sont dominantes, ethniquement, racialement ou religieusement.

Dominique Sopo poursuit : « Ensuite, qu’il y ait des personnes qui soient prises pour cibles éventuellement parce qu’elles sont de telle ou telle origine et y compris parce qu’elles sont blanches, évidemment que cela existe. »

Ouf ! Enfin ! Dominique Sopo reconnaît que le racisme anti-blancs existe. Mais on aura compris que les blancs ne font pas partie des « catégories » définies par la « race » ou la « religion » fondées à faire appel à SOS-Racisme. Dont acte.

Et Dominique Sopo se lance dans un autre travers de la « nouvelle extrême-droite », la caricature : « Mais ce qu’essaie de faire croire Monsieur Robin, c’est que SOS-Racisme serait une sorte de cinquième colonne qui viendrait agresser les blancs. Donc d’ailleurs je tiens à faire remarquer que j’agresserais ma propre mère qui est blanche. »

Éric Brunet est excédé par autant de caricature et de mauvaise foi. Alors Dominique Sopo se lâche : « On va dire les choses clairement, le racisme anti-blancs est une notion qui a été forgée par l’extrême-droite et par le Front National depuis des années, et ça c’est pas de la caricature, ce sont des faits ».

Et voilà donc la seconde « reductio ad hitlerum » ou plus exactement « reductio ad lepenum » : Dominique Sopo avait à peine reconnu du bout des lèvres que le racisme anti-blancs puisse exister, mais dans un noyage total de poisson et en nous expliquant que les blancs ne font pas partie des bonnes « catégories » raciales ou religieuses dignes d’être défendues par SOS-Racisme et les « lois » tel qu’il les interprète. Et voilà que ce racisme anti-blanc serait une pure fiction du FN ! Il faudrait savoir…

Le débat continue de manière chaotique. Dominique Sopo s’excite après l’Agrif, après « l’extrême-droite » qui demanderait  que « le racisme anti-chrétiens soit reconnu », etc. (Comme si SOS-Racisme n’attaquait pas le racisme anti-musulmans…)

Éric Brunet explique que des millions de personnes, qui ne sont pas toutes d’« extrême-droite » perçoivent le racisme anti-blancs et qu’on ne peut pas le nier. Il reproche à Dominique Sopo de refuser le débat par des anathèmes du genre « t’es fasciste ». Éric Brunet cite l’exemple de sa mère, électrice socialiste, ouverte et antiraciste, à qui « le racisme anti-blancs, c’est quelque chose qui lui parle ». Dominique Sopo, totalement pris en défaut, se lance dans un vain « et alors ? et alors ? et alors ? ». Puis, excédé, il chuchote « au revoir, au revoir, au revoir » et il raccroche subitement et impoliment.

Dominique Sopo vient donc de nous donner une superbe illustration de la « nouvelle extrême-droite » aux idées totalitaires, qui refuse tout débat et qui, chaque fois qu’ils sont pris en défaut par rapport à la réalité, tentent de noyer le poisson et de discréditer le contradicteur en le traitant « d’extrême-droite ». Et il pousse son appartenance à cette « nouvelle extrême-droite » jusqu’à prêter des « droits » différents à se plaindre de racisme selon l’appartenance à une race ou une religion déterminée. Pour le président de SOS-Racisme, c’est un peu paradoxal, non ? Cette courte interview ne mériterait-elle pas d’être étudiée par des juristes pour appel à la discrimination ?

Roger Heurtebise

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Francis CLAUDE 19/07/2011 18:29



ce sopo ...rifique quel culot quel hableur quel menteur la seule chose que je reléve de positif est qu'il parle de l'extréme droite...et du front National ce qui me fait comprendre qu'il a enfin
compris que le FN etait un parti républicain et démocratique uof...!!!mais je vous parie que dans les heures ou jours qui viennent il les re affublera d'extréme droite



Loly 19/07/2011 17:04



Je me suis toujours interrogée sur ces associations, le plus grand racisme n'était-il pas de considérer les autres comme inférieurs  en leur créant des lois spécifiques?tout comme je trouve
débile" la journée de la femme", je ne me sens pas inférieure aux hommes. Ce fourbe de Mitterrand a bien réussi son coup, tout part en vrille depuis et les revendications sont comme le tonneau
des Danaïdes.



Robert le Miro 19/07/2011 12:05



On aurait pu lui parler du Youssouf Fofana au Sopo !


 


Tortuter et assassiner Ilan Halimi sous prétexte qu'il doit être riche parce que Juif Blanc, c'est pas du racisme ?


 


Youssouf Fofana, ce Français comme vous et moi (Air connu) qui se réfugie en Côte d'Ivoire pour échapper à la Justice Française !


 


Sacré Sopo,


Avec un S comme Sos-racisme* !


Avec un S comme Subventionné !


 


* Je n'ai jamais trop compris l'ambiguïté de l'expression "Sos-racisme" !


Faut-il protéger le racisme comme on veut protéger les baleines à SOS-Baleines ? (Desproges)