Lettre ouverte à des Putéoliens dans "le sens du vent" - par Gérard Brazon

Publié le 16 Mars 2011

       En bavardant avec des amis dans ma bonne ville de Puteaux, je fus surpris de "découvrir" une ambiguïté sur mes options politiques. Ils m'alertèrent sur le fait que certains lambdas et autres lécheurs habituels de pompes de dirigeants, confondent mon engagement à l'Association "Résistance Républicaine" avec un engagement au Front National.

         Qui puis-je si le FN avec Marine Le Pen s'est placé sur des positionnements parfois  identiques à ceux de notre association à savoir il y a plus d’un an : la Laïcité, la lutte contre l'islamisation de notre société et la liberté d'expression. Du temps où je défendais déjà ces valeurs, le FN était sur d'autres réflexions. Pour ma part, je n'ai attendu personne pour :

défendre Israël,

taper sur le Hamas,

vilipender le Hetzbollah,

lutter contre la charia

défendre l'égalité et la liberté des femmes ici et ailleurs,

protester contre le laxisme de la justice,

soutenir la police.

Lutter contre l’insécurité.

Mon blog en témoigne. Ou étaient-ils ces braves "petits moineaux" qui piaillent aujourd'hui et mettent en doute mes engagements politiques ? Ils s’égosillaient en inversant la donne comme tous les bien-pensants. Propos raciste, islamophobe, xénophobe et j’en passe. Esprits étroits, réponses étroites. Pitoyable. Et dire qu'ils se piquent d'êtres de bons conseils à défaut d'êtres de bons conseillers.  

          Cela me rappelle cette sortie d'une militante de l'UMP qui, lors d'une de nos réunions à la Fédération UMP de Neuilly sur Seine, refusait de parler de sécurité et d'immigration car c'étaient des thèmes du FN. Il ne fallait pas qu'il y ait de confusion possible. La belle affaire ! Alors quoi, si un jour, le FN défend les 35 heures, la retraite à 55 ans, le libre échangisme et l'éolienne et le beurre sans sel partout, qu'est-ce qu'il restera à l'UMP comme marge de manœuvre à par "l’extrémisme" d'un débat sur les heures supplémentaires ? Je lui faisais remarquer que c'était avec ce genre d'arguments que le drapeau national et l'hymne national étaient devenus les symboles du FN jusqu'en 2007. Belle prouesse en effet. Fiasco d'une droite mal dans ses bottes. D'une droite sous domination cuturelle de la gauche.

        Mais revenons à ces quelques citoyens lambdas de ma bonne ville de Puteaux qui n'ont aucune vision politique à long terme hormis, satisfaire un petit jeu local personnel de placement pour "dans trois ans" .  Ce qu'ils pensent être malins. Comme si on ne les voyait pas arriver de loin. Pour d'autres, c’est une fidélité quasi domestique. Pour les plus nombreux heureusement, c’est un réalisme bon teint.

       Les pseudos malins qui ont perdu le sens de l'honneur en même temps que le goût à force de lécher les escarpins de Madame et les chaussures de Monsieur, ne savent pas que cette attitude dessert bien plus qu'elle n'est utile pour ceux qu'ils veulent servir. Ou tout du moins, j'en suis sûr, en donner l'impression.

         Je suis assez vieux pour savoir que la fidélité n'est pas dans l'apparence béate et servile, dans le discours de bon ton. Il existe une fidélité ou dire sa vérité, dire ce que l'on pense, affirmer ses réalités et bien plus sincère comme démarche que d'aller dans le sens du vent.

       Le sens du vent ? Il tourne parfois ce vent et c'est en général dans ces moments là que les feuilles que l'on croyait encore vivaces parce qu'elles tournoyaient avec vous, tombent comme tombent toutes les illusions. Reste l'ami, le vrai ! Le fidèle qui appelle et offre ses services ou simplement une épaule.

         J'ai de l'amitié pour Joëlle Ceccaldi-Raynaud Députée-maire de ma ville. Elle le sait bien. Elle ne me doit  rien, je ne lui dois rien non plus. Je suis libre penseur et indépendant et je n'attends rien d’autres que son amitié en retour. Pas de prébendes dans tous les cas. Joëlle Ceccaldi-Raynaud sait, ce que ces "pauvres moineaux" ignorent. Je suis un affectif fidèle en amitié. Rien d’autre que la trahison de cette amitié pour que la fidélité que je lui porte soit révisée.

        Que voulez-vous, il y a des gens qui sont simples si ce n'est un peu simplet partout et pourquoi ne pas accepter cette "simplicité" de ceux qui, autrefois me disaient les mots doux à défaut d'être bleu. En d'autres temps, en d'autres lieux.

        Aujourd'hui, Puteaux-Libre qui a fait campagne pour Joëlle Ceccaldi-Raynaud en 2008, a grandi. Il tire entre 1800 et 2200 lecteurs/jours. Certes, tous les lecteurs ne sont pas des Putéoliens "comme ils disent". Fort heureusement d'ailleurs car, ce n'est pas le but de ce blog non plus. Mais, je sais que beaucoup dans cette ville me lisent puisqu’ils m’écrivent ou me le disent dans la rue. Le plus souvent, ils  m'approuvent. Ce qui me fait dire que mon combat n'est pas inutile.

Dans tous les cas, ce combat est bien plus utile que les petits discours acides dans les différents salons d'honneurs ou dorés de la droite ou de la gauche ou justement, l’honneur s’est sauvé par la fenêtre en se pinçant le nez.

Mon combat reste celui de la Liberté d'expression ! Je suis assez fier d'avoir fait de ce blog Putéolien  l'un des sites les plus lus en ce moment dans ma ville et qui j'espère continuera de ce développer en France mais aussi en Israël pour lequel, sans être juif, j'ai de l'admiration. Quoi qu'en disent les petits corbeaux qui, si  l'air du temps devait s'y prèter, iraient même, sans trop de difficultés, prier dans les rues j'imagine. 

Gérard Brazon


Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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roy 17/03/2011 17:09



Gérard nous ne sommes pas de Puteaux mais on te suit. Ta réflexion est juste et il n'est pas besoin d'être du F.N pour savoir que ce que diy relève du bons sens et de l'honneur national. Continue
nous sommes dans la même lignée que toi



Jyd 17/03/2011 01:07



Belle profession de foi et remise de pendules à l'heure comme on dit. 


La sincérité envers soi-même si rare au jourd'hui, est autant une qualité qu'une force. Ca exaspère forcément les esprits chagrins et envieux. Tant pis pour ceux qui sont dépourvus de cette base
fondamentale de... droiture.