Souvenirs: Les frasques du Roi Mitterrand 1er

Publié le 25 Mars 2010

Un livre fait la une en ce moment. Celui de Christian Prouteau dont le titre est aguicheur s’il en est un « La petite demoiselle et autres affaires d’état ».

Que nous raconte t’il ce gendarme créateur du GIGN. Qu'il avait sous sa protection la « deuxième famille » et singulièrement la fille Mazarine Pingeot du socialiste tant admiré par la gauche qu'était François Mitterrand.  C’est donc 8 hommes d’élites, experts en armes et en arts martiaux qui se sont relayés auprès de cette « princesse républicaine ». Huit hommes payés sur les deniers publiques pour assurer la sécurité d'une deuxième famille. Que n’aurait-on entendu si cela avait été un homme de droite. Ce président considéré comme socialiste lui qui fût l'ami de René Bousquet collabo notoire, qui fût décoré de la francisque et coauteur de son propre attentat dit de "l'observatoire ».

Lisez: Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959, après avoir pris un verre à la brasserie Lipp, François Mitterrand, ancien ministre de la IVe République, sénateur de la Nièvre, décide de rentrer chez lui, rue Guynemer, vers minuit trente. François Mitterrand, selon sa version, suspecte une autre voiture de le suivre, arrête sa 403 au niveau de l'avenue de l'Observatoire, et se réfugie derrière un buisson. Sa voiture est alors criblée de balles. Le lendemain de l'affaire, les journaux relatent l'histoire en faisant l'éloge de Mitterrand, qui n'aurait dû son salut qu'à sa rapidité de réaction. La Ve République a quelques mois et la guerre d'Algérie est à son comble. On pense trouver les coupables parmi les partisans de l'Algérie française. La police enquête, sur la base de la plainte et du témoignage de François Mitterrand. Une semaine plus tard, le 21 octobre, le journal Rivarol publie un témoignage de Robert Pesquet, ancien résistant, ancien député gaulliste, proche de l'extrême droite, qui déclare qu'il est l'auteur de ce qui serait un faux attentat, et qui aurait été commandité par François Mitterrand en personne, dans le but de regagner les faveurs de l'opinion publique.

La justice inculpe Robert Pesquet et deux comparses (dont le tireur Abel Dahuron) pour détention d'armes, François Mitterrand (après la levée de son immunité parlementaire, car il est sénateur) pour « outrage à magistrat », pour avoir caché à la justice ses rencontres avec Robert Pesquet. Sept ans plus tard, la loi d'amnistie initiée par le gouvernement de Georges Pompidou en 1966 permet de clore les poursuites. La justice conclut également la plainte initiale de François Mitterrand par un non-lieu. Après avoir perdu en appel, il se pourvoit en cassation, puis se désiste.(source Wikipédia)

              C’est bien de la vie de cet homme particulier devenu Président de la République encensé par la gauche  qu’il s’agit. De la sphère  privé-privé du Président à qui l’on doit la mort de la cinquième république qui est relaté dans ce livre.

              Un livre parmi d’autres que la gauche lit avec difficulté mais qui ne l’empêche pas de continuer à donner des leçons à une droite toujours culpabilisée.

                Pas une émission sans que l’on parle de Nicolas Sarkozy et de ses amis préférés qui sont tous de puissants industriels ou des artistes connus et reconnus.

               Que de reproches pour ses frasques réelles ou imaginaires. Comment se fait-il que cette droite ne rappelle pas ces quelques vérités simples. Par soucis de ne pas se rabaisser? Il faut savoir contre qui l'on se bat et avec quelles armes la gauche le fait. 
                L’icône de la gauche, François Mitterrand n’a pas hésité à mentir aux français sur son état de santé dès le début et avant qu’il ne soit élu en 1981. Menti sur sa situation familiale. C’est au frais de l’état et pendant 14ans que la  famille Pingeot a bénéficié des largesses de la France. C’est le même homme qui fît écouter les stars sans autorisation de juges. Pour son plaisir ? Pour sa sécurité ?

               Comment cette gauche d’aujourd’hui si prompte à dénoncer tous les travers de Nicolas Sarkozy et de la droite en général peut-elle faire l’impasse sur cette façon de faire.
               Comment la gauche, qui considère que gagner plus de 4000€ fait de vous un riche, ne dénonce t’elle pas ces abus de pouvoir digne d’un Roi de France.

                Si toutes les leçons sont bonnes à prendre, si tous les enseignements sont faits pour être utile et servir à comprendre les tenants et les aboutissants alors il serait bon que la gauche analyse son histoire, revisite ses icônes, reconnaisse ses erreurs. Mais elle préfère regarder la paille dans l’œil de la droite pour ne pas a voir sa propre poutre.

 

Gérard Brazon

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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miniac 04/11/2010 09:23



Madame,


Je me permets d'intervenir : je croyais que cet Abel Dahuron était lui-même fermier à Beuvron-en-Auge, si j'en crois la presse narrant une mésaventure caennaise l'impliquant en octobre 1964.
Auriez-vous des précisions à ce sujet, qui m'intéresse dans le cadre d'un futur livre sur la Normandie.


Cordialement,


Jean-François Miniac.



Pâquerette14 30/05/2010 23:42



J’avais alors six ans... Je m’en souviens encore très bien, j’ai été le témoin direct de l’implication de ma famille dans ce
« vrai-faux attentat » qui eut lieu dans l’année 1959 et qui aurait pu entraîner de graves conséquences judiciaires pour ma famille.


Nous résidions en Normandie, près de Beuvron en Auge, un jour mes parents furent contacté par un certain ….Robert
Pesquet, …il les sollicitait pour un petit « service » qui réclamait beaucoup de discrétion ! Il fallait « planquer » un homme recherché par la police pour son
implication dans un soit disant attentat OAS …La personne en question qui nous fut présentée s’appelait : Abel Dahuron ! Il fut caché dans une ferme des environs de Cambremer (14),
la police finit par le trouver. Les conséquences furent redoutables pour ceux qui furent interpellés : l’agricultrice qui avait caché Abel Dahuron fut condamnée à une peine ferme de prison
et une très forte amende, je crois me souvenir qu’elle a dû vendre sa ferme. Quant à Abel Dahuron, il fut interpellé, questionné par la police de manière très violente, torturé, il nous visita
bien après sa sortie de prison, c’est là que nous avons pu constater les cicatrices nombreuses qu’il portait au visage : cicatrices de brulures et de coups.  Dahuron avait subi la torture policière qui cherchait à lui faire avouer tout ce qu’il savait sur « l’affaire » et quels étaient ceux qui avaient
participé de près ou de loin à ce qui deviendra plus tard : le faux attentat des jardins de l'Observatoir. Nous étions dans le contexte de la guerre d’Algérie avec des attentats qui se
multipliaient et la police avait des consignes très strictes de traquer et démanteler tous les réseaux liés à l’OAS. 


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d'idéaux ...