Sur RMC, Serge Simon fait de la judoka saoudienne l’ambassadrice de la culture islamique.

Publié le 4 Août 2012

Alain Dubos pour Riposte-Laïque

L’ex-rugbyman Serge Simon anime sur RMC une émission qui se dégage de l’hystérie ambiante des émissions sportives « monégasques » par un ton apaisé. L’homme est intelligent, pondéré, sensible aux problèmes des gens, maniant avec souplesse l’analyse psychologique là où ses collègues pataugent dans le décibel survitaminé. À vrai dire, il est le seul, sur ce média, à rendre le discours des uns et des autres simplement audible par le pékin moyen.

Le sujet de la judoka ennijabée saoudienne ne pouvant pas ne pas venir sur la table, il fut donc abordé avec un préambule de l’animateur du genre stupéfiant : qu’on se le dise, le port du voile, de la burka, (et pourquoi pas alors de la combinaison de plongée, des gants d’apiculteur ou du scaphandre lourd) par les ressortissantes musulmanes aux Jeux Olympiques est un fait culturel incontestable ne s’apparentant en rien à une revendication religieuse. Toute remise en cause de ce droit fondamental ne peut naître que dans des esprits dévoyés par l’islamophobie la plus crasse.

J’avoue avoir eu du mal à admettre que Monsieur Simon puisse se faire d’une manière aussi caricaturale l’avocat de ceux-là même dont le but avoué est de pervertir les règles de l’olympisme pour les remplacer par leur abominable vision de la femme et de sa place dans la société. En studio, les réactions à cette présentation liminaire furent prévisibles : vives de la part des femmes, molles et plutôt conciliantes dans les bouches masculines, en vérité reflet assez exact de la compromission dont nous sommes collectivement en train de mourir.

Monsieur Simon ayant lancé son brûlot, la discussion monta aux niveaux habituels des débats sur RMC. Grandes gueules dominantes et ça et là, interventions protestataires d’auditeurs vite empêchés d’aller au bout de leur raisonnement. La routine.

La tragédie des médias français est inscrite dans ces quelques minutes d’échanges. Car si, ailleurs mais pas très loin des studios de RMC, la mairie de Gennevilliers nous démontre que l’on peut, par un accomodement dé-raisonnable accordé à des combattants de l’Islam (les cadres jeûneurs autorisés à mettre en danger la vie de gamins), revivre Munich soixante dix ans après, Monsieur Simon, qui a pourtant voyagé, vu des pays, des peuples, des cultures autres que la sienne et qui a en principe pu estimer les différences existant entre les civilisations, nous donne le spectacle d’un homme prêt à brader la sienne au prix d’un ballon ovale dégonflé.

Avec en prime un aveu propagandiste clamé haut et fort à la place de la neutralité réclamée à tout modérateur de débat. Munich 1938 est déjà loin de cette offensive-là. Monsieur Simon perce dans les Ardennes avec le soutien logistique des blindés saoudiens. Étrange capitaine de route que ce pilier béglais reclassé dans le verbiage sociétal.

Ainsi va la chronique d’une guerre commencée. Je suppose que Monsieur Serge Simon est un expert mondial de la geste coranique, de ses textes et de ses stratégies. Auquel cas il en est de fait un acteur conscient, délégué à l’éducation et au retournement des masses mécréantes. Au cas contraire, son ignorance de ce que contient la prose dont il vante les bienfaits pour les femmes risque fort de le renvoyer dans ses vingt-deux mètres en compagnie de quelques idiots utiles pareillement conviés à regagner sans tarder le vestiaire.

Alain Dubos

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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