Tuer une femme serait-il moins ou plus grave que tuer un homme ? Affolante pensée !

Publié le 30 Octobre 2014

Féminicide : tuer une femme doit-il être reconnu comme un crime spécifique ?

Il est tout simplement incroyable que des idées comme celle-ci, puissent surgir. Il faut avoir un cerveau malade, être dans une société déliquescente pour se poser la question et mettre des degrés en fonction du sexe de la victime.

Doit-on aussi imaginer des circonstances atténuantes de facto, lorsqu'une femme tuera un homme ? Qu'en sera-t-il si cette femme ou l'homme sont homosexuels. Quid de la parité par ailleurs, de l'égalité des sexes prévue par la constitution ?

Un être humain est tué et notre intelligentsia et autres journalistes se posent des questions sur... le sexe des anges. Affolant vraiment.

Gérard Brazon

Le meurtre d'une femme doit-il constituer une circonstance aggravante? Alors qu’Osez le féminisme ! lance une campagne pour la reconnaissance juridique du terme « féminicide », la secrétaire d’État, Pascale Boistard, plaide pour un débat de société sur cette violence faite aux femmes « parce que femmes ». 

« La violence faite aux femmes est une violence spécifique. Les femmes qui meurent des coups de leur compagnon sont victimes de féminicide. » Le tweet de Pascale Boistard, posté jeudi 23 octobre à l’occasion de la conférence sur l’égalité femmes-hommes en Europe à Rome, est sans équivoque. La secrétaire d’État chargée des Droits des femmes emploie ici un concept peu connu, celui qui qualifie le meurtre d’une femme en raison de son sexe. Soit un crime considéré comme spécifique car inscrit dans un contexte deviolences sexistes dirigées contre les femmes.

La déclaration de Pascale Boistard serait-elle un premier pas vers cette reconnaissance ? Contactée parLeFigaro/madame.fr, la secrétaire d’État parle plutôt d’une invitation au « dialogue » et à un « débat de société », notamment dans l’optique de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 novembre. La traduction du féminicide dans la loi impliquerait « une procédure extrêmement lourde de changement du code pénal », souligne-t-elle. Ce qui ne l’empêche pas de réaffirmer la légitimité d’une telle notion : « Donner un nom à ce type d’acte doit nous permettre de prendre conscience qu’il existe dans notre société des crimes commis contre les femmes parce qu’elles sont femmes. (…) S’il doit y avoir à terme une modification [du droit], il faut que la société en prenne conscience en premier lieu. »

En Espagne, la violence de genre est reconnue dans la loi

Selon les définitions, le féminicide désigne un crime à dimension machiste, d’homicide volontaire d’une ou plusieurs femmes par un ou des hommes, ou encore d’assassinat motivé par la « haine » ou un « sentiment de propriété » à leur égard. Dans certains pays d’Amérique latine, le terme est entré dans le droit pénal pour pallier le peu de condamnations pour les violences faites aux femmes et l’impunité des agresseurs. Le Mexique l’a défini comme « l’ensemble des crimes de lèse-humanité comprenant les assassinats, les séquestrations et les disparitions de fillettes et de femmes dans un contexte de défaillance institutionnelle. » En Europe, on parle surtout de féminicide dans le cadre conjugal. En Espagne, un des rares pays à considérer le problème comme un phénomène global, la violence de genre est reconnue dans la loi. Le féminicide est aussi entré dans le droit italien. Un terme qui, contrairement à des « sous-catégories » constituant des meurtres aggravés comme le parricide ou l’infanticide, n’est pas reconnu dans le droit français.

Le Figaro

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Epicure 30/10/2014 15:13


le livre méconnu de 99,999999% des citoyens français  même de la plus évoluée et instruite société iintellectuelle: La Peur des Femmes de Wolfgang Lederer, paru en 1967 explique bien
pourquoi tuer une femme a un sens Psychique et motivationnel bien Spécifique et pose une Question sur l'Humain, qui engage plus que la notion de simple "homicide (hors genre et âge) par intérêt
crapuleux habituel". L'infanticide a aussi une valeur spécifique du même registre psychopathologique qui doit être envisagé sérieusement. La Manip "fénministe " politicienne évoquée  dans
cet article, est par contre une sottise post-moderne de plus..!i