Touche pas à ma France - par Yvan Rioufol

Publié le 29 Août 2014

Extrait

   Les angéliques eurocrates s’inquiètent du racisme qui monte. En France, ce risque est vu comme un danger pour 74 % des sondés (étude Licra). Mais ce sont ces nouveaux curés et les professionnels de l’antiracisme qui ont enfanté cet enfer. En promouvant les identités ethniques « black, blanc, beur » et le métissage, ils ont introduit le venin des références raciales et l’affrontement des identités. Leur xénophilie les mène à mépriser l’autochtone, porteur présumé de tous les vices : le voilà sommé de se diluer au nom d’une Europe élargie, déracinée, amnésique, construite sur des valeurs sociales et environnementales réduisant le socle commun au degré zéro de la cohésion culturelle. Oui, c’est au suicide d’une civilisation qu’invite cette UE soviétoïde et moralisatrice.
Non, merci.

Si l’on comprend bien ces « faux gentils », qui s’horripilent de ce que le peuple fasse obstacle à leurs lubies remplacistes, le Vieux Continent serait condamné à battre sa coulpe. « Lampedusa : l’indifférence coupable de l’Europe« , a titré Le Monde, avocat d’une culpabilité collective que rien n’étaye, sinon une haine de soi portée par des élites dépressives. Les responsables de ce drame sont les états qui laissent filer leurs habitants, les passeurs qui s’enrichissent, les pays riverains qui les tolèrent. Au fait, qui paie les exodes (jusqu’à 4.000 euros) de ces infortunés ?

Mais l’Europe, elle, n’est condamnable en rien ; sinon de faire croire aux miséreux qu’elle peut les prendre en charge. « Notre richesse devrait être pour nous une obligation de protéger ces personnes« , dit aussi Schulz. Décidément, celui-là n’en manque pas une… La gauche française est évidemment perméable à cette mauvaise conscience autodestructrice. Elle ne voit plus les dangers quand ils sont portés par les minorités sacralisées. Alors que l’islamisme importé, ce communisme du XXIe siècle, est « la menace pesant sur la sécurité et les citoyens » (Pierre-André Taguieff), l’Europe creuse sa tombe, et la France avec elle, en refusant de tenir tête à ce nouveau totalitarisme protégé par le communautarisme.

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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