Un avion turc abattu par les Syriens. L'OTAN va-t-elle en profiter pour bombarder ou envahir la Syrie?

Publié le 23 Juin 2012

La situation peut rapidement déraper en Syrie. La turquie faisant partie de l'OTAN, cette dernière peut avoir trouvé le moyen (prétexte?) d'intervenir en Syrie au nom de la solidarité. Que restera-t-il au régime de Bachar face à l'OTAN qui n'en fera qu'une bouchée sur le plan militaire? Ainsi donc, dans l'OTAN nous européens sommes le bras armée de l'Amérique puisqu'aussi bien, l'OTAN n'est rien sans les Etats-Unis.

La France en bon toutou des USA, va suivre. Il ne sert à rien de changer de régime en cette matière. La gauche socialiste comme la droite UMP sont sur la même longueur d'ondes au nom de... l'humanisme bien sûr! Nouveau cache sexe de l'interventionnisme américain.

l'Amérique souhaite un nouvel ordre mondial, elle est en passe de l'obtenir avec la complicité des pays du golfe. Que ce nouvel ordre mondial soit d'essence islamique ne la dérange pas plus que ça. Que ce nouvel ordre entraîne l'Europe dans la soumission à l'islam importe peu non plus! Nos dirigeants politiques de droite comme de gauche emmènent les citoyens européens vers un chemin tortueux et la servitude est au bout. 

Gérard Brazon

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La Syrie a reconnu samedi 23 juin avoir abattu la veille un avion de combat turc en Méditerranée. D'après Ankara, l'appareil avait pu violer l'espace aérien de Damas. "Quand vous pensez à la vitesse des jets lorsqu'ils volent au dessus de la mer, il est courant qu'ils passent et repassent les frontières pour un court laps de temps", a déclaré le président turc Abdullah Gül. "Ce sont des choses non intentionnelles qui se produisent en raison de la vitesse des avions", a-t-il souligné.

La Turquie a coupé les ponts avec le président Bachar Al-Assad, en raison de la répression sanglante du mouvement de contestation anti-gouvernementale qui agite la Syrie depuis mars 2011. Alors que la presse était unanime samedi à tirer à boulets rouges contre le régime de Damas à cause de cet incident, exigeant qu'il en "paye le prix", le vice-premier ministre Bülent Arinç a adopté une position modérée. "Nous devons rester calme. Ne nous laissons pas aller à des déclarations et attitudes de provocation", a-t-il déclaré, cité par l'agence Anatolie.

 

RECHERCHES EN COURS EN MÉDITERRANÉE

Il a précisé que le F4 turc "accomplissait une mission de reconnaissance-entraînement", et n'était pas armé, espérant que les circonstances de cet incident seraient éclaircies dans les plus brefs délais. Vendredi, Ankara a attendu près de douze heures pour confirmer que l'un de ses appareils avait été abattu par la DCA syrienne, excluant la thèse d'un accident.

Des recherches étaient en cours samedi en Méditerranée, au large de la province turque de Hatay (sud), pour tenter de retrouver les deux pilotes de l'appareil, des opérations auxquelles participe la Syrie, a indiqué le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, qui a tenu une réunion de crise à Ankara.

"Après évaluation des données (...), on comprend que notre avion a été abattu par la Syrie", avait annoncé dans la soirée un communiqué de son service de presse. "La Turquie fera connaître son attitude définitive et prendra avec détermination les mesures qui s'imposent quand toute la lumière sera faite sur cet incident", indiquait le communiqué.

 

RISQUE D'ESCALADE

Des haut responsables civils et militaires turcs se sont de nouveau réunis samedi au ministère des affaires étrangères. Aucune déclaration n'a été faite au terme de cette réunion. L'armée syrienne a auparavant affirmé que l'appareil turc volait à basse altitude, à un kilomètre seulement de la côte de la Syrie, lorsqu'il a été touché par la défense anti-aérienne.

Ankara accepte que son territoire serve de base de repli aux rebelles de l'Armée syrienne libre et laisse le Conseil national syrien, principale structure de l'opposition à Bachar Al-Assad, se réunir à Istanbul. La Turquie a prévenu récemment qu'elle pourrait invoquer l'article 5 du traité de l'OTAN, qui prévoit une action de tous les membres de l'Alliance atlantique, pour protéger sa frontière avec la Syrie, après des tirs des forces syriennes vers le territoire turc.

 MANIFESTATIONS ANTI-RÉGIME

En Syrie, au moins quinze civils ont été tués samedi dans les violences, où les troupes du régime du président Bachar al-Assad poursuivent sans relâche leur répression de la contestation a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Vendredi, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté contre le président Bachar al-Assad à travers le pays. 96 personnes ont péri dans les violences, dont 50 civils, selon un bilan de l'OSDH. 

Sur le plan diplomatique, la France a appelé vendredi les membres de l'armée et des forces de sécurité syriennes à déserter. La veille, un pilote de chasse syrien, qui a demandé l'asilepolitique en Jordanie avait symboliquement fait défection.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Europe liberticide

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