« Toutes les religions ne sont pas compatibles avec toutes les nations » Entretien avec Christopher Caldwell

Publié le 13 Décembre 2011

Daoud Boughezala. Un Européen sur dix a des racines ailleurs, principalement dans le monde arabo-musulman. Selon vous, cette minorité menace-t-elle de « conquérir » le continent et de révolutionner la vie des Européens « de souche » ?

Christopher Caldwell. Dans mon livre , je parle de culture et non pas d’ethnies. Le fait que 99% des Américains aient leurs racines ailleurs n’a pas empêché la construction d’une culture nationale commune. Quant au verbe « conquérir », je le trouve inapproprié, puisqu’il suggère que l’immigration de masse que connaît Europe depuis cinquante ans obéit à une stratégie ou à un plan préétablis, ce qui n’est pas le cas. En revanche, le verbe « déplacer » − terme qu’employait Enoch Powell dans ses discours controversés des années 1960 – me semble mieux qualifier ce phénomène. Les problèmes posés par l’immigration de masse ne constituent pas un crime. Ils sont plutôt une tragédie, pour une bonne part involontaire.

DB. De plus en plus, les critiques de l’immigration se polarisent sur l’islam. Or, vous écrivez que l’immigration de masse et l’islamisation sont deux « problèmes » distincts qui « se recoupent » néanmoins. Quel est le vrai défi posé à l’Europe : l’immigration ou l’islam ?

CC. L’immigration de masse constitue le grand défi pour l’Europe en ce qu’elle pose des problèmes que l’immigration individuelle ne pose pas. Lorsque des individus immigrent, ils ne peuvent retrouver des repères culturels qu’en adoptant la culture de leur pays d’accueil. Lorsqu’il s’agit de masses, elles apportent leur culture d’origine avec elles, sauf si le pays d’arrivée prend des mesures énergiques pour les en empêcher. Or, loin d’adopter de telles mesures, les pays européens ont tout fait pour encourager ces cultures étrangères. Ce fut une erreur terrible. De ce point de vue, aujourd’hui, l’un des principaux obstacles à l’assimilation des immigrés est l’existence de réseaux entiers de restaurants, de coiffeurs, de journaux et de commerces qui permettent d’importer dans le pays d’accueil le mode de vie et les codes culturels du pays d’origine. Et ce phénomène est aggravé par Internet, qui permet à chacun de vivre connecté à la société dont il est issu.

DB. Il aurait été étrange et même fâcheux qu’on accueille des individus en dénigrant leur culture…

CC. Soyons clairs : il ne s’agit pas de déclarer telle ou telle culture « supérieure » ou « inférieure » à une autre. Les cultures étrangères sont problématiques non pas parce qu’elles seraient intrinsèquement « mauvaises » ou « inférieures » mais parce qu’elles se heurtent aux règles de la vie en société, aux droits et aux devoirs de l’individu dans les pays d’accueil. La confusion culturelle qu’elles entraînent mine la démocratie, la cohésion sociale et jusqu’à la légitimité gouvernementale.

DB. Vous n’avez pas répondu sur l’intégration de l’islam qui est pourtant le sujet de votre enquête…

CC. À l’intérieur du phénomène général qu’est l’immigration de masse, l’islam pose un problème particulier car il s’agit d’une religion prosélyte, comme le christianisme. De surcroît l’islam a été, plus encore que les deux autres monothéismes, une religion de conquête. (...) 

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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island girl 15/12/2011 02:35


Le livre  de ce reveur ne m'interesse pas ,je me demande s'il en vendra un seul exemplaire !


 

jpb 13/12/2011 12:25


le gouvernement est incapable de  gérer la situation, dans laquelle nous nous trouvons,à cause de leur ingérence ,soit volontaire ou pas, le peuple Français se réveille soit les immigrés se
plieront ou ils seront obliger d'immigrés dans l'autre sens,par la douceur ou par les armes .

Epicure 13/12/2011 11:09


Et comment ont fait les juifs polyglottes  et vivant en "ghetto" volontaire pour les premières vagues (Quartier St Paul à Paris) et se retrouvvant, pour la deuxième génération,"
miraculeusement...??" à la Sorbonne ou le Collège de France et à Neuilly...????? De même; le Polonais, ouvrier, propre et industrieux, voyant ses enfants Profs et ingénieurs en une ou deux
générations...? Comùbien d'Italiens célèbres sont des Deuxième Générations aussi???


Tout ce BARATIN PSYCHO-SOCILOGIQUE "de mes deux" comme dirait Desproges, scotomise par un risible "politiquement correct", la connerie, culturelle et civilisationnelle des "nouveaux
immigrants"....