Tunisie: ce qui s'est vraiment passé entre l'armée et les djihadistes.

Publié le 4 Mai 2013

L'armée tunisienne a démenti, mercredi 1er mai, tout combat avec des djihadistes armés dans la région du mont Chaambi, dans l'ouest du pays, contrairement à ce qu'affirmait une source sécuritaire citée par l'AFP. Celle-ci évoquait des affrontements avec "un groupe composé de plus d'une cinquantaine de salafistes djihadistes".

[Plus tôt dans la journée de mercredi, on apprenait que] les forces tunisiennes était engagées dans des combats avec un groupe d'une cinquantaine de jihadistes retranchés sur le mont Chaambi, près de la frontière algérienne, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire sur le terrain.

"Le groupe est composé de plus d'une cinquantaine de salafistes jihadistes", a indiqué cette source, précisant qu'ils étaient bien armés, alors que le journaliste de l'AFP présent sur le terrain a entendu des échanges de tirs nourris.

Selon la source interrogée par l'AFP, ce groupe est commandé par un Algérien et deux Tunisiens originaires du chef-lieu régional, Kasserine. Les autorités tunisiennes n'ont pour leur part donné aucune information, étant donné qu'elles ne commentent jamais les opérations en cours.

Les forces tunisiennes tentent depuis décembre de démanteler ce groupe, composé à l'origine de onze combattants, et considéré comme responsable d'une attaque qui a coûté la vie à un agent la Garde nationale à Bou Chebka, poste frontalier avec l'Algérie.

"Ils ont ensuite recruté des jeunes de Kasserine et des hommes revenus du Mali", a indiqué cette source qui n'a pas précisé l'origine de ces informations.

Ces jihadistes ont miné une partie du mont Chaambi, avec des engins artisanaux qui ont blessé une dizaine de gardes nationaux et de militaires depuis lundi.

"On a trouvé hier (mardi) des grenades, des engins explosifs de type militaire et artisanal, de la documentation sur la fabrication d'engins artisanaux, des documents codés, des cartes géographiques et des téléphones mobiles ayant servi à passer des appels vers l'étranger", a poursuivi la source.

Contrairement aux deux jours précédents, les opérations sont menées depuis mercredi par l'armée, les unités militaires étant les seules à être équipées de détecteur de mines. La garde nationale --l'équivalent de la gendarmerie-- est passée en seconde ligne.

Slate Afrique avec AFP

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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