Tortures, viols et vols d’organe : bienvenue dans le Sinaï égyptien

Publié le 9 Décembre 2011

Des histoires horribles de tortures, de viols et de vols d’organes nous parviennent de plus en plus souvent du désert du Sinaï en Egypte. La sonnette d’alarme est tirée par 7 ONG étrangères qui ont publié, conjointement, un communiqué de presse demandant au gouvernement d’agir pour lutter contre ces horreurs.

Les réseaux de trafic humain opérant dans le nord du Sinaï détiennent des migrants dans ce que les ONG appellent des “camps de torture” où les captifs sont battus parfois jusqu’à ce que mort s’en suive si les parents et les proches ne payent pas les rançons demandées par les bédouins. Les réfugiés musulmans, qui ont fui l’Erythrée et le Soudan et qui ne rêvent que de vivre dans l’Etat Juif, sont obligés de passer par le Sinaï où les groupes islamistes, tout comme les bédouins, gagnent de fortes sommes d’argent en kidnappant les immigrants.
Les réseaux de contrebande sont toujours en marche et des centaines d’otages-réfugiés sont “torturés avec l’objectif d’obtenir des dizaines de milliers de dollars au hasard d’une rançon” expliquent les ONG.

Depuis que les Islamistes radicaux ont effectivement pris le pouvoir sur le Sinaï en janvier 2011, la situation va de mal en pis. Le trafic d’armes et la traite des noirs sont devenus monnaie courante au pays de Toutankhamon.

Cinq groupes d’otages sont actuellement détenus par les bédouins ou les islamistes. Un groupe de 165 réfugiés érythréens est sous le contrôle d’un groupe de huit trafiquants dirigé par un individu connu sous le nom d’Abou Moussa. Ce groupe n’est pas dans le Sinaï, mais dans le gouvernorat du Delta de Mansoura. Selon les rapports, cela fait plusieurs mois qu’ils sont détenus dans un bunker dont la police connait l’endroit mais, elle n’intervient pas.

Un réfugié, qui avait réussi à s’enfuir, a déclaré qu’il était battu quotidiennement et que ses bourreaux le torturaient à l’électricité pour le forcer à appeler sa famille et à réclamer 30.000$ de rançon. Il a ensuite expliqué le triste sort réservé aux femmes : viol collectif tous les soirs.

“Cinq prisonniers sont morts en une semaine à la suite d’une électrocution”, indique la déclaration des ONG.

Et les horreurs ne s’arrêtent pas là : une femme enceinte à qui l’on demande 23.000$ pour sa libération, vient de se voir expliquer qu’une fois le bébé né, il lui faudra aussi payer 23.000$ pour libérer le nouveau né. Cette femme, réfugiée soudanaise, a quitté ses terres d’origine après avoir été violée plusieurs fois.

Les membres de la cellule Abou Moussa travaillent directement avec des Erythréens qui vendent les informations aux kidnappeurs. Comme pendant la traite de noirs : les frères vendent leurs soeurs.

Adapté d’un article du journal égyptien Al Masry Al Youm - Niso Amzar – JSSNews

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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