Tunisie: Voile pour enfants, crime des parents.

Publié le 10 Novembre 2011


Petites filles voilées à la sortie d'une mosquée à la Cité Al Khadhra. Source : FB

Trop de fois le débat sur le voile a été ressassé, bâclé, ruminé. Des compromis électoralistes camouflés de valeurs prétendument humanistes sont trouvés. Le port du voile relève d’un choix personnel conclut-on. C’est discutable pour les femmes adultes. C’est irrecevable pour les mineures, impubères ou pubères soient-elles.

Comment distinguer une volonté propre d’une mineure, d’une obligation de ses parents ? Impossible. Même quand ils subissent de mauvais traitements, les enfants se plaignent guère. La force et l’autorité parentales freinent leurs pensées propres. Au mieux, dans une recherche constante de reconnaissance parentale, elles feront « comme maman ». De quel choix peut-on parler quand il s’agit d’enfants, si ce n’est de leurs parents ? Quelle décision autonome peut-on prétendre quand ces filles ont été endoctrinées au biberon ? Une mineure n’est pas plus libre que responsable d’adosser, sous la bannière de la religion, le symbole de la soumission des femmes. Au départ elle n’a pas choisi de se voiler. On l’a voilée. Demandez-lui pourquoi. Elles vous dira : « c’est comme ça ».

Ces filles voilées, peuvent-elles aspirer à l’égalité ? Peuvent-elles se considérer Hommes, au même titre que les hommes, quand un chiffon leur rappelle qu’elles ne sont qu’objet de désir masculin ? La majorité sexuelle atteinte, peuvent-elles disposer librement de leur corps quand l’apartheid textile leur a longtemps miroité qu’elles ne sont que pêché ? La réponse est doublement négative. »Ihchim », « ghatti », « ostor », un riche vocabulaire pour les culpabiliser d’une faute dont elles n’ont pas encore conscience. Et quelle faute ? Etre des femmes en devenir. Un objet potentiel de désir et donc de pêché, de hram, de délit.

« C’est mon enfant, j’en fais ce que je veux »

Que des mères se voilent, c’est leur affaires. Qu’elles ne pervertissent pas trop tôt leurs enfants. Le voile cache le corps féminin du désir masculin. Le corps d’une impubère ou pré-pubère peut-il être désiré par un homme ? Oui, ça se nomme pédophilie. Un délit passible de castration chimique en Russie, de prison à perpétuité ailleurs. Dans les pays des dérangés mentaux, comme par hasard tous islamiques, c’est une pratique sexuelle tolérée et légalisée, avec un hadith remâché depuis quatorze siècle à l’appuie.

Il n’y a pas d’attitude plus perverse que de sexualiser le corps d’une enfant en la voilant, au même titre que la prostitution infantile. Voiler une fille, c’est l’élever au rang de femme. C’est faire d’elle un être trop tôt sexué, un être sexuel qui n’en a pas encore la nature. Ceux qui arborent fièrement leurs enfants voilées offrent au regard des plus vicieux les lolitas musulmanes. Au bonheur des pédophiles en puissance, des Nabokov aux aguets, la plume poétique en moins. Ces parents là, commettent un crime à l’encontre de l’enfance.

Il est plus qu’urgent de dénoncer ce phénomène des mineures voilées, lui barrer la route et l’endiguer avant qu’il ne se transforme en norme social – comme le voile des adultes est en passe de le devenir. Seules celles qui ont atteint la majorité sexuelle peuvent faire le choix de le porter. Le voile est sexuel, protégeons les enfants.

http://nawaat.org/portail/2011/11/08/voile-pour-enfants-crime-des-parents/

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique étrangère

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