Sur la situation au Moyen-Orient: du côté du Front National...

Publié le 29 Juillet 2014

L’appel en catastrophe lancé par les capitales européennes, enjoignant les ressortissants occidentaux à quitter de toute urgence la Libye, en proie à une nouvelle guerre civile, illustre l’échec total de la politique étrangère de la France dans cette région, et en particulier de l’opération militaire décidée en 2011 par Nicolas Sarkozy et sa muse BHL, et soutenue par le Parti Socialiste.

PS et UMP, inféodés dans leurs choix de politique étrangère aux Etats-Unis, ne peuvent échapper aux légitimes explications qu’ils doivent aux Français, et faire l’analyse des conséquences dramatiques de leurs erreurs.

L’instabilité actuelle de la Libye donne malheureusement raison aux analyses du Front National, qui déjà à l’époque alertait sur les dangers d’une prise de pouvoir des islamistes, à savoir : la dislocation du pays, l’instauration de la Charia et la disparition de l’Etat libyen.

Conséquence secondaire mais toute aussi dramatique : l’explosion de l’immigration clandestine vers l’Europe et la France, et son cortège de drames humains, notamment en mer Méditerranée.

Les responsables de telles erreurs sont évidemment disqualifiés pour prétendre une nouvelle fois aux destinées de la France. Seule la reconnaissance de leurs fautes constituerait une attitude digne et recevable.

Marine Le Pen

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La laïcité n’est pas un produit d’exportation. En France, la laïcité est le fruit d’une longue durée historique où, face à l’ultramontanisme pontifical, se mêlent gallicanisme, calvinisme et jansénisme, sans compter les tentatives cultuelles de la période révolutionnaire. Pour mettre un terme à ces conflits, qui furent trop souvent dramatiques, la sagesse a prévalu : la religion a été évacuée de l’espace public pour mieux respecter la liberté individuelle dans la sphère privée. À travers le monde, s’il le souhaite, chaque peuple peut faire de la laïcité un produit d’importation. Mais la France ne doit pas penser la laïcité en composante de son action diplomatique, elle la transformerait alors de principe en idéologie. La diplomatie française doit défendre les intérêts nationaux du pays en s’inscrivant dans les réalités historiques et culturelles des régions du monde où elle intervient.

Il est donc nécessaire que la République française s’oppose fermement à toute expression de communautarisme et de racisme sur son territoire, tout en respectant la liberté de manifestation quand le motif de celle-ci est uniquement politique. En revanche, la France ne peut ignorer qu’au Moyen-Orient la référence confessionnelle est, depuis des temps immémoriaux, l’une des principales composantes du sentiment d’appartenance collective. Le système du millet en fut un exemple éclatant au cours de l’histoire. D’ailleurs, il y aura bientôt cinq siècles, l’Empire ottoman, au faîte de sa puissance, octroyait à la France la protection des chrétiens de cette région. Depuis, au-delà de leur diversité, tous les régimes, y compris la République naissante anticléricale, n’ont pas manqué à leur devoir. Malheureusement, depuis une trentaine d’années, les gouvernements PS ou UMP successifs se sont de plus en plus soumis à la désastreuse diplomatie américaine et aux élucubrations criminelles de quelques intellectuels irresponsables. Conséquence : règne un chaos dramatique et inquiétant de Mossoul à Tripoli en passant par Damas et Gaza.

Avec Marine Le Pen, le Rassemblement Bleu Marine demande que la France reprenne sans délai son indépendance diplomatique. Ainsi, dans la continuité historique, elle pourra assurer son rôle historique de protectrice des chrétiens d’Orient. Elle ne peut se contenter d’une aide humanitaire, bien que celle-ci soit nécessaire. Elle doit surtout œuvrer pour qu’ils puissent rester en sécurité dans une région qui est la leur depuis des millénaires. Leur départ serait leur éradication, donc un appauvrissement de l’humanité toute entière et la victoire du terrorisme islamiste. La France doit aussi s’employer, grâce à une position équilibrée, à trouver une solution pour que puissent coexister, dans la paix, Israël et un État palestinien. À l’inverse, la France doit prendre toutes les mesures indispensables pour ne pas importer sur son sol ce confessionnalisme qui est au contraire à sa culture nationale.

Bertrand Dutheil de La Rochère

Source le site du Front National

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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