Trois corps retrouvés - Par Fishel Jacobs

Publié le 2 Juillet 2014

TROIS CORPS RETROUVÉS : BUSINESS COMME TOUJOURS ?

Fishel Jacobs

Adaptation Française

Thérèse Zrihen-Dvir

 

 

Les corps des trois adolescents enveloppés dans des drapeaux d'Israël. Parallèle à l’écriture de ces lignes, le monde des médias annonçait la surprenante nouvelle : les trois adolescents innocents enlevés depuis dix-huit jours par des vauriens islamiques locaux ont été trouvés, assassinés. C’était si prévisible, personne n’en fut surpris. Dix-huit jours de tension infernale. L’important maintenant, c'est que rien ne peut plus être comme avant en Israël.

Cinq minutes après l'annonce dans les news de ce terrible soir, les arguments ont commencé à fuser. Qui porte le blâme ? La standardiste de la police qui a reçu l’urgent appel de l'un des garçons sur son rapt, mais n'a rien fait ? Le Shin Bet pour n’avoir pas été en mesure de localiser, jusqu'à cette minute, les ravisseurs, si théoriquement Israël contrôle tous les territoires, ainsi que la mer et l'air ? « Le business comme toujours » doit être modifié.

À l’heure actuelle, Israël va devoir appréhender et punir les auteurs de ce crime. Les forces de sécurité ont prudemment interrogé les parents, frères et sœurs des ravisseurs durant deux semaines. La prudence dérivait de leur crainte pour la vie des jeunes garçons enlevés et présumés vivants. Les victimes étant mortes, les familles doivent être soumises à d’intenses et d’inépuisables interrogatoires. Il n'y a plus rien à mettre en danger. Tous ceux à Hébron qui étaient au courant du crime - et c'est toute la population - doivent être punis et incarcérés pour une longue période sans aucune possibilité de libération conditionnelle ou de liberté ultérieure dans un « accord de paix ». Leurs maisons doivent être détruites. Ceux qui savaient mais ne peuvent être condamnés, doivent être déportés, sans possibilité de revenir.

Israël connait personnellement ces cellules d'amis et de complices qui ont aidé à cacher les ravisseurs pendant dix-huit jours. Nous avons de braves personnes sur place qui infiltrent et vivent à Hébron. Chacun de ces collaborateurs est complice du meurtre. Ils seront traqués, interrogés et condamnés par les tribunaux.

Bibi et son entourage sont prostrés aujourd’hui, « c'est un grand coup pour l'état juif ». Les services commémoratifs de grande envergure seront diffusés dans le monde entier. À Hébron et à Gaza, il y aura des célébrations publiques, des feux d'artifice, musique assourdissante, abattage de bêtes et barbecue – en somme, la fête dans les rues.

Manifestement, la récente libération de plus d'un millier de terroristes par Bibi, dont la plupart avaient assassiné d’innocents Juifs de leurs propres mains, pour absolument rien en échange, était le feu vert direct pour cet enlèvement. Pourquoi pas ? Même s'ils se font prendre et se font condamner, ils seront libres dans quelques années. De plus, les prisons israéliennes sont vraiment un hôtel à cinq étoiles.

Même Bibi peut comprendre cela. On ne gagne pas des guerres en nous endeuillant sur nos morts pendant que l'ennemi célèbre. Le business comme toujours ne doit plus l’être.

Et si Bibi renonçait aux caméras demain ? On l’a assez vu à la télévision. Laissez-le passer sa journée avec les forces de sécurité, rassemblant tous ceux liés à cet assassinat de civils de sang-froid. Il faut les trainer en justice, les emprisonner à vie, sans aucune possibilité de libération conditionnelle. Expulsez-les. Briser leurs cellules de terroristes. Faites-en le business habituel en Israël.

Les familles endeuillées mettront du temps à récupérer. Ils recueillent pour l’instant, toutes les photos de leurs proches décédés, font des films pour se souvenir. Il y aurait des dédicacions de Torah ici et là, des nouveaux fonds de charité. Toutes nos familles sont passées par là.

Pauvres civils israéliens dont la voix est étouffée par les politiciens que « seuls les plus forts savent comment pomper » et qui sont devenus à présent experts. Il fut un temps où il n'y avait aucune place au pompage. Cela de doit pas devenir une coutume.

Où est le sens de la justice ? Où est la punition réclamée par le public ? La punition collective ? Oui. Lorsque des communautés entières comme celle de Hébron sont complices à l’assassinat, la planification, dissimulation, apaisement, soutien - ça s'appelle complice. Il doit y avoir une détention de masse des terroristes du Hamas, des centaines, de Hébron - ce soir. Une décision d’une peine sans libération conditionnelle, et sans libération possible dans l'avenir sous des « accords de paix », et l'expulsion sans possibilité de retour.

Libérer plus d'un millier d’assassins de prison est le résultat direct de ces trois victimes et bien d’autres au préalable. Les ravisseurs, à juste titre, avaient conclu qu'ils n'avaient rien à perdre.

Mais cela ne doit pas se reproduire demain. Ni devenir une habitude.
Car si c'est le cas, qu’avons-nous donc accompli aujourd'hui ?

http://theresedvir.com/

http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

 

 

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Israël: une démocratie

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