Standard & Poor's : l’Europe évoque la thèse d’un “complot” américain

Publié le 8 Décembre 2011


Le curieux “timing” choisi par Standard and Poor’s

 

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“Sur la forme, ces appréciations interviennent trois jours avant un Conseil européen (le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne prévu jeudi et vendredi à Bruxelles, ndlr) plutôt qu’après pour en évaluer l’impact”, a expliqué le commissaire européen chargé des marchés financiers, Michel Barnier.
  
Il s’est refusé à envisager que l’agence américaine ait choisi le moment à dessein pour faire pression sur les gouvernements européens. “Je n’imagine pas cela”, a-t-il dit, “je ne vais pas faire de procès d’intention aux agences de notation, je ne mène pas de combat idéologique”.
  
En Allemagne, le ton est plus dur sur le sujet après que Standard and Poor’s a menacé lundi de priver de leur notation d’excellence en matière d’endettement, le triple A, les six pays de l’Union monétaire qui en bénéficient encore aujourd’hui: l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande, la France, le Luxembourg et les Pays-Bas.
  
“Je ne suis pas partisan des théories du complot mais quelquefois il est difficile de se défaire de l’impression que certaines agences de notation et certains gestionnaires de fonds américains travaillent contre la zone euro”, a ainsi déclaré au quotidien Handelsblatt, Rainer Brüderle, ténor du parti libéral FDP et ancien ministre de l’Economie.

Michael Fuchs, numéro deux du groupe parlementaire de la CDU, a expliqué qu’il voyait “un calcul d’ordre politique derrière cette annonce” de S&P, visant à détourner l’attention des problèmes d’endettement des Etats-Unis, dont “la dette dépasse celle de la zone euro toute entière”.

Les notes des pays la zone euro
Les Etats-Unis calment le jeu

Conséquence de ces déclarations, le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner, en visite en Allemagne, s’est félicité des “signes encourageants observés ces deux dernières semaines en Europe”.

En toile de fond de cette polémique : la pression que fait peser le gouvernement américain sur la zone euro, faisant régulièrement état de son inquiétude sur une éventuelle propagation de la crise, et ses conséquences sur l’économie américaine. La semaine dernière le président Barack Obama a répété qu’il était urgent de trouver une solution.

L’urgence de la situation grecque et italienne ont capté toute l’attention des médias, faisant passer au second plan la franchissement d’un cap outre-Atlantique. Les Etats-Unis ont en effet atteint un endettement record en novembre (plus de 15.000 milliards de dollars). Selon le FMI, le pays sera endetté à hauteur de 100% de son PIB d’ici la fin de l’année.

La crise de la dette dans la zone euro et les craintes de récession sur le Vieux Continent, et par extension dans le reste du monde, font souffler un vent d’europhobie aux Etats-Unis. Le stéréotype de l’Européen du Sud “paresseux” y fleurit, tout comme dans le Nord de l’Europe.

Une perception particulièrement fréquente à Washington, où l’opposition républicaine, toujours prompte à dénoncer le gouvernement “tentaculaire” et les programmes sociaux, prévient que les Etats-Unis pourraient “finir comme l’Europe” si les dépenses publiques ne sont pas réduites immédiatement et de façon drastique.

Cette perception rend plus difficile une participation des USA à un plan d’aide à l’Europe, bien que le président Barack Obama ait souligné à plusieurs reprises l’importance pour les Etats-unis d’une économie européenne saine.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Economie-Finance-Industrie

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Claude Germain V 08/12/2011 17:34


Il n'y a rien d'aberrant a cette situation,n'oubliez pas les principales banques americaines il y a au moins 3,  4 mois ou plus ne se sont jamais cachées de faire effondrer l'Euro .


La société d'Analyses Financieres dont il est question ici ,a prevenu les Europeéns des résultats de ses études ,voila plusieurs semaines .


La Fameuse réunion qui doit avoir lieu incessament entre les états europeens ,n'est que le resultat de l'affolement crée par  la menace de STANDART and POORS .Nos chers
voyous de dirigeants mondialistes sentent tres mauvais de quelques part si j'ose dire ,et quand la vase pour ne pas dire autre chose rentre dans la bouche on crie : aux secours !!!,mais cela
parce qu'il est trop tard.


Les eurovoyous avaient largement le temps de réagir depuis plusieurs mois ; il vaut mieux faire des gueuletons et se servir dans la caisse plutot que de travailler .


Point de complot ,les potentas avaient été prevenu voila bien longtemps .