Un argumentaire pas sot! Pour démonter les socialistes. Par l'UMP

Publié le 7 Avril 2011

         A ce genre d'exercice on peut tout à fait s'amuser. En général, la gauche comme la droite, ont le talent nécessaire pour ce genre de choses. Celà fait partie des classiques. Voici donc un argumentaire UMP pour contrer celui du Parti Socialiste. N'ayant aucune affinité avec les socialos-cocos-verts je verse à votre réflexion cet argumentaire.

Gérard Brazon           

 

          Martine Aubry vient de nous présenter le fameux grand projet du PS pour 2012 ! L’attente aura été vaine :  après de longs mois de suspense, la montagne socialiste accouche  finalement d’une souris. Dans le projet du PS, il n’y a rien de nouveau, rien de chiffré, rien de crédible…

Après une si longue attente, nous étions pourtant en droit d’espérer mieux qu’une vulgaire « décongélation » des vieilles propositions des années Jospin ! Martine Aubry nous  annonçait quelque chose de révolutionnaire, elle nous promettait de « changer la  civilisation », elle nous annonçait un nouvel espoir et une rigueur accrue… En fait, c’est juste un grand retour vers le passé : dans le projet du PS, il n’y a ni espoir ni vision, ni rigueur ni crédibilité !

1) Ni espoir, ni vision : le programme du PS, c’est un mauvais recyclage de 1997 et des vieilles errances socialistes du programme commun de 1981…

a) La grande révolution du PS de Martine Aubry de 2011, c’est de décongeler les propositions de 1997 ! Comme si entre temps, rien n’avait changé, comme s’il n’y avait pas eu de crises…

 Aubry nous fait du Jospin sans Jospin, mais avec les mêmes acteurs à la manœuvre :

Aubry, DSK, Hollande, Fabius…

Les mêmes propositions : retour de la gauche plurielle –rose, rouge, verte-, retour des emplois jeunes (rebaptisés pour l’occasion emplois  d’avenir), retour de la réduction du temps de travail, retour de la police de proximité… 

Le PS oublie juste qu’en 2002 le bilan des années « gauche plurielle » avait tout sauf  été plébiscité dans les urnes. Et pour cause ! +17% de la délinquance, des salaires gelés, des conditions de travail dégradées et plus de 500 000 emplois industriels détruits à cause de la mise en place des 35 heures…

 

Les mêmes dénis et les mêmes impensés : 

La délinquance doit faire l’objet d’un traitement social et il faut revenir sur toutes les mesures votées par notre majorité (les peines plancher, la rétention de sureté…) :  sur la sécurité, Jospin avait péché par naïveté, Aubry pèche par entêtement !

L’immigration n’est pas un sujet pour le PS qui prône toujours les régularisations massives et l’immigration non maîtrisée…

Pour réduire la dette, toujours la même solution miracle : augmenter les impôts ! Le PS propose ainsi 50 milliards de hausses d’impôts dont seulement la moitié pour réduire la dette, le reste étant consacré à des dépenses nouvelles. 50 milliards d’impôts en plus, c’est en moyenne 1300 euros d’impôts en plus par foyer fiscal ! C’est la seule proposition sur la dette !

Première victime de cette politique fiscale : la famille qui n’est perçue que comme une vache à lait fiscale. 

Sur les retraites, le PS maintient sa fausse promesse d’un retour à 60 ans, oubliant juste de dire que, dans son projet, pour partir à 60 ans il faudra accepter

une baisse des pensions. Entre le courage et le mensonge, le PS a choisi la deuxième voie…

L’autre grand axe du projet PS, c’est la multiplication des promesses coûteuses, non  financées et surtout inefficaces !

C’est Noël au printemps, Martine Aubry a ouvert sa hotte et distribue sans compter :

 

Derrière les grandes annonces, il y a surtout de grandes arnaques : Les 300.000 emplois jeunes d’avenir ? Ils sont financés sur le pouvoir d’achat des classes moyennes.  Ils sont étalés sur 5 ans : ce qui fait qu’en réalité, pour vaincre le chômage des jeunes, le PS propose de créer 60.000 emplois par an, soit 594 emplois par département… Pourquoi pas plus ? Sous Jospin c’était 350.000 !

Le PS propose aussi 10.000 policiers et gendarmes en plus sur 5 ans !

Conversation à la politique de sécurité ? Non, simple poudre aux yeux : cela ne fait que 2000 policiers ou gendarmes, soit ½ poste par brigade ou commissariat !

Et dans le même temps, Madame Lebranchu propose de  supprimer près de 20.000 places de prison et donc de libérer près de 20.000 détenus ! 

L’assistanat pour tous : une allocation d’autonomie pour les jeunes, une aide à la recherche du 1er emploi, une aide au départ en vacances de 200 € pour lutter contre « les inégalités dans la jouissance du temps libre », ou encore une allocation d’études pour lutter « contre la sélection sociale intense qui s’effectue dans les études supérieures »…

 Les cadeaux surréalistes : plafonner à 1 € le coût de chaque trajet logement/travail, donner des congés payés aux chômeurs, garantir un revenu minimal à hauteur de 80% du SMIC…

 Les vieilles lunes de l’égalitarisme qui veut niveler par le bas :  un salaire maximal (proposition de Mélenchon), la suppression des grandes écoles…

 Le dirigisme économique et la coercition : durcissement de la loi sur les logements sociaux (seuil à 25%), plafonnement des loyers, pluie de pénalités pour les entreprises, perçues comme sources d’aliénation...

Ces cadeaux sont au service d’une vision de la société selon laquelle faute de pouvoir être égaux dans la richesse, nous devons au moins l’être dans la pauvreté ou l’insécurité.

 

Argumentaires UMP.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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