The Economist tacle François Hollande, qu'il qualifie de "plutôt dangereux"...

Publié le 30 Avril 2012

 

 

En couverture, François Hollande est qualifié d'homme «plutôt dangereux» (...) pour la France et pour l'Europe. Il apparaît en petit, les yeux écarquillés, et partiellement caché par le drapeau français qu'il entrouvre.

Dans son éditorial, le socialiste - largement pressenti pour gagner l'élection le 6 mai prochain - a, certes, raison de clamer que l'austérité et «la discipline budgétaire trop rigide voulue par l'Allemagne» empêche toute possibilité de croissance de la zone euro. Mais il est trop «hostile aux changements structurels».

Or, selon la revue, qui consacre trois pages supplémentaires sur l'élection présidentielle française, l'Hexagone a besoin de réformes, aussi «douloureuses» soient-elles. S'il ne les mène pas, les marchés finiront par l'y contraindre, peut-on lire. Et s'il transmet à ses voisins européens sa volonté à stimuler la croissance avant de réduire les dépenses publiques et d'améliorer la compétitivité du Vieux Continent, la survie de l'euro est en jeu, estime encore The Economist.

L'hebdomadaire britannique qui rappelle avoir franchement soutenu Nicolas Sarkozy en 2007, félicite le président sortant d'avoir assoupli «les 35 heures des socialistes, libéré les universités, et relevé l'âge de la retraite».

Selon le journal, Nicolas Sarkozy «a eu la malchance d'être frappé par la crise économique», mais il a progressivement adopté un ton plus «protectionniste, anti-immigrants, et anti-Europe (...) sûrement destiné aux électeurs de Marine Le Pen». Au final, s'il devait voter, The Economist opterait pour Nicolas Sarkozy, mais «pas plus pour ses mérites que pour maintenir François Hollande à l'écart».

L'hebdomadaire s'étrangle à l'idée avancée par le candidat socialiste François Hollande de taxer à 75 % la dernière tranche des revenus des plus aisés. Il dénonce «l'hostilité» des socialistes français «à l'égard de l'entrepreneuriat et de la création de richesse», ce qui reflète leur incapacité à reconnaître que le monde a changé depuis 1981.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Polux 30/04/2012 17:54


Peut-être un point positif, si le bateau coule les rats le quitteront peut-être pour aller ailleurs et peut-être ( encore 1 ) pourrons nous reconstruire notre pays en évitant les mêmes erreurs !


Oui, je sais, maigre consolation...!!!

S. Dekerle 30/04/2012 11:34


S'il est élu dans 5 ans la France est un pays du tiers-monde...