Un coup de gueule sur la "résistance". Par Jacques Philarcheïn.

Publié le 14 Août 2013

Dans un petit bistrot du quartier Saint-Germain-des-Prés où nous déjeunions, avec son ami l’éditeur Jean Picollec, breton lui-aussi, j’interroge :

– Au collège, à Paris, vers 1941 ou 1942, comment réagissaient vos condisciples par rapport à l’Occupation, à la Résistance ?

– La majorité s’en moquait. Quelques uns appartenaient à des mouvements vaguement fascistes, francistes ou autres. En fait, nous n’étions que deux adeptes de la Résistance. L’autre s’appelait Aubry. Il a participé plus tard à la libération de Paris.

Deux sur vingt-cinq environ. Juste proportion pour des rebelles. Toujours la même, quelle que soit l’époque. C’est à peu près celle que j’ai observée moi-même, plus tard, à l’occasion d’autres révoltes.

Dominique Venner, Histoire critique de la Résistance, ch. 2, p. 57, Éditions Pygmalion, dépôt légal 1995

Par Jacques  Philarcheïn

Notre ami Cyrano vient de signer son éditorial le plus pessimiste et il n’a pas tort : la France est bel et bien en train de crever.

http://ripostelaique.com/la-france-est-en-train-de-crever.html

Elle crève de son consentement, elle crève de ces faux-fuyants de la pensée, aussi fuyants que le regard du crétin avec lequel vous abordez un sujet sensible, y compris lorsqu’il est directement concerné, et qui préfère tourner les talons ou parler d’autre chose.

Il suffit de regarder mes collègues à la sortie de juillet 2013 : des taux de réussite staliniens au baccalauréat avec des élèves ignares, une montée des incivilités dans l’établissement, une déliquescence notable, et, pour finir, tous en pâmoison devant la politique Hollande !

Les deux seuls mécontents sont deux collègues de « droite », qui râlent pour cet immense problème sociétal qu’est… la refiscalisation de leurs heures supplémentaires ! Dont acte.

Je connais une collègue dont la fille, belle, blonde, étudiante, se fait agresser en permanence dans les métros parisiens par des engins issus de la diversité qui cherchent à se la coller sur la braguette.

La collègue en question dit souvent du mal des « blacks » et des « beurs ». C’est une des rares, du reste. Comme il s’agit d’une rebelle, elle a voté Sarko.

Une autre, attaquée par un groupe de maghrébins dans son adolescence, une agression sans gravité heureusement, avait choisi Bayrou en 2012. Je n’écris pas cela pour donner des consignes de vote : je souhaite seulement situer nos « rebelles » enseignants, et, par ces exemples, ce que peuvent être tous les « rebelles » de France.

D’une autre manière, notre ami Gérard Leblond a bien résumé cette ambiance « servitude volontaire pour tous » dans un article consacré à une grosse ville maritime du sud de la France, comportant un centre-ville particulièrement « sensible ». Mais je serais allé encore plus loin que lui dans le titre. On aurait pu tout aussi bien écrire : « Même si tu vis en zone occupée, tu feras tout pour ne pas voir l’occupation. »

http://ripostelaique.com/si-tu-ne-vois-pas-loccupation-cest-que-tu-as-la-chance-detre-en-zone-libre.html

Faux-fuyants encore et toujours chez les braves idiots français de la servitude volontaire, chez l’homme-masse (je sais que ce terme en agace beaucoup, y compris des patriotes ; même dans notre mouvance, il y a bon nombre de bras-cassés). Le Français, c’est un propriétaire qui se contente du coup de peinture au faux-plafond, sans consolider le solivage largement bouffé par les vers à bois. Un beau jour, le premier étage s’effondre sur le rez-de-chaussée, mais qu’importe ! Tiens ! Il faudra penser à voter Bayrou. Je suis sûr que le centrisme est le meilleur rempart contre les termites… Quelle pitié ! Cela dit, n’accusons point trop le Français ; l’Européen, en général, ne vaut pas mieux. Mais enfin, la servitude volontaire a ses postes avancés, très avancés, la France en est un. Les Anglais ne sont pas mal non plus, du reste.

Ri7France va crever4

France 2013 et ses « zélites »

Le triangle de l’abjection flicaille-racaille-piétaille (l’État, les néo-barbares et l’homme-masse)

La France est un poste avancé de l’abjection. Le Français participe d’une sorte de « triangle de l’abjection », dont il est, paradoxalement, une pointe essentielle.

La première pointe, c’est l’État, un État-flicaille, un État dont toute l’essence est de fliquer (le mot flicaille ne qualifiant pas les seules forces de l’ordre, d’ailleurs affectées, çà et là, d’ambiguïtés individuelles, mais l’ensemble de la structure). Collaborationniste jusqu’au bout des ongles, mais oligarchique, un État maçonnique, mafieux, lobbyiste, dont le dogme structurel est le libéralisme-libertaire, coulé dans une rhétorique des « valeurs républicaines » (1).

La seconde pointe, c’est la racaille, bras armé du Système, bras armé de l’État, seule vraie police, seule vraie structure habilitée à jouer les argousins (Aldo Stérone et d’autres le disent très bien : l’État n’a pas pour rôle de supprimer l’insécurité, il a pour fonction de supprimer ceux qui veulent supprimer l’insécurité, les racailles étant les seuls vrais gardiens du bagne).

Enfin, la troisième pointe du triangle : c’est vous-mêmes, pauvres cons de Français de la masse !

Même si on égorge vos enfants sous vos yeux, vous continuerez à dire que c’est la faute au Grand Capital, ou à Sarko, ou à Marine Le Pen, ou à la société, ou aux inégalités, ou à l’intolérance de la France vis à vis des minorités, ou aux homophobes, ou au manque-de-courage-des-gens, ou à tout ce que vous voudrez ; vous trouverez bien quelque chose qui vous empêchera d’appeler un chat un chat, et un criminel un criminel. Bref : vous vous comportez comme la sénatrice Rossignol, parce que vous ne valez pas mieux qu’elle (2).

Vous êtes la sénatrice Rossignol. Vous déplorez comme elle les effets dont vous chérissez les causes. Et, comme elle, vous cherchez le bouc-émissaire lorsque votre abjection vous retombe sur le coin de la gueule.

nounours masos

Petits nounours masochistes

Tous consentants !

Comment sauver un peuple de victimes consentantes ?

Je n’ai pas la réponse. Je crains juste que ce ne soit foutu. Additionnez l’État (les hommes politiques, les institutions, les administrations officielles, les administrations parallèles comme les associations antiracistes, les sociétés secrètes, les réseaux occultes…), la racaille (des milliers, des millions de « djeunes » et de moins jeunes, du simple border-line aux psychopathes sanguinaires), et l’homme-masse incapable de se libérer de lui-même et de sa viscérale connerie, agressive et stérile à la fois, vous avez quoi, en définitive, quatre-vingt, quatre-vingt-dix, quatre-vingt-quinze pour cent de la population ?

Difficile d’avancer un chiffre, mais il est sûr et certain que, dans ce triangle de l’abjection, se retrouve l’écrasante majorité de la population, la foule, la multitude. Pas la « majorité », non, ce serait trop beau. L’écrasante majorité. On n’imagine pas à quel point cet adjectif, écrasant, doit être pris au sens propre. Ortega y Gasset écrivait déjà que la masse ne se définit pas seulement par le nombre, mais aussi par son caractère pesant, sa lourdeur.

N’importe quel peuple peut se battre contre des barbares venus d’ailleurs, mais qui peut se battre contre lui-même ? Il serait frivole d’appeler la France à s’affranchir d’un ennemi extérieur, sans reconnaître que les Français ont tout d’abord à s’affranchir d’eux-mêmes. Mais en ont-ils la force ?

 

Jacques Philarcheïn

(1) Voir article d’Ahmed Ghlamallah : http://ripostelaique.com/la-france-ou-la-republique-enfin-le-vrai-debat-commence.html

(2) Voir article de Jean Vaillancourt sur cette question :http://ripostelaique.com/pourquoi-je-naurais-pas-bouge-pour-secourir-la-senatrice-rossignol.html

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Coups de gueule

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Marie-claire Muller 16/08/2013 22:20


TIENS UN BON EXEMPLE DE BRAVOURE ET DE COURAGE!!!!BRAVO PETIT!!!




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16/08/2013 | France | Politique  Vu : 16956 fois
article n 5569 |



David va Hemelryck, le pilote





Banderole Hollande démission : pourquoi l'affaire d'Etat n'aura pas lieu ?


 



  
Depuis le 10 août,  un pilote proche du Printemps Français remonte peu à peu la côte atlantique avec son ULM, tractant une banderole libellée « Hollande Demission.fr ». Le pilote
étant professionnel et respectant la réglementation aérienne, cette opération est complètement légale. Cependant, suite à une sortie de piste d'un aérodrome vendéen, une rafale plaque au sol son
ULM et une pièce se brise : suite à cet accident, le pilote se voit intimer l'ordre de ne pas réparer et la BGTA envoie ses hommes le 15 août pour examiner l'avion.

C'est suite à ces péripéties que votre humble serviteur se trouve à 9h30 à franchir les portes d'un terrain perdu au coeur de la Vendée derrière une voiture de la gendarmerie, immatriculée dans
le 75. Cependant elle ne transporte que  deux hommes de la brigade de gendarmerie des transports aériens de Nantes (BGTA) qui s'occupent de tout ce qui touche à l'aéronautique en
Loire-Atlantique, dans l'Anjou et en Vendée. Bien que leur venue a été signifiée au pilote à dix heures, ils sont là en avance et commencent à faire le tour d'un aéronef qui, en dehors de la
pièce abîmée, est en bon état. Ils sont soucieux : l'ULM – qui a la silhouette d'un avion, bien qu'il n'y a qu'un métallique squelette, ensuite entoilé – est en bon état, hors la pièce
cassée.
 
 
La BGTA s'intéresse à un accident d'ULM : légal, mais peu courant
 
 
A l'aérodrome, où beaucoup ignorent qu'il s'agit d'un ULM dissident, puisque tractant la banderole « Hollande démission », l'on s'étonne de cette attention soudaine de la BGTA. Un
membre de l'aéroclub confirme qu'il est « très rare » que la BGTA se mette ainsi au chevet d'un ULM. Cependant, la loi lui permet : « tout ce qui vole est de
notre domaine. Lorsqu'il y a un accident, il doit être déclaré et nous faisons une enquête sur tout », explique le capitaine Rannou.

Cependant, Manu, inscrit à l'aéroclub, et qui possède un ULM du même modèle (un Hanuman) en attente d'être monté, note que la pratique est différente de la loi « sur bien des terrains
privés, les accidents sont déclarés, mais la BGTA n'y va jamais ». La côte vendéenne est truffée de petits terrains discrets. « Par ailleurs, pour les ULM, ses attentions sont
très rares, surtout s'il n'y a pas eu de préjudice matériel aux tiers ou de blessés ». Pour lui, c'est clairement « un excès de zèle sur cet avion qui porte un message
politique », un zèle d'Etat qu'il estime « excessif ».
 
 
Fonctionnaires débonnaires d'un très remonté ministère
 
Après l'inspection de l'avion, les gendarmes se sont enfermés dans un bureau pour auditionner le pilote, David van Hemelryck, pendant une petite heure. Ils ressortent, rires, poignées de main,
ambiance cordiale. David commente : « ils ont la tête sur les épaules et le sourire devant, mais ils ont aussi des consignes. Ils ont été envoyés pour trouver des motifs valables
afin de clouer au sol l'avion ».
 
En effet. Nous assistons dans les locaux de l'aéroclub à une poignante discussion téléphonique entre le capitaine et son colonel, durant une dizaine de minutes. Le colonel demande à son capitaine
si tout a été vérifié, s'il y a quelque chose d'illégal quelque part. Le capitaine répond posément que tout est bien cadré, carré, correct, légal, et qu'il n'y a aucun motif juridiquement fondé
pour bloquer l'avion.
 
David continue : « Ils ont vérifié ma situation personnelle, et m'ont dit qu'à Paris, certains parlaient de mon action comme si c'était une atteinte à la sûreté de
l'Etat ». Il y a du reste un gouffre entre les gradés proches des politiques – qui font du zèle – et le terrain où l'application stricte de la loi prime, hors de toutes considérations
politiques. Le ministère de l'Intérieur, très énervé par l'initiative du pilote, espérait bien que des motifs seraient trouvés pour clouer l'avion au sol.

Il en sera pour ses frais : « dès que la déclaration d'accident est faite, pour moi, cet avion peut repartir de suite », conclut le capitaine. Il est 11h36, et à peine
deux heures après avoir franchi le seuil de l'aéroclub, les gendarmes s'en vont. Le pilote s'en va réparer, avec la pièce neuve usinée à Frossay, chez le constructeur. Il faut une bonne heure
pour démonter et remonter le train droit, changer la pièce et remettre tous les assemblages d'aplomb, aligner les boulons… et faire faire un petit tour à l'ULM. La fébrilité des pouvoirs publics
et la colère du ministère de l'Intérieur tombe quelque peu à l'eau.
 
 
L'ordre de ne pas réparer était probablement illéga

Francis NERI 16/08/2013 18:28


De la levure Lucie , de la levure psychologique, avec un zeste de motivation, de l'enthousiasme, du courage et de l'ennergie ...bon c'est beaucoup :-)
Mais c'est bien trouvé je reservirai ! 

lucie 16/08/2013 16:24


Avec 50 grammes de levure on fait lever 1 kilogramme de farine.

Francis NERI 15/08/2013 23:00


Les Anglais , les Anglais, faut pas pousser ...il y avait bien quelques Américains, quelques, Russes et puis tenez quelques Français ...plutôt de droite d'ailleurs ...même d'extrème droite au
début...puis des cocos avec un peu de retard...bref ne cassons pas le moral de ceux qui voient en CDG et ses amis des héros de l'antiquité... et en l'exemplarité de l'Histoire Nous avons pas
tellement de Héros depuis trop longtemps NON MAIS !    

@ 15/08/2013 16:24


Francis !


vous parlez  d'alliés "boutant le Boche nazi hors  nos frontières"?


Vous semblez un adepter du pâté d'alouette...:


Un cheval (américano soviéto australo new zélando polono britannique...)


et une alouette (maquisarde née en Avril  44 ? et juste capable de voleter d'une branche- planque à une autre?.....)


Faut pas charrier.....


Mais en effet, allons y quand même, haut les coeurs......!

Francis NERI 15/08/2013 14:54


"Je n’ai pas la réponse. Je crains juste que ce ne soit foutu"
Je partage entièrement l'analyse de Jacques, mais je n'en tire pas les mêmes conclusions. Je ne pense pas du tout que ce soit foutu. D'ailleurs il pratique le paradoxe  en faisant
référence à l'entretien avec DV sur la résistance et le peu de personnes concernées. Et pourtant ces maigres forces "alliées" ont boutées l'ennemi hors de France.
Il n'est donc pas nécessaire d'êtere trés nombreux pour faire bouger "l'homme masse". De tout temps c'est une poignée d'Hommes, ce qui n'exclut pas les Femmes (j'ai mis un H. et un F. pour
désigner l'exception qui déterminent l'Histoire et ce n'est pas demain la veille que çà va s'arreter.
Alors haut les coeurs, courage...pensez au Cid ...Ils partirent 500 ...
Rassemblons nous sur l'essentiel, soutenons Marine Le Pen, nous n'avons plus rien à perdre, donnons nous encore cette dernière chance et si çà ne marche pas il sera toujours temps de prendre les
armes et, s'il en reste qu'un je serai celui là !    

Pivoine 15/08/2013 12:18


La majorité s'en moquait. Quelques uns [...] En fait, nous n'étions que deux adeptes de la Résistance.  


C'est un peu la conversation que j'ai eue avec une amie hier en début d'après-midi. Nous déplorions le fait qu'il y ait à peine 20 % de la population qui ait le cran de voter F.N.
(car c'est déjà un acte de résistance). Je disais que ça donnait une idée de ce que ce devait être pendant l'Occupation... Quelle ne fut pas ma surprise en rentrant chez moi, une
fois connectée, de lire cet article  !


L'autre s'appelait Aubry.


Cruelle ironie du sort ! Celle qui porte aujour'hui ce nom est l'une des pires collabos que l'humanité ait connus ! L'Histoire a de ces retournements !

@ 14/08/2013 19:56


Je suis bien aise de constater que je ne suis pas seul "mauvais français" à dire du mal de ce Bon Vieux Pays dont De Gaulle le pauvre se faisait aussi une idée simple...La Ligne Maginot et 8% de
Résistants en France est environ ce que je dis des Françsais: 10% qui vaillent;  et les autres qui méritent la corde qu'ils tressent eux-mêmes  pour être pendus. Tant mieux?