Syrie : les États-Unis perdent la guerre clandestine...

Publié le 22 Mai 2013

Après 2 ans de lutte acharnée, 250 000 terroristes appuyés et financés à hauteur d'un milliard de dollars n'auront pu venir à bout des syriens. Il semblerait que nous assistions à la fin d'une époque honteuse qui aura vu les américain s'allier avec Al Qaeda afin de faire chuter un régime laïc.

Des reportages récents sur le terrain suggèrent que les États-Unis et leurs alliés sont en train de perdre la guerre clandestine en Syrie en appuyant le front Al-Nosra. Ces dernières semaines, les rebelles affiliés à Al-Qaïda et appuyés par les États-Unis ont été décimés par les Forces armées syriennes.

Une offensive à l’échelle nationale a été lancée avec l’appui de la Russie et de l’Iran. Les voies d’approvisionnements d’armes des rebelles ont été bloquées :  « L’armée syrienne s’est concentrée sur le blocage des routes d’approvisionnement de nourriture et d’armes, lesquelles passent surtout par le nord du Liban, la Turquie et la Jordanie. » (Voir Buying Time in Syria by Phil Greaves, Global Research, 11 mai 2013.)

Al-Nosra est largement composé de mercenaires recrutés en Turquie, en Arabie Saoudite et au Qatar. Des forces spéciales clandestines (occidentales) et des conseillers militaires ont également intégré leurs rangs.

Les terroristes affiliés à Al-Qaïda et directement financés par Washington constituent les fantassins de l’alliance militaire occidentale.

CNN a confirmé que des forces spéciales travaillant à contrat pour le Pentagone ont donné une formation aux terroristes d’Al-Nosra sur l’utilisation d’armes chimiques :

Selon les sources, la formation [sur l’utilisation d’armes chimiques], qui a lieu en Jordanie et en Turquie, porte sur la façon de surveiller et de sécuriser les réserves d’armes, ainsi que la gestion des sites où se trouvent les armes et le matériel. Selon l’un des responsables, certains entrepreneurs sont sur le terrain en Syrie et travaillent avec les rebelles pour surveiller certains sites.

La nationalité des formateurs n’a pas été divulguée, mais les représentants ont indiqué qu’il ne fallait pas supposer qu’ils étaient tous Américains (CNN, 09 décembre 2012.)

Puis, une fois que les consultants militaires engagés par le Pentagone ont fourni à ces rebelles d’Al-Qaïda des armes de destruction massives (ADM) et une formation pour les utiliser, le gouvernement syrien est tenu responsable de l’utilisation de ces ADM contre le peuple syrien.

Des terroristes appuyés par les États-Unis

Ironiquement, alors que les terroristes d’Al-Nosra sont directement soutenus et financés par le Pentagone, ils sont sur la liste des organisations terroristes du département d’État.

Les récentes initiatives du secrétaire d’État John Kerry ont largement contribué à accroître le flux d’argent et l’appui militaire aux terroristes, sous le couvert de l’« aide humanitaire ».

Volte-face politique

Le Conseil de sécurité de l’ONU a prévu ajouter le Front Al-Nosra à sa liste noire d’organisations terroristes. Ironiquement, cette initiative est envisagée maintenant « alors que le gouvernement syrien avait demandé au Conseil de sécurité en avril d’ajouter Al-Nosra à sa liste noire, une requête qui fut bloquée par la Grande-Bretagne et la France ». (Press TV, 11 mai 2013.)

Maintenant qu’Al-Nosra, une entité créée et parrainée par le renseignement occidental, est décimée par les Forces armées syriennes, les États-Unis et leurs alliés demandent que les armes et le soutien financier soient acheminés aux factions rebelles « non-islamistes », plus modérées :

Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius a appelé l’ONU à classer le Front Al-Nosra en Syrie parmi les organisations terroristes « afin de différencier le groupe islamiste des autres forces de l’opposition ».

Le ministre Fabius a déclaré en entrevue avec le quotidien français Le Monde : « [A]fin d’éviter toute ambiguïté, nous suggérons, que le Front Al-Nosra, qui est opposé [au président syrien] Bachar Al-Assad, mais aussi une filiale d’Al-Qaïda, soit considéré comme une “organisation terroriste” par l’ONU. »

Laurent Fabius a également affirmé que la France souhaitait augmenter son appui à l’opposition en Syrie, la Coalition nationale syrienne, soulignant qu’elle devait « se développer, former une unité et garantir clairement le respect des droits de toutes les communautés s’il y avait un changement de régime ».

Ces développements suggèrent que les rebelles d’Al-Nosra sont de la chair à canon. Ils ne sont plus soutenus ni défendus comme des combattants de la liberté (freedom fighters).

Washington, en consultation avec ses alliés occidentaux, a décidé de sacrifier ses fantassins affiliés à Al-Qaïda, que l’armée syrienne est en train d’anéantir.

Alors que la Grande-Bretagne et la France avaient bloqué l’initiative antérieure de la Syrie visant à inclure Al-Nosra sur la liste des organisations terroristes du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce sont maintenant ces pays, et non pas la Syrie, qui sont à l’origine de la nouvelle initiative, ces pays qui jusqu’à tout récemment fournissaient de l’argent et des armes à Al-Nosra.

De plus, le soutien financier direct de Washington à Al Nosra, négocié par le nouveau secrétaire d’État d’Obama, John Kerry, a causé, pour dire le moins, un embarras diplomatique.

À cet égard, il convient de noter qu’un citoyen étasunien soupçonné, avec ou sans preuve, de soutenir indirectement une entité affiliée à Al-Qaïda serait immédiatement arrêté, sauf bien sûr le secrétaire d’État John Kerry, ainsi que d’autres hauts responsables gouvernementaux, qui soutiennent des unités d’Al-Qaïda pour le compte du gouvernement des États-Unis.

Ceux qui mènent la « guerre au terrorisme » appuient les terroristes. Mais c’est pour une bonne cause : appuyer les « bons terroristes » dans le but de « promouvoir la démocratie ».

Source : America is Losing its Covert Syria War : US Sponsored Al-Nosra Rebels Defeated by Syrian Armed Forces
Traduction :
http://www.mondialisation.ca/

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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