Tunisie : un parti salafiste prônant la charia est autorisé

Publié le 12 Mai 2012

Un pas de plus de ce "printemps arabe" que nous a servi l'Alain Juppé à toutes les sauces! Qu'en pense-t-il de cet glaciation à nos portes avec l'immigration qui va avec ? le Parti socialiste s'en frotte les mains d'avance! L'immigration de repeuplement va s'accélerer!

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Les autorités tunisiennes ont donné leur aval pour la légalisation d'un nouveau parti, le "Front de la réforme", qui prône la charia, la législation islamique, a-t-on appris vendredi auprès de son fondateur, Mohamed Khouja.

L'autorisation a été accordée par le gouvernement dirigé par Hamadi Jebali, numéro 2 du mouvement islamiste modéré "Ennahdha", au pouvoir, et publiée fin mars au journal officiel de la République tunisienne (JORT), a-t-il précisé. C'est le deuxième parti islamiste, après Ennahdha, à entrer sur la scène politique tunisienne qui compte quelque 120 formations, la quasi-totalité reconnues après la chute du régime de l'ancien président Ben Ali en janvier 2011. Un autre parti, "Hizb Ettahrir", très actif, attend sa légalisation qui lui a été refusée par le gouvernement transitoire précédent.

"Notre stratégie vise à instaurer un Etat civil islamique basé sur la charia qui respecte les convictions religieuses des minorités, et qui soit l'émanation d'une demande de la société et non pas imposé", a expliqué M. Khouja, un médecin de 62 ans, dans un entretien téléphonique à l'Associated Press. Selon lui, "il n'y a pas d'Etat religieux en islam, mais plutôt un Etat civil". Il a admis l'orientation salafiste "positive et pacifique" de sa formation, en se démarquant de "l'acception colportée par les médias qui assimilent le salafisme à la violence et au radicalisme pour faire peur aux gens".

Il a attribué les actes violents attribués à des "salafistes" à "des comportements individuels". Dans son programme, ce parti entend oeuvrer à asseoir un Etat qui applique la charia islamique dans tous les domaines de la vie politique, social et économique. Le Front de la réforme se dit favorable à "l'alternance au pouvoir en recourant aux urnes".

Il vise à "l'établissement d'une société où prévaut l'entraide, l'équité et la paix sociale, et à la prémunir contre toutes les formes de dérives intellectuelles et morales" en luttant contre la corruption et le despotisme. S'agissant de la femme, il se propose de renforcer sa place et son rôle dans l'éducation des jeunes générations et au foyer, ainsi que ses droits dans les domaines politique et économique "conformément aux recommandations de la charia".

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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