Stéphane Hessel l'indigne vieillard - Ses postures et impostures indécentes exposées par Gilles-William Goldnadel

Publié le 21 Janvier 2012

Goldnadel attaque Stéphane Hessel

Stéphane Hessel : ses mensonges et approximations?

 

"Indignez-vous !". Cette phrase forte, ces 32 pages à bas prix - 3,10 euros - et le gentil sourire de Stéphane Hessel auraient-ils berné la planète entière ?  Pour l’avocat Gilles-William Goldnadel, la réponse est oui. Au risque de décevoir les 4 millions de lecteurs qui hissent ce nom comme le drapeau de leur moindre revendication, cet avocat publie un livre intitulé Le Vieil homme m'indigne (Ed. J.C. Gawsevitch) dans lequel il tente de démontrer que ce succès phénoménal repose sur une publicité mensongère.

 

L'avocat affronte colosse Stéphane Hessel

 

Bien conscient de mener un combat perdu d’avance contre l’homme le plus intouchable du monde, l’avocat entend prouver que Stéphane Hessel est un imposteur et que ce "saint livre compte, sur douze pages du texte une seule et unique indignation, deux gros mensonges – plus de nombreux petits - et… zéro idée". 

 

Stéphane Hessel : un grand résistant ? 

 

Premier "petit mensonge" sur Stéphane Hessel, selon Goldnadel, sa présentation biographique officielle comme un ancien grand Résistant. Pour Goldnadel, comme pour Pierre-André Taguieff qui l’avait déclaré avant lui dans un article de Marianne daté du premier octobre 2011, Stéphane Hessel n’a pas été le grand résistant que l’on croit. Pour l’avocat, il était simplement "dans le bon camp au bon moment". Légère rectification sur laquelle Goldnadel ne s'attarde pas. 

 

Stéphane Hessel, co-rédacteur de la Déclaration des droits de l'homme ? 

 

Deuxième accusation – beaucoup plus grave - si Stéphane Hessel se présente dans la postface de son livre et à qui veut l’entendre comme un contributeur de la Déclaration universelle des droits de l’homme, référence qui "fonde son magistère moral, juridique et intellectuel", il n’y est, selon Goldnadel, "strictement pour rien". Il aurait même désavoué lui-même cette affirmation à un journaliste de Mediapart, confiant qu'il n'avait fait qu'assister aux séances sans participer à la rédaction. Un "bobard" qui n'a jamais été retiré de la postface de son livre au cours de ses multiples rééditions. "Autrement dit, conclue Goldnadel, la postface du livre le plus lu actuellement est mensongère". 

 

Stéphane Hessel, indigné éclairé ? 

 

Enfin, dernière accusation notable - parmi toutes celles que contient ce livre - les arguments anti-israéliens de Stéphane Hessel reposeraient, selon Goldnadel, sur la référence au rapport Richard Goldstone dans lequel l’armée israélienne fut accusée, en 2009, d’avoir commis "des actes assimilables à des crimes de guerre et peut être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité".

 

Le 1er avril 2011, c'est le juge Goldstone lui-même qui aurait démontré, après avoir consulté une enquête sur Gaza, le caractère erroné de son propre document et déclaré son "mea culpa" dans le Washington Post . "Croyez vous que les nouvelles éditions du best-seller indigné ont pris en compte le revirement magistral ?, interroge Goldnadel. Ainsi, l’une des plus grandes, lourdes, graves calomnies de l’histoire récente de l’ONU et de l’Etat juif va continuer à se propager impunément sur la planète."

 

Une plaidoirie convaincante

 

Dès les premiers mots de cette plaidoirie anti-Hessel, l’avocat Gilles William Goldnadel affiche son défaitisme dans ce combat de boxe contre le "néant", contre "le monde éthéré de la non pensée". Pourtant, malgré l’excès de sa verve et le caractère outrancier de certaines accusations, le livre de Goldnadel se révèle éclairant sur la fabrication trompeuse, par les médias, d’une machinerie éditoriale, médiatique et idéologique.  

 
 
Lauren Malka

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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