UMP, en état de mort clinique. Par Jean-François Touzé.

Publié le 26 Novembre 2012

Proposé par Nancy Verdier - Jean-François Touzé 

C'est en situation de mort clinique que se trouve désormais plongée l'UMP.

Quelles que puissent être dans les heures qui viennent les décisions des uns et des autres, quels que puissent être les aventures juridiques, voire judiciaires, quelles que puissent être les ultimes tentatives de médiation y compris celles de l'ancien Président de la République, quelles que puissent être les proclamations d'une commission de recours contestée et contestable, quelle que puisse être la décision de celui qu'elle considérera comme élu à la tête d'une UMP maintenue mais politiquement rétrécie comme une peau de chagrin, c'est est fini de l'illusion du parti unique de la droite et du centre.
A ceux de nos amis qui en concevraient de la tristesse, je dis ceci:

Personne ne doit regretter une formation politique qui, depuis sa création, à l'exception notable de la Présidentielle de 2007 grâce à l'énergie et la force personnelle de Nicolas Sarkozy, a perdu toutes les élections.

Personne ne doit regretter une formation politique qui, tout au long de la dernière élection présidentielle a montré ses insuffisances et son incapacité à mobiliser les énergies, en dehors de la volonté intacte et inébranlable du Candidat et de la qualité immense de ses militants.

Personne ne doit regretter une formation politique qui vient de faire la démonstration tragique de son incurie et sa désorganisation.

Personne ne doit regretter une formation politique qui s'est avérée incapable, en dix ans d'existence, de dépasser le stade des rivalités personnelles, de la lutte des égos et des intérêts claniques.


Il faut maintenant regarder devant nous et reconstruire. C'est le devoir de chacun. C'est la loi d'airain du combat politique qui fait que la vie commence toujours demain. Cette reconstruction doit se faire dans un esprit offensif contre la gauche, mais aussi et surtout de rassemblement du peuple de France.

Nul besoin pour cela d'un parti unitaire. Encore moins d'un parti unique. UDF et RPR ont gagné ensemble en 1983 les Municipales, malgré l'échec de la droite en 1981, puis les Législatives de 1986 malgré l'instauration tactique de la proportionnelle par Mitterrand.

Le RPR et l'UDF ont obtenu ensemble, presque à parité à quelques dizaines de députés près, une large majorité en 1993.

C'est désormais à la recomposition de l'opposition que nous devons travailler. et à la constitution d'une vaste coalition de mouvements indépendants.

Les Nouveaux Républicains prendront toute leur part dans cette refondation avec la volonté de construire, avec tous ceux qui le voudront, un pôle de droite de combat au dessus des intérêts et des ambitions subalternes, avec pour seul objectif l'intérêt national, cet intérêt national que certains, bunkérisés dans leur entêtement, leur rigidité, leur orgueil et leurs calculs, ont oublié si toutefois ils en ont jamais été habité.

Ce sont bien là les conditions sine qua non qui permettront demain de gagner et d'affronter les périls qui s'accumulent sur la nation et sur l'Europe.
Au travail!

Jean-François Touzé
Président des Nouveaux Républicains

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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Marie-claire Muller 26/11/2012 17:54


Francaisdefrance's Blog


26/11/2012


Il y en a marre !


Filed under: Uncategorized — francaisdefrance @
17:02



Tribunes libres / 26 novembre 2012








Billet de Gilbert Collard, Député du gard





L’UMP, c’est la Côte d’Ivoire, deux présidents pour un seul pays, et c’est la guerre civile des chefs de gare. Sauf que les cocus sont les militants et une certaine idée de la politique.


Et dire que chaque Arlequin rêve de gouverner la France et qu’il n’est pas capable de gérer une élection interne. Et dire que chaque candidat donne depuis des lustres médiatiques des
leçons de morale sur les valeurs, la République, la Démocratie, et qu’ils s’entretuent de mots fratricides dignes des rues de Palerme à l’heure sanglante des règlements de compte entre
parrains. Par l’intermédiaire des tontons porte-voix flingueurs les balles sifflent ; Fillon parle de mafia et Copé, affublé d’un avocat de service, me Spiner, ventriloque de sa propre
voix, sniper nasillard gonfle le verbe au point de s’outrer jusqu’à traiter l’adversaire de « déserteur ». Guerre des baudruches gonflées de vanités personnelles.


Cette cacophonie bienvenue fait oublier les couacs d’une majorité erratique qui gouverne sans gouvernail et se fissure de l’intérieur. Pauvre France ! Cette comédie nombriliste dit plus
que son ombilic. Elle révèle l’État du pays politique. Des nains qui ne voient pas plus loin qu’eux-mêmes. On devrait se réjouir, se frotter les mains, comptabiliser comme Borlo qui voit
double les orphelins qui abandonnent le naufrage pour s’accrocher à son radeau : piètre vision de pitres politiques. La chose est plus grave dans sa relation avec les malheurs du temps.
On assiste à la fin d une époque, à une dislocation de l’organisation politique qui affecte toute la structure, à une crise du crédit accordé aux hommes politiques qui ne sont plus des
hommes d’État, mais les accompagnateurs mous d’une crise économique, morale, nationale, sur laquelle, épris d’eux-mêmes ils flottent comme des épaves perdues. Pauvre France qui perd son
triple A et qui s’émeut d’apprendre que madame Pulvard perd Arnaud, avec un petit a, qui se passionne à la lecture du feuilleton où un ancien ministre et un ancien premier ministre se
bombardent de billevesées tandis qu’on s’entretue en Corse, s’assassine à la terrasse des cafés, se kalachnikovise à Marseille… et que Hollande revient de Berlin berné sans budget
européen. Il faut ouvrir les yeux pour regarder le cauchemar en face. La farce a assez duré ! La France mérite mieux que ces gestionnaires cacophoniques du chaos qui se partagent le
pouvoir pour avoir le pouvoir sans le peuple qui n’en peut plus. Le système est à bout.


La preuve ? On désespère de la politique avec ses reniements, ses donneurs de leçons, ses vengeurs en onde spécialisés dans les meurtres médiatiques, ses idéologues obtus, ses ricaneurs
rancuniers, ses fermiers généraux qui nous tondent, ses copains nommés, ses procureurs amis, ses traquenards judiciaires, ses phrases toutes faites qui emprisonnent le langage, ses
combines calculatrices qui excluent plus de six millions d’électeurs, ses peurs d’affronter la réalité française que les Français subissent tous les jours silencieusement.


Il faut penser à eux, toujours à eux, cela donne de la hauteur, et oser crier de ce promontoire : il y en a marre, minables, en bas, tout en bas, on souffre !