U E: et si Londres quittait l'Union Européenne?Préface Gérard Brazon

Publié le 1 Décembre 2012

Gérard-2005-2 Nous savons que le général De Gaulle n'aimait pas l'idée de l'Angletterre dans la Communauté Européenne et que lui vivant, la Grande Bretagne ne serait jamais entrée! C'est pourquoi après sa mort, le Président Pompidou s'empressa d'organiser un référendum pour faire entrer celle-ci dans la CE. Les français n'y voyaient pas la ficelle même si l'histoire, aurait dû leur enseigner, sans remonter à la guerre de cent ans, que l'Angleterre n'a jamais été la grande amie de la France. Charles de Gaulle n'a pas eu la vie facile durant touts ces années de résistance tant l'Angleterre et les Etats-Unis espéraient un compromis avec le Maréchal Pétain jusqu'au dernier moment.

On doit aussi se rappeler que Pompidou fut le principal responsable de la loi du 3 janvier 1973 livrant la France aux financiers et aux Banques avec son complice Ministre des finances Valérie Giscard d'Estaing. Nous ne cessons depuis, de payer cette trahison envers la nation. C'est depuis cette loi que la France est endettée et que les Banques se sont engraissées. Ce n'est pas faire du gauchisme que de le signaler! François Mitterrand n'a rien changé à cela durant ses 14 années de règne sans partage! 

Ne pas oublier non plus que nous devons au même Pompidou l'ouverture du robinet de l'immigration. Depuis, ce n'est plus un robinet, mais des vannes qui ont été ouvertes, ce qui menace de submerger la France. Comme le dit si bien Renaud Camus  nous assistons au "grand remplacement" du peuple de France. Il suffit de regarder autour de nous, dans les rues, dans nos transports en commun, dans les services publics, dans les distributeurs de l'aide sociale diverses et variées de nos villes, pour le comprendre. Ce ne serait pas trop grave si nous avions à faire à une immigration soluble de type intra européenne mais ce qui aggrave la situation  est que ce remplacement se fait au profit d'immigrés venant d'une culture différente et inassimilable tant les différences sont profondes. 

Alors quand j'entends des militants de l'UMP se déclarer "gaullistes", je ne peux m'empêcher de noter la perversion dont ils sont victimes! Charles De Gaulle n'aurait jamais accepté cette situation malgré tous les défauts qu'il avait par ailleurs. (Une pensée pour mes amis pieds noirs). Ses successeurs ont trahi sa pensée mais ont surtout trahi la France! 

Gérard Brazon 

Boulevard Voltaire

Le Royaume-Uni est en crise et fait face à un défi démocratique… En décembre 2011, David Cameron oppose un veto au traité budgétaire européen : les Britanniques vont-ils sortir de L’UE ? Le 23 novembre dernier, le Premier ministre s’engage sur un référendum sur l’UE pour 2015… Le même mois, Alex Salmond, leader du parti nationaliste écossais, majoritaire au parlement d’Edinburgh, annonce sa volonté d’organiser un référendum sur l’indépendance de l’Écosse. Il est prévu pour l’automne 2014.

Selon un sondage, 57 % des Écossais sont opposés à l’indépendance. Que leur apporterait-elle ? Le Parlement est déjà autonome suite à une série de transmissions de prérogatives de Westminster. Le système juridique est indépendant du reste de l’Ile. En cas de vote « pour », l’Écosse garderait la livre sterling et dépendrait de la banque d’Angleterre… La Reine serait toujours chef de l’État, les bases militaires britanniques seraient toujours sur le territoire écossais, lequel resterait dans l’Otan. Mais Alex Salmon deviendrait Premier ministre et Westminster renverrait ses 59 députés écossais. Reste à trancher la question des bénéfices des revenus du pétrole de la mer du Nord… Enfin, l’Écosse devrait poser une candidature toute neuve pour entrer dans l’Union Européenne. Alors pourquoi voter« pour » ?

Côté Grande-Bretagne, que se passerait-il si le Royaume quittait l’UE ? Enfin, quitter est une façon de parler : les Britanniques ne partiront pas vraiment. Ils souhaitent en réalité un statut proche de la Norvège, garantissant libre-échange et circulation des personnes. Avec le traité de coopération militaire signé avec la France, ils ont montré leur volonté de garder des contacts avec le continent. Une Grande-Bretagne isolée ou coupée du continent est une pure fiction. La City continuera à faire des affaires avec le reste du monde, mais sans se soucier des directives européennes.

Des Écossais attachés à leur « britishness » et des Britanniques qui voudraient bien se détacher un peu de l’Europe. Ce ne sera pas la fin de la perfide Albion, ni le déclin de la nation marchande et encore moins du Commonwealth. Carthage ne brûlera pas ! La Grande-Bretagne reste, avec sa couronne et ses dévolutions régionales, un bon exemple de fédéralisme réussi. Et la preuve que démocratie directe et referendum peuvent résoudre quelques problèmes.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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