Système scolaire français : Egalitarisme et nivellement par le bas

Publié le 12 Octobre 2012

     L’école malade d’un insoignable égalitarisme !

Par Ivan Rioufol

La gauche, au service des syndicats d’enseignants qui se sont approprié la gestion de l’Education nationale, ne peut mener à terme la nécessaire refondation de l’école.

Il est en effet illusoire d’attendre de responsables toujours en place qu’ils corrigent eux-mêmes les désastres qu’ils ont produits, singulièrement depuis quarante ans. C’est pourquoi il n’y a rien à attendre de la réforme scolaire esquissée mardi par François Hollande.

Si le retour à la semaine de 4 jours et demi et l’allégement des horaires pour les plus jeunes font partie des projets utiles, l’emprise de l’idéologie égalitariste sur le discours présidentiel rend illusoire toute réaction face au décervelage des élèves, causé par l’échec de la transmission du savoir et par l’illettrisme.

Plus que jamais, l’Education nationale donne le sentiment de vivre dans un monde clos, imperméable au désarroi des familles qui observent l’emprise de la déculturation et de la crétinisation des esprits. Il était révélateur, ce mercredi, d’entendre sur les radios les incompréhensions d’auditeurs devant la décision de Hollande d’avaliser les certitudes des pédagogues, sociologues et autres experts du vide, qui invitent à en finir avec "les notes sanction", les devoirs à la maison, les redoublements…

Ce refus dogmatique de toute différenciation, ce rejet idéologique de l’élitisme, sont à la source des maux dont souffre l’école publique, qui ne cesse de dégringoler dans les classements internationaux et qui se laisse gagner, dans les cités abandonnées, par l’insécurité et la violence.

Les fossoyeurs de la culture générale, qui ne raisonnent qu’en fonction du plus petit dénominateur commun, refusent ainsi les devoirs à la maison car ils y voient une source de discrimination, certaines familles étant culturellement plus aptes que d’autres à soutenir leurs enfants. La louable recherche de l’égalité est tombée dans le sectarisme du nivellement qui fait du système français, qui fut jadis exemplaire, un épouvantail méritant que les familles lui tournent le dos.

Il n’y a rien à attendre d’une école publique qui s’enfonce toujours plus dans ses erreurs, avec la prétention de socialiser plus que d’éduquer, au nom d’une morale laïque qui se mord la queue. Devant tant d’incompétences, les initiatives privées sont plus que jamais attendues.

Ivan Rioufol

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Polux 13/10/2012 09:27


Hier matin,  V.Peillon invité de J-M Apathie a invoqué comme un de ses arguments que les différences " culturelles " justifiaient que les devoirs  ne seraient plus fait à la maison mais
à l'école.


Je suis persuadé que beaucoup de " français " qui travaillent ( contrairement à d'autres...) et rentrent tard sont favorables à cette mesure.


En avouant se problème de différences culturelles, ce ministre reconnait implicitement que la progression de  beaucoup de classes est freinée par une partie des élèves issus de ces
différences culturelles, sinon pourquoi évoquerait il ce problème !? 


Et puis quelle chance pour les rejetons de ces différences culturelles, ils rentreront chez eux sans avoir de travail à effectuer à la maison et pourront être dans la rue beacoup plus tôt...!!!


 

lombard 12/10/2012 15:41


bonjour


les departements ruraux ne sont pas dupe ,il suffit de voir l'explosion des demandes d'acceuil  des eleves dans les structures religieuses et privées .....