Soutien à Marie-Neige Sardin, devant la mairie du Bourget : une solidarité patriotique

Publié le 30 Août 2012

Par Stéphane Bornat de Riposte-Laïque

Dans un texte publié ce mardi dans Riposte Laïque, j’annonçais ma volonté de soutenir Marie-Neige Sardin, après la 31e agression, qui faillit lui coûter la vie, dans sa librairie du Bourget.

Comme prévu initialement, je me suis donc rendu ce mercredi 29 août 2012 sur le marché du Bourget avec Cyril afin de distribuer nos tracts de soutien. L’accueil a été bon et de nombreuses personnes ont alors découvert la situation de Marie-Neige. Nous avons eu droit à la visite d’un officier en civil de la DCRI (ex RG), afin de vérifier si le site Riposte Laïque disait vrai. Il faut dire que depuis l’affaire Merah, la DCRI est sur les dents et sait-on jamais, un travailleur social défendant une femme victime d’extrêmes violences pourrait déposer un colis piégé remplis de bisous.  C’est dans cet esprit bon enfant qu’une patrouille pédestre de la police nationale est venue relever nos identités sur ordre de la DCRI. On notera, comme je le lui ai fait remarquer, que c’est une femme policière qui a noté les noms de deux hommes militant pacifiquement contre la violence envers les femmes.

Vers 13h45, je suis arrivé devant la mairie où une quinzaine de bourgetains, une dizaine de sympathisants de Riposte Laïque et deux représentants FN (venus spontanément sans idée de prosélytisme) nous ont rejoints. Les forces de l’ordre étaient elles aussi présentes.

Notre petit groupe, composé de personnes retraitées, de jeunes et d’actifs s’est alors dirigé vers la mairie qui nous a bloqué l’accès pendant trente minutes.  Et oui, l’Hôtel de Ville, le symbole de l’Etat a été fermé pendant une demi-heure pour empêcher un groupe pacifiste comprenant des personnes âgées avec des béquilles de rentrer.

Au XXIème siècle, défendre les droits des femmes, le lien social et l’accès à la culture semble suffisant pour faire fermer un bâtiment d’état.

Il s’est donc passé une chose extraordinaire : le peuple a demandé des comptes et il a été rejeté pendant trente minutes. Voilà la vraie menace : le peuple qui ne veut plus de violences contre une libraire essayant de faire vivre un lieu de culture, au Bourget. Aucune communication, personne n’est venu nous proposer un rendez-vous pour une date ultérieure. Nous avons donc décidé d’attendre à l’ombre sous le regard des forces de l’ordre.

Passé ce temps, Yves, un proche de Marie Neige, est venu me chercher pour me dire que nous allions être reçus par Monsieur le Maire, son directeur de cabinet ainsi que le chef de la police.

Rapidement, le Maire nous a fait part de tout ce qu’il avait entrepris pour Marie Neige : installation de caméras de vidéo surveillance, passages plus fréquents de la police municipale, interventions auprès du procureur etc. Il nous a expliqué que Mme Sardin l’avait souvent critiqué sur son blog, en dépit de ses efforts.

Nous lui avons rappelé que nous ne remettions pas en cause ce qu’il avait fait mais que force était de constater que cela était vain puisque les agressions et destructions n’ont fait que progresser sans la moindre condamnation.

Notre constat était clair : Marie-Neige a subi trente et une  agressions et c’est, à notre connaissance, la seule dans ce cas, en France. Chose surprenante, de mystérieux acheteurs se présentaient parfois après l’une d’entre elles, pour tenter de la convaincre de vendre. Partant de là, notre demande est simple : Mme Sardin semble isolée et une proie facile. La mairie peut elle se positionner ouvertement en la soutenant officiellement devant les médias ?

Pour finir, nous n’avons pas demandé d’engagement ferme de la mairie. J’ai juste posé cette question à chacun des participants avant de partir :

« Si vous aviez été violé, agressé trente fois avec des jets d’acide, des coûteaux ou autre, Messieurs, vous en seriez où aujourd’hui ? Personnellement, je ne suis pas persuadé que j’aurais eu le même courage que Mme Sardin pour faire face à la vie».

Par la suite, nous avons retrouvé le groupe qui nous attendait et nous sommes partis retrouver notre héroïne dans sa boutique.

En conclusion, je dirais que nous avons vécu une sacrée aventure : contrôle de police et de la DCRI pour avoir diffusé des tracts contre la violence faite aux femmes, rencontres avec des militants et des citoyens inquiets de l’évolution de la société, fermeture d’un bâtiment public pendant une demi-heure face à des gens du peuple, rencontre avec le Maire et temps d’échange avec Marie Neige.

C’est ainsi que nous ferons bouger les choses : pas à pas, de manière démocratique, mais avec détermination.

Stéphane Bornat

« Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc  de dormir avec un moustique… et vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir.”

Le dalaï Lama

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Faits Divers- Sociétés

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Claude Germain V 30/08/2012 12:10


J'aimerais a titre de curiosité savoir qui est cette DCRI ??? peut 'on assimiler ce systeme a la milice lors de la derniere guerre ,ou est ce que ce sont des gens qui sont là et existent pour
proteger les citoyens français qui les payent ( je pense que ce sont des fonctionnaires ?? ) ou alors une milice privée aux ordres de qui ????qui favoriserait l' henvahissement du PAYS France
....Car il ne faut pas oublier que des dizaines de cités en france sont en etat d'insurrection permanente OU SE METTENT DE TEMPS A AUTRES BIZARREMENT EN ETAT DE GUERRE CIVILE , SUR ORDRE ,MAIS
SUR ORDRE DE QUI ???


Merci d'avance si quelqu'un peut me dire ce que veut dire DCRI ??? on en apprend tous les jours ....puisque curieusement dans ce pays on protege l'immigrant insurectionnel et
violent plutot que le français de souche .....la France est devenue un pays bizarre ....???? dirigé par quoi ou qui ........