Tribune de Jean-François Touzé, Président des Nouveaux Républicains

Publié le 6 Février 2013

 

jft-moi.jpgPar Jean-François Touzé, Président des Nouveaux Républicains

C'est une loi universelle qui repose sur un socle de granit et  d'airain. Elle dispose qu'au moment où une chose devient possible la marche qui conduit à sa réalisation s'accélère par l'effet cumulatif de l'action de ceux qui y concourent et de la mécanique interne des  éléments qui la constitue.

L'écroulement de notre civilisation et la fin de la France en tant que pays libre accomplissant son destin unique dans une vision spécifique de l'humanité avec la volonté d' être pour elle une lumière au milieu des nations, sont désormais possibles.

Dès lors les cellules jusque là séparées oeuvrant à cette destruction programmée en viennent inévitablement à s'agréger en se renforçant l'une par l'autre comme autant de particules se brassant, se percutant, se chargeant  et  se conjuguant au coeur d'un gigantesque accélérateur nucléaire

Cette accélération, c'est à l'oeil nu que chaque jour nous la voyons opérer.

Accélération de l'effondrement de l'autorité de l'Etat, de notre morale publique, de nos repères collectifs, de nos institutions et de notre cohésion sociale menant à la dislocation nationale.

Accélération de l'affaiblissement de la République dans ses principes et son action.

Accélération de l'insécurité  menant au règne de la sauvagerie.

Accélération de l'érosion de cet humanisme français qui fut à la fois la chair et le sang de notre identité nationale.

Accélération de l'incivisme menant au règne de l'individualisme et de la loi de la jungle.

Accélération de la destruction des équilibres moraux naturels menant  à l'écoulement de nos valeurs, et, in fine, nous condamnant au basculementpostcivilisationnel.

Accélération de la pression migratoire menant à la désunion civile et républicaine

Accélération des menaces planétaires- islamisme, djihadisme, puissancesémergentes- menant à la déstabilisation de nos sociétés occidentales

Accélération de la pression fiscale, administrative et réglementaire, menant àl'asphyxie économique, à l'étranglement entrepreneurial, à la spoliation, à la confiscation  de nos libertés et à la ruine.

Accélération des risques que fait peser sur notre mode de vie et sur la paix civile une extrême gauche révolutionnaire de plus en plus active dans les mouvements dits sociaux comme dans le soutien qu'elle apporte aux organisations tiers mondistes ou islamistes.

Accélération de la la désagrégation des piliers de notre vie commune- la famille, l'école, l'Armée, les valeurs de responsabilité, de travail et d'effort, les vertus de courage d'honneur et de politesse.

Accélération de la perte du sentiment d'appartenance au monde occidental- et en premier lieu à l' Europe occidentale- menant à l'isolement et à l'aboulie.

Tenter d'enrayer ce processus en en reculant les effets comme le veut la droite est utile et louable Aller moins vite vers la mort n'est jamais peine perdue. C'est la raison pour laquelle nous avons, nous Nouveaux Républicains, tout fait pour que la gauche ne parvienne pas au pouvoir et que nous ferons tout pour qu'elle n'y demeure pas.

Mais ce n'est pas suffisant. Retarder l' avancée de l'ennemi n'est pas se donner les moyens de la vaincre.

Le gouffre mortel vers lequel nous avançons, les Français en sentent confusément la sombre présence au flanc de leur route et en devinent la force d' attraction.

Pour 75% d'entre eux, comme le montrait récemment un sondage IPSOS,  la France, pour ne pas être engloutie  doit être commandée  et, pour éviter le choc anaphylactique qui la menace, doit se tourner vers un homme fort, au dessus des coteries et méprisant les intérêts particuliers, un homme qui, étant celui de la nation, saura inverser le processus létal dans laquelle elle est engagée.

Pour autant, les choses étant ce qu'elle sont, ne doutons pas que, si rien n'est fait, le jeu politicien continuera. Une part de plus en plus grande de nos compatriotes  se détournera des urnes, ne trouvant pas l'offre  espérée tandis que le autres, par habitude, résignation ou esprit de clan, voteront pour les éternels représentants de leur camp respectif.

Et la marche vers l'abîme continuera.

Dans ces conditions, cet homme providentiel que le pays espère, nous risquons d'en l'attendre longtemps la théophanie.

Les partis politiques, quant à eux, usés, enfermés en eux mêmes  et ne se fixantd'autres buts que la pérennité de leur existence ne sont plus en mesure de réveillerl'espérance.

Je pense quant à moi que c'est de notre initiative -celle du peuple- et de cette initiative seule  que viendra le salut. A condition de préparer au plus vite ce qui doit l'être tant il est vrai que  "Les batailles perdues se résument en deux mots : troptard." ( Douglas MacArthur).

Aidons-nous donc et le Ciel nous aidera.
Demain, à l'appel de tel ou tel ou par le fait de la réunion des énergies aujourd'hui éparses, peut, si nous le voulons, se créer partout sur notre territoire national un vaste et profond maillage de comités locaux visant au rassemblement national et ausursaut civique.


Demain, si nous le voulons, sans qu'existe aucun esprit d'ambitions individuelles et sans qu'il soit possible de céder aux tentations de la récupération politicienne, peut se former une dynamique populaire, patriotique et républicaine menant au relèvement national.

Une nouvelle fois, je le dis, je l'écris et je le propose. Mettons de coté nos divergences mineures. Ecartons de nous la tentation des chapelles. Ne  conservons de nos ambitions que celles qui permettront à l'Etat de se reconstruire dans son autorité régalienne. Je n'ai quant à moi, en appelant chacun d'entre vous à cette mobilisation,  qu'un seul objectif- servir- et une seule volonté - être utile. 

Partout en France existent des bonnes volontés qui n'attendent que le moment de se mobiliser. Partout en France existent des structures locales allant dans le sens du salut public en même temps qu'elles travaillent légitimement à la reconquête des territoires.

Rencontrons nous et unissons nos efforts. Fédérons nos énergies pour organiser le sursaut civique.

Si cela ne se fait pas, alors la partie sera perdue. Et je le dis tout net: ce qui adviendra sera de la responsabilité de tous ceux qui n'auront pas fait leur devoir.
.
Il ne nous restera alors qu'à  attendre la tragédie nationale qui ne manquera pas de survenir.

C'en sera fini de la France, "madone aux murs des églises" selon le mot de DeGaulle autant que temple laïque dédié à l'égrégore, principe spirituel voué aux libertés du monde comme état charnel en charge du bien public.

A vous de voir!

Jean-François Touzé
Président des Nouveaux Républicains
lesrepublicains@yahoo.fr

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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mika 07/02/2013 11:36


Le pire reste à venir 


http://www.youtube.com/watch?v=cJEMa8-ATdQ


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