Tentative d'assassinat d'un terroriste de l'OLP en Tunisie

Publié le 29 Août 2012

Un rappel pour les défenseurs bien pensant de la "cause palestinienne".
Helène Keller Lind (desinfos.com)
Dans la longue liste des terroristes particulièrement barbares se trouve Samir Kuntar, membre de l’OLP, qui, entre autres personnes, tua la petite Einat, âgée de quatre ans, en lui fracassant le crâne avec la crosse de son fusil. Relâché dans le macabre échange avec les corps de deux soldats israéliens kidnappés en Israël, il était invité par la Ligue pour la Tolérance tunisienne afin de « soutenir la cause palestinienne » lors de la Journée Al-Quods – Jérusalem- à Bizerte. Des salafistes tentèrent de l’y assassiner en raison de son soutien au dictateur syrien, selon des médias tunisiens.

Fracasser le crâne d’une enfant de quatre ans avec la crosse de son fusil

Bien qu’il ait nié avoir tué d’une balle dans la tête Danny Haran sur une plage de Naharyia et sa petite fille Einat, âgée de quatre ans, dont il fracassa le crâne avec la crosse de son fusil, lui maintenant la tête sur un rocher, Samir Kuntar a été condamné et emprisonné au vu des preuves scientifiques et de ses aveux – il se rétracta par la suite, accusant Israël d’avoir tout inventé- . Il tua également le père d’Einat, Danny Haran. Arrivés en bateau gonflable du Liban dont il est originaire, les membres de sa cellule terroriste les avait kidnappés et entrainés sur la plage après avoir tué un policier israélien, puis avoir fait irruption chez eux en pleine nuit.

Terrifiée la mère d’Einat se terra dans un recoin de la chambre avec son autre petite-fille, âgée de deux ans et une voisine. Tentant de masquer les pleurs de l’enfant pour qu’elle ne soit pas repérée par les terroristes, elle l’étouffa involontairement.

Des terroristes barbares relâchés dans des échanges, Samir Kuntar reçu en héros par le tout Beyrouth

Au cours de la fusillade qui suivit, un policier israélien et deux terroristes furent tués. Samir Kuntar et son complice, Ahmed al-Abras, furent arrêtés, jugés et condamnés. Ahmed al-Abras fut relâché en mai 1985 dans le cadre d’un échange de prisonniers.En juillet 2008 Ahmed al-Abras fut relâché à son tour, lors du macabre échange avec les corps d’Ehoud Goldwasser et Eldad Reguev, soldats israéliens qui avaient été kidnappés par le Hezbollah en Israël en 2006.

L’assassin fut reçu en héros par toute la classe politique libanaise , le Président libanais, Michel Sleiman, le Premier ministre, Fouad Saniora, le Président du Parlement, Nahbi Berri, des députés, des dirigeants musulmans et chrétiens, le chef terroriste Nasrallah et une foule en liesse dans les rues de Beyrouth... On notera qu’en prison Samir Kuntar s’était marié, choisissant pour épouse Kifah Kayyal, une Arabe israélienne de Saint Jean d’Acre – Akko -, résidente de Ramallah, terroriste emprisonnée à vie en Israël pour ses activités au sein de l’organisation terroriste du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, d’Ahmed Jibril. 

Invité de marque de la Ligue tunisienne pour la Tolérance et tentative d’assassinat par des salafistes

C’est ce personnage que la Ligue tunisienne pour la Tolérance choisit d’inviter cette année pour la Journée A-Quods, manifestation anti-israélienne annuelle lancée par l’Iran. Manifestation organisée « en collaboration avec une dizaine d’autres associations, à titre de soutien à la cause palestinienne à La Maison de jeunes de Bizerte » selon un média tunisien. Or, l’Agence Tunis Afrique Presse cite le Président de la Ligue, Slaheddine Masri, qui accuse des « takiris » - excommunicateurs - d’avoir tenté d’assassiner Samir Kuntra. La police affirmant qu’un groupe de quelque 200 salafistes ont attaqué la manifestation, voulant tuer « l’invité d’honneur »...

Non pas par horreur pour son assassinat d’une enfant, mais, parce que, selon eux, « Samir El Qantar, n’a pas le droit de s’exprimer » parce qu’il est pro-Bachar et contre la révolution syrienne… »

Précisions du quotidien La Presse : Samir Kantar était visé « car celui-ci a parlé avec courage de la révolution tunisienne, indiquant qu’Al Saoud, la famille qui règne en Arabie Saoudite, ne peut pas soutenir la démocratie dans les révolutions arabes, y compris en Syrie. Selon l’invité de la Tunisie, les dollars des pays du Golfe ne doivent pas être utilisés pour instituer la démocratie dans notre pays ».

Attaque violente à l’arme blanche, avec ce bilan « Mongi Tayachi, blessé à la tête à coups de « machette », est toujours sous surveillance à l’hôpital régional de Bizerte, Chokri Gharbi, quelques points de sutures et Khaled Bou Jemâa le visage amoché et tabassé. D’autres personnes « s’en sont sorties » avec des hématomes » La police étant accusée d’être intervenue trop tardivement...  

Selon le quotidien tunisien La Presse, Kuntar était « l’invité de la Tunisie ». Quant au Président de la Ligue pour la Tolérance, il déclarait à la suite de cette tentative : « Les salafistes demandent à ce que la charia soit constitutionnalisée ». Ajoutant : « Nous avons lutté contre la dictature et nous sommes prêts à lutter contre la tyrannie ». Et « M. El Masri invite les salafistes à aller combattre les Israéliens dans les territoires occupés au lieu de s’en prendre à leurs concitoyens et aux invités de la Tunisie qui sont connus pour leur lutte acharnée contre l’ennemi ».

Dernière précision du quotidien : « L’orateur va jusqu’à admettre que les Etats-Unis et les sionistes font appliquer leurs stratégies dans les différents pays arabes par les salafistes, comme c’est le cas en Syrie, en Libye et en Irak. Ces salafistes veulent détruire les pays et mettre fin au nationalisme arabe qui appelle à la lutte contre le sionisme. « Nous sommes pour le changement en Syrie, mais pas pour sa destruction », estime l’orateur....  
Livré sans commentaires, que ce soit sur l’OLP, le Liban ou la Tunisie d’aujourd’hui...

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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